Evangéliques

 

 

 

Communauté de l'Espoir.Une communauté évangélique du Comminges dissoute… graves accusations

 

Publié le 08/06/2016 - Un petit village qui perd près de 20 % de ses habitants, une communauté religieuse qui décide de s'auto-dissoudre et des accusations plutôt alarmantes. Depuis une semaine, le paisible quotidien de Ganties est quelque peu perturbé. C'est dans cette commune du Comminges d'à peine trois cents habitants à l'époque, que s'installe en 2006 la communauté évangélique de l'Espoir. Fondée l'année précédente par un duo de prédicateurs suisses, Olivier Freyre et Julien Rime, cette congrégation est dissidente de la mouvance protestante et plus piétiste que les églises réformées traditionnelles. «Ils ont racheté les trois plus belles maisons du village qu'ils ont rénovées», se remémore Jeanine Rey, la maire de Ganties. La communauté compte rapidement une soixantaine de membres, en majorité des jeunes couples avec des enfants, dont la plupart sont scolarisés dans l'école voisine. Ses membres semblent vivre de dons, selon les dires de villageois, même si certains d'entre eux travaillent à l'extérieur. Ils ont une vie assez repliée sur eux-mêmes et très centrée sur leur pratique religieuse, mais entretiennent avec les habitants de Ganties des relations paisibles et «sans soucis», selon les propres termes de Jeanine Rey.

 

Depuis plusieurs mois, pourtant, les riverains constatent que la communauté s'étiole : environ la moitié des fidèles quitte Ganties pour investir un nouveau lieu de culte situé dans le quartier de Casselardit, à Toulouse. Durant les quinze derniers jours, les départs s'accélèrent. Jusqu'au mercredi 1er juin où les membres de la Communauté de l'Espoir publient un communiqué dans lequel ils annoncent la dissolution de leur congrégation et portent des accusations assez graves contre leur pasteur Olivier Freyre, qu'ils qualifient de «loup déguisé en agneau». À Ganties, après cette annonce, les langues se délient. «Même si c'était celui que l'on voyait le moins, il n'inspirait pas confiance. Ses enfants n'étaient pas scolarisés... Et il avait clairement la mainmise sur tous ceux qui l'entouraient. Je n'aurais jamais osé prononcer le mot de gourou devant les membres de la communauté, mais c'est comme cela que je l'avais ressenti depuis très longtemps», raconte la maire Jeanine Rey.

 

Dans leur communiqué, les membres de l'Espoir vont bien plus loin et accusent leur ancien prédicateur de nombreux méfaits mais ils n'entendent pourtant pas porter plainte contre leur prédicateur. «Il exerçait son emprise à l'intérieur de la communauté mais pas à l'extérieur, justifie Julien Rime, l'un des cofondateurs. Aujourd'hui, Olivier Freyre a choisi de se faire hospitaliser pour recevoir des soins psychiatriques. Cela nous suffit et nous voulons juste nous reconstruire.» Ces propos très modérés tranchent donc avec les allégations publiées la semaine dernière, qui peuvent laisser croire que des dérives se sont produites dans la communauté… Que s'est-il donc vraiment passé dans cette congrégation ? L'histoire restera sans doute entre les murs des bâtisses abandonnées de Ganties. D'autant plus que depuis quelques jours, les ex-membres ont également procédé à un grand nettoyage sur Internet où ils ont supprimé quasiment tout ce qui se référait à leur communauté…à Ganties, devant le bâtiment principal de la communauté de l'Espoir, le panneau qui l'annonçait a déjà été retiré, mais tous les membres ne sont pas encore partis. «Certains font leurs bagages, mais d'autres pourraient rester, en adoptant un style de vie plus ordinaire», indique Julien Rime, cofondateur de L'Espoir… Même si la communauté de l'Espoir ne comptait plus qu'une trentaine de membres, leur départ ne sera pas anodin dans une commune de 300 habitants. Mais pour la maire Jeannine Rey, «il n'y aura aucune conséquence sur l'école, car les enfants de la communauté n'étaient plus très nombreux.

 

Claire Raynaud et Nelly Fualdes

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/08/2361266-communaute-evangelique-comminges-dissoute-fond-graves-accusations.html

  

  

Église de réveil dans la communauté africaine de Belgique: Entre foi et business  

 

Camer.be - 02/05/2016. La prolifération des églises dites de réveil dans la communauté noire en Belgique laisse perplexe. Certains fidèles en ressortent parfois épanouis, mais d’autres appauvris et plus instables.  De nos jours, annoncer la parole de Dieu est devenu très lucratif pour des hommes et des femmes qui se disent illuminés au sein des communautés africaines de Belgique.  Beaucoup profitent du fanatisme et de l’état d’âme des personnes pour les dépouiller de leurs biens.  « Dieu vous bénisse frères et sœurs en Christ. Je sais que vous avez la foi. C’est pourquoi je suis sûr que vous allez offrir une voiture au Pasteur. Amen! » -  De nombreux pasteurs des églises dites de «réveil…» mènent la vie à grande vitesse et  amassent des fortunes au détriment de leurs adeptes. Ces églises sont « des véritables machines à faire du fric ».  Ces dernières années, la multiplication des églises, des pasteurs, nous a amené à chercher à voir plus clair. C’est ainsi que nous sommes allé à la rencontre de plusieurs, fidèles, pasteurs, et des critiques. ‘’Armée du salut’’, ‘’Assemblée du christ’’, « Jésus t’aime, Living World Fellowship et autres, voilà le type de noms qui distinguent les églises de réveil des églises ordinaires. Mais ce n’est pas tout. On constate également que ces églises sont extraordinaires de par l’extravagance vestimentaire des dirigeants.  Les pasteurs et autres dirigeants d’église mettent un accent particulier sur l’aspect marketing de l’évangélisation. Ils se procurent de vêtement très chers, se font des coiffures extravagantes, certains vont jusqu’à se décaper la peau pour, selon eux, paraître plus beau. Certains prennent des cours particuliers pour savoir captiver l’attention de l’auditoire. Bref, on dirait qu’ils font tout pour séduire et attirer davantage les ‘’clients’’.  Dans le même ordre d’idées, ces églises ont en commun le style de prédications : presque toutes essayent de prédire l’avenir des fidèles, essayent de les faire rêver ou de garder l’espoir d’un avenir meilleur. Il n’est pas rare d’entendre « à partir d’aujourd’hui, ta vie va changer, tu ne manqueras plus de rien », « démon sort de ce corps »…  En outre, l’insistance avec laquelle les dirigeants réclament les différents types de cotisations est notoire et soulève des soupçons.  

 

Comment se recrutent les nouveaux fidèles ?  Le néophyte est souvent amené par un parent ou un ami prosélyte afin d’assister à une réunion de prière ou à un office religieux. Dans la plupart de ces Eglises, les fidèles prennent place dans un temple, souvent de fortune, où ils sont mis en «condition» pendant des heures grâce à la création d’une atmosphère envoûtante faite de chants et de psalmodies avant que n’intervienne le prêche du pasteur. Cette prédication est en général une dénonciation véhémente du «monde», c’est-à-dire des us et coutumes de la société et de tout ce qui est en dehors de la vie en Christ, une notion suffisamment floue pour que chacun y mette ses désirs et ses fantasmes. La prestation du pasteur est suivie de prières et de chants qui clôturent le rite, non sans qu’on ne demande aux nouveaux venus de se présenter.

 

Le mécanisme de captation de l’argent. Quand les nouveaux venus consentent à revenir, ils sont placés au centre d’un tourbillon de réunions de prière, réunions d’étude biblique, tables-rondes et séminaires qui contribuent à les couper du monde et de ses proches. A ce niveau, le nouveau venu contribue déjà aux affaires de la maison en procédant à des offrandes par le dépôt de quelques petits billets… dans l’escarcelle de l’Eglise.  Après son adhésion totale, le croyant «né de nouveau», tout en continuant de faire des offrandes, est invité à pratiquer la dîme, c’est-à-dire à contribuer de manière plus effective aux projets de l’église en donnant des sommes d’argent proportionnelles à ses revenus ou à sa fortune, soit le 1/10eme de ses revenus pourtant bien maigres pour beaucoup d’entre eux. Selon certains critiques qui ont voulu garder l’anonymat, Dans le Nouveau Testament, elle reste un modèle de générosité, libre au croyant, sans obligation. Il n’y a donc pas, selon ces derniers, raison de harceler les croyants pour ces cotisations, d’autant plus que, la classe sociale la plus représentée dans ces églises est la classe des pauvres : ceux-ci sont pour la plupart des sans-papiers, des misérables, des gens qui ont tout perdu et sont à la recherche effrénée d’un ultime espoir.  Mais parfois, ils en sortent plus démunis, achevés parce que dépouillés du peu d’argent qu’il leurs restait, contre un regain d’espoir d’avoir une bénédiction et un exhaussement de leurs prières.  Cependant, on ne peut pas retenir que du négatif de ces églises. Les fidèles de ces églises sont certes déçus la plupart du temps, mais une chose est sure, ils disparaissent des statistiques de la police.

 

   © Camer.be : Guy Martial Tchakouté, Stagiaire

 

http://www.camer.be/51588/10:1/eglise-de-reveil-dans-la-communaute-africaine-de-belgique-entre-foi-et-business-belgium.html

 

  

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés


Nice-Matin 12/01/2016. Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

 

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution. Une quinzaine de filles, toutes nigérianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l'Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l'argent au Nigeria. La justice l'a condamné à cinq ans prison, peine assortie d'un maintien en détention et d'une interdiction définitive du territoire français. Quatre autres nigérians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

 

http://www.nicematin.com/justice/un-pasteur-nigerian-proxenete-et-ses-droles-de-paroissiennes-condamnes-13499

  

  

Une ONG lyonnaise dans le collimateur de la mission anti sectes.

 

mLyon - Slim Mazni - Rédigé dans Société le 25/02/2016 - Oasis d’amour, une association humanitaire qui vient en aide à plus de 700 familles chaque semaine dans l’agglomération lyonnaise, est sous le joug de plusieurs enquêtes. Dont une diligentée par la Miviludes, la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires.

 

Le président de la Miviludes, Serge Blisko, juge le dossier "particulièrement sensible". Dans un courrier daté du 22 janvier dernier, que nous avons obtenu, il indique avoir ouvert une enquête sur l’association Oasis d’amour.

Eglise évangélique. C’est la proximité de la présidente de l’association avec le mouvement évangélique qui alimente les soupçons. Interrogée par Lyon Mag, Anne-Marie Vincent-Girod nie et affirme être une "simple chrétienne". Mais elle est vue dans une vidéo de l’Eglise évangélique l’Abri-Vcf dans laquelle la présidente d’Oasis d’amour affirme que le projet de l’association est "de recruter des âmes à Christ", mission évangéliste par excellence.
"Je connais cette vidéo", se défend Mme Vincent-Girod "mais il ne faut pas la sortir de son contexte qui est celui d’une réunion le dimanche matin dans une Eglise. Je suis chrétienne, pas plus. Je prie simplement pour les bénévoles de l’association dans la liberté religieuse de chacun".  La structure qui fournit de l’aide alimentaire et propose diverses œuvres sociales (hébergement social, aide au désendettement) a pourtant pignon sur rue dans l’agglomération lyonnaise. Reconnue association d’intérêt général et de bienfaisance en 2006, la structure a également su convaincre des collectivités territoriales comme la région Rhône-Alpes de lui accorder 30 000 euros de subvention et bénéficie du soutien de grands groupes régionaux ou nationaux ainsi que de grandes banques. Oasis d’amour est par ailleurs titulaire de l’habilitation préfectorale qui permet de recevoir et de distribuer de l’aide alimentaire publique assujettie à une défiscalisation de 60% de l’impôt sur les sociétés pour les distributeurs tels que les grandes chaînes de supermarché qui font des dons en nature aux associations d’aide alimentaire. A ce titre, Oasis d’amour est également soupçonné d’un détournement des produits de cette défiscalisation qui est une contribution publique destinée à la mise en œuvre de l’aide alimentaire. "La défiscalisation, qui est une aide publique, est-elle autorisée pour faire du prosélytisme actif ?", s’interroge une source proche du dossier (…) Avisé de ces soupçons, le préfet de Région a décidé d’en informer le procureur de la République de Lyon. Car outre la question du but – hypothétiquement – évangélique de l’association, des inquiétudes se font jour sur sa transparence financière. La présidente de l’ONG, Anne-Marie Vincent-Girod, a en effet œuvré au sein du scandale du "Madoff ivoirien". Elle a incité des proches de bénévoles au sein d’Oasis d’amour d’investir au sein de Gedeon Financial Corporation, un fonds de pension américain dont le dirigeant, le pasteur d’origine ivoirienne Marc Dehi, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la profession de banquier en 2007 en Martinique avant qu’il ne fuit au Ghana où il fut emprisonné. "Dans cette affaire, je suis une victime. C’est une pure escroquerie. Je devais en effet recevoir une commission pour chaque personne que je faisais adhérer à cette société. Mais je n’ai jamais rien reçu. Le dirigeant a été poursuivi dans une vaste affaire d’escroquerie mais je suis étrangère à ça", se défend Anne-Marie Vincent-Girod.  Avec près de 700 familles aidées sur la région lyonnaise chaque semaine par une centaine de bénévoles, les soupçons qui pèsent sur Oasis d’amour sont donc jugés sérieux par les autorités publiques. D’autant plus que Les Restos du cœur, le Secours Populaire Français et la Banque Alimentaire du Rhône se sont ouvertement inquiétés auprès de ces mêmes autorités des agissements de cette ONG lyonnaise.
http://www.mlyon.fr/144542-une-ong-lyonnaise-dans-le-collimateur-de-la-mission-anti-sectes.html

 

   

Églises de Réveil au Gabon : Entre miracles et escroqueries !

 

14-01-2016- Auteur : CNN | Source: Gaboneco - Avec des dénominations aussi alléchantes que trompeuses comme « Arrêtez de souffrir » ; « Assemblée des élus du ciel » ; « Église des combattants du salut » ; « Église source de vie ». Une liste non exhaustive ! Certains leaders religieux véreux appelés « Pasteurs » ou « Apôtres », s’illustrent par des actes aux antipodes des Saintes écritures. De nombreux fidèles désertent leurs lieux de culte, et ce, après plusieurs années d’obséquieuse et assidue fréquentation. Un changement de cap résultant des dérives enregistrées de façon persistante. On en veut pour preuve, le dangereux endoctrinement de certains hommes de Dieu, devenu une pratique courante. L’accaparement de bon nombre de femmes, pourtant mariées en bonne et due forme, au nom des prétendues révélations « divines », l’enrichissement illicite et vertigineux de certains Pasteurs. Sur ce point, plusieurs sociologues et observateurs avertis estiment que ces Hommes de Dieu usent et abusent de la naïveté de quelques ouailles. Et pour ce faire, ils n’hésitent pas à s’appuyer sur les versets bibliques invitant les fidèles à mettre la main à la poche. Des réalités décriées çà et là dans les artères et autres lieux de la capitale gabonaise.

 

Tout porte à croire que les principes véhiculés dans les livres Saints, tel la Bible sont foulés aux pieds par des pseudos pasteurs dont la seule intention est de s’en mettre plein les poches. C’est du moins ce qui ressort des témoignages glanés auprès de certains fidèles grugés. Aussi, il nous revient que certains pasteurs exigent avant toute délivrance une « caution », (tout comme à l’hôpital) de 150.000 Fcfa. Dans le même registre, d’autres hommes de Dieu commercialisent, à prix d’or ou presque, de l’huile d’onction et des parfums à guérir et à chasser les démons persécutant les fidèles. Toutefois, le témoignage le plus évocateur est celui de cette jeune demoiselle, requérant l’anonymat. Cette dernière a été victime d’un transfert de « démons », dit-elle dans son ventre. L’œuvre d’un pasteur local. Après deux ans de vie commune avec son conjoint sans grossesse, la jeune dame, conseillée par une des ses amies va consulter un pasteur réputé efficace. Lequel pasteur décèle après imposition des mains, un serpent et un cadenas dans son ventre. Mieux, le providentiel guérisseur se propose de traiter la dame désespérée à condition qu’elle lui apporte 250.000Fcfa. Une condition, bien évidemment remplie par la malade. C’est donc en tenue d’Eve, c’est-à-dire nue comme un ver en présence tout de même de son conjoint et étalée sur un divan que la patiente s’est fait délivrée par le pasteur dont les mains faisaient des allers et retours dans l’appareil génitale de la femme. Vice ou pratique fétichiste ? Dans tous les cas, le pasteur a bel et bien extirpé du sexe de la patiente le serpent et le cadenas en question.  Petit bémol tout de même révélé par la dame en personne. « Depuis 6 ans que ces fétiches m’ont été enlevés du ventre je n’ai jamais eu ne serait-ce qu’un petit retard. Et beaucoup de gens me disent que c’est lui-même qui m’avait transféré ces fétiches lors de l’imposition des mains pour que je lui donne l’argent », confie la suppliciée.

 

Au début des années 2000, le Gabon comptait déjà plus de 1300 églises, avec des cas  récurrents  de viols commis par certains pasteurs. D’où la mesure de Feu André Mba Obame, ministre de l’Intérieur de l’époque, restreignant la poussée des Eglises dites  ‘’de réveil’’. Une traque contre les lieux de culte non conforme à la législation en vigueur avait été mise en branle. Une mesure renvoyée aux calendes grecques depuis belle lurette, alors que le phénomène continue de gagner du terrain avec son corollaire de conséquences dramatiques.

 

http://www.gaboneco.com/nouvelles_africaines_36411.html

 

 

La haute direction des églises baptistes était au courant des « corrections » de Claude Guillot

 Le Journal de Montréal, 10 décembre 2015, KATHRYNE LAMONTAGNE. L’Association des églises baptistes savait que Claude Guillot, ce pasteur accusé d’avoir battu et séquestré de jeunes fidèles, frappait à coups de palette de bois des écoliers baptistes de Victoriaville dans les années 1980, confirme le président de l’époque, Gabriel Cotnoir. Au bout du fil, l’ancien pasteur de Victoriaville qui a été président de l’Association d’églises baptistes évangéliques au Québec (AEBEQ) dans les années 1970 et 1980 a les idées claires du haut de ses 80 ans. Il se souvient très bien de Claude Guillot, qu’il a lui-même congédié de l’école La Bonne Semence, à Victoriaville, en 1984…C’était trop», se rappelle-t-il, estimant que Guillot avait fait de six à dix victimes.          

Aucune dénonciation…M. Cotnoir affirme n’avoir parlé «directement» de la situation à personne. Pas même à ceux dont il se dit «très proche», parmi lesquels son neveu le pasteur Terry Cuthbert, qui a accueilli Guillot dans la capitale, son ami Michel Habib, directeur général de l’époque, ou son beau-frère Gilles Lapierre, impliqué alors au conseil de l’AEBEQ. Le trio forme l’actuelle haute direction de l’AEBEQ.

«Ils étaient au courant quand même. On ne m’a pas posé de questions, je n’ai pas répondu. [...] Mais M. Habib était au courant. M. Cuthbert était au courant. Ils savaient pourquoi [Claude Guillot] était parti de chez nous. Je n’avais pas besoin de commérer», soutient M. Cotnoir. En 1990, l’accusé a pris les rênes de la nouvelle église Québec-Est. C’est au sein de cette organisation qu’il aurait maltraité, séquestré dans son sous-sol et privé d’eau ou de nourriture de jeunes fidèles.

 «Si l’AEBEQ avait pris ses responsabilités et n’avait pas voulu étouffer cette histoire, le drame de Québec aurait pu être évité», plaide celui à qui Guillot a infligé des sévices à Victoriaville  dans les années 1980. «Jamais la police n’est intervenue à l’école, alors qu’il y avait des victimes. Pourquoi l’association n’a pas dénoncé l’agresseur?»

 http://www.journaldemontreal.com/2015/12/10/des-gestes-connus-depuis-les-annees-1980

 

 

Un jeune tué lors d'une session spirituelle aux USA

Le Figaro.fr avec AFP, le 15/10/2015. Une session de conseil spirituel a tourné au drame dans une secte religieuse de l'Etat de New York cette semaine, quand un adolescent de 19 ans a été battu à mort par ses parents et son frère grièvement blessé. Les parents du garçon, Bruce et Deborah Leonard, âgés de 65 et 59 ans, ont été chacun inculpés pour homicide, a indiqué la police de New Hartford. Quatre autre membres de l'église, nommée Word of Life Church, ont aussi été arrêtés et inculpés pour agression au second degré.
"Les deux frères ont été sujets pendant plusieurs heures à des punitions physiques, dans l'espoir que chacun avoue ses péchés et demande pardon", a expliqué mercredi le chef de la police Michael Inserra. Lucas Leonard, 19 ans, a été déclaré mort à l'hôpital, où des membres de l'église l'avait emmené. Son frère de 17 ans Christopher n'a été retrouvé que plusieurs heures plus tard dans l'église. Il est désormais soigné à l'hôpital mais se trouve dans un état "grave", selon la police…

eBible Fellowship annonce la fin du monde pour aujourd'hui (après s’être trompé en 2011)

Slate.fr , Repéré par Robin Verner 07.10.2015. Selon le site eBible Fellowship, ce 7 octobre 2015 pourrait être le dernier jour de l'humanité. Arrêtez tout ce que vous êtes en train de faire et commencez à vous poser les bonnes questions. En effet, The Daily Dot rapporte que l’eBible Fellowship, site chrétien américain en ligne, prophétise la fin du monde dans le courant de la journée de ce mercredi 7 octobre. Dans la plus pure tradition calviniste et puritaine, cette association biberonnée à L’Apocalypse selon saint Jean prédit le salut des élus et la damnation irrémédiable des infidèles que Dieu a choisi de laisser de côté. «Le 7 octobre est le jour où Dieu réunira au Paradis les fruits de tous ceux qu’il a sauvés, et achèvera la destruction de ceux qu’il n’a pas sauvés», explique un tract rédigé par cette communauté dont le siège est à Philadelphie et qui prend bien soin de préciser qu’elle n’est pas une Église.

Problème: le groupe avait déjà annoncé la fin du monde pour le 21 mai 2011. Or, selon toutes probabilités, le Jugement dernier apparemment prévu pour ce jour-là a été ajourné, de quoi entacher la crédibilité du groupe... Non, bien sûr, selon eBible Fellowship, qui esquive le coup en assurant qu’à partir du 21 mai 2011 l’Éternel s’est penché sur le cas des damnés pour les punir. Le Guardian apporte une explication supplémentaire à la signification du 21 mai 2011 pour l’association: à cette date, Dieu aurait arrêté son choix quant aux chrétiens pratiquants à sauver.

…Ce 21 mai succède à un autre dans l’eschatologie de ces Nostradamus connectés, celui de 1988, qui aurait vu Dieu procéder à l’examen approfondi de toutes les Églises du monde. Pas fou, Chris McCann, fondateur d’eBible Fellowship, avance qu’«il existe une forte probabilité pour que le 7 octobre 2015 soit le dernier jour du monde», ce qui signifie également qu’il existe «une possibilité improbable qu’il ne le soit pas». Visiblement, le personnage est soucieux d’éviter le triste destin d’Harold Camping, ce pasteur californien qui, après avoir annoncé deux fois l’Apocalypse lors de l’année 2011 en poussant l’imprudence jusqu’à oublier de se ménager une porte de sortie, avait décidé de prendre sa retraite (à 90 ans passés tout de même) avant de mourir en 2013. On souhaite au contraire à Chris McCann de pouvoir annoncer encore beaucoup de fins du monde.

 http://www.slate.fr/story/107955/fin-monde-7-octobre-2015

 

 

CAMEROUN : La Mission du Plein Evangile prise en flagrant délit de pillage des ressources minières

CAMEROUN. La congrégation religieuse a abandonné sa vocation de prêcher l’évangile pour se transformer en exploitant minier et sans autorisation conséquente.

Les populations de la localité de Mbangoye 1, …ne cessent de crier à l’arnaque sous fond religieux.  Leur malheur vient de la congrégation religieuse dénommée Full Gospel Mission ou Mission du Plein Évangile dont le siège est à Muyuka, dans le Sud-Ouest…. Il y a quelques mois, sous le prétexte de subvenir aux besoins des peuples vulnérables à l’Est du pays, un pasteur allemand, au nom de cette église, a construit un puits d’eau et un petit tabernacle de fortune à Mbangoye  pour mieux endormir les villageois. Mais, ce qui est scandaleux est le fait que ce religieux est sur le point de démarrer une exploitation frauduleuse de cette carrière riche en ressources minières. Ce mouvement religieux a sollicité, il y a quelques mois, le soutien du sous-préfet de Moloundou au motif qu’il est en train de vouloir construire une clinique de référence, haute de gamme pour les pygmées Baka.

Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. Ce qui suscite beaucoup de questionnements car tout observateur averti se pose la question de savoir comment le pygmée qui n’a pas les moyens de s’acheter un comprimé de paracétamol de 25 Francs cfa, peut vraiment opérer quel miracle pour aller se soigner dans une clinique haut de gamme tel qu’on en trouve en Occident ? …Au terme de nos investigations sur les lieux, nous nous sommes rendu à l’évidence qu’il ne s’agit que d’une forme déguisée de la recolonisation ou du grand banditisme revêtu de la toge religieuse. Toujours est-il qu’il est clairement établi que la zone sur laquelle la Mission du Plein Evangile veut construire cette clinique de référence est hyper riche en or et que les allemands qui avaient abandonnés cet ancien site sous la pression des mouvements de la décolonisation sont en train de revenir en force sous le label religieux. A Mbangoye, l’ingénieur des mines que nous avons approché et qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité parle des centaines de milliers de tonnes de  lingots d’or sous des grottes qui avaient été abandonnés par les allemands dans les années 50 et qui sont soigneusement conservés. Les responsables de ce mouvement religieux opèrent à travers leur sous-filtre constitué d’un ancien commissaire divisionnaire en retraite et reconverti curieusement en officier de Dieu. Ils reviennent justement au même site abandonné depuis des décennies pour exploiter de l’or. Joint au téléphone, le dirigeant principal  de cette congrégation religieuse, le Pasteur Mbekwe Nasco s’excelle plutôt dans la langue de bois sous fond de mauvaise foi  en insinuant qu’il n’a aucun élément sur cette affaire.

Ce mouvement religieux qui est légal au Cameroun, est en train de mener des activités qui sont incompatibles avec ses activités de missionnaire. Informé de cette intention, le sous-préfet de l’arrondissement de Moloundou, l’administrateur civil principal Avom Dang a fait venir un ingénieur avec tous ses équipements  qui a procédé à l’analyse des échantillons et a conclu que la zone est hyper riche en or. « J’ai donc pris un arrêté qui interdit non l’implantation de cette obédience religieuse, mais la construction de cette clinique parce qu’en réalité, c’est l’exploitation de l’or qui se cache derrière cette construction. Cette zone très riche en or appartient à tout le Cameroun. …Toutefois, je peux vous certifier que ces gens-là sont venus me faire des propositions d’une importante somme d’argent pour que je puisse fermer les yeux là-dessus », explique le chef terre…

 Correspondance de : Jean Claude Fogno. 25/11/2015 -  http://www.camer.be/45886/10:1/cameroun-la-mission-du-plein-evangile-prise-en-flagrant-delit-de-pillage-des-ressources-minieres-cameroon.html

 

 

Un pasteur reconnu coupable de fraude de 50 M$ pour financer une carrière musicale

TVA Nouvelles, 21 octobre 2015. Par Martin Abbugao | Agence France-Presse. La flamboyante femme du pasteur voulait devenir une vedette internationale de la popsix dirigeants d'une riche Église évangélique ont été reconnus coupables mercredi à Singapour d'avoir siphonné près de 40 millions de dollars (32 millions d'euros) afin de financer sa carrière musicale. Ce procès qui a duré deux ans a passionné les habitants de la cité État avec ses récits de dépenses somptuaires et de détournements financiers. Les accusés risquent de longues peines de prison.

Le pasteur Kong Hee et cinq de ses collaborateurs ont été reconnus coupables d'avoir pris 24 millions de dollars de Singapour dans les coffres de l'Église de la City Harvest Church (CHC, Église de la moisson) pour financer la carrière musicale de Sun Ho. Ils ont également été reconnus coupables d'avoir fait main basse sur 26 autres millions de dollars singapouriens afin d'effacer les traces de leurs méfaits. Les dirigeants de la CHC arguaient que la carrière musicale de Sun Ho --qui n'est pas, elle, poursuivie dans cette affaire-- revêtait en réalité un caractère missionnaire. Sa musique, ont-ils fait valoir, pouvait servir à attirer les fidèles au-delà des frontières. La carrière de Sun Ho, 43 ans, n'a jamais décollé. En 2007, dans une tentative pour faire la transition entre la pop chinoise et une audience plus internationale, Sun Ho avait tourné un clip vidéo avec le musicien de hip hop Wyclef Jean, ancien membre du groupe de R&B The Fugees. L'Église produisait des vidéos bling-bling, comme le clip Mr Bill dans lequel une Sun Ho très légèrement vêtue joue le rôle d'une épouse qui menace de tuer son mari, joué lui par le top model afro-américain Tyson Beckford, le tout sur un air aux accents reggae.

Le pasteur Kong et un autre responsable évangélique ont été reconnus coupables d'abus de confiance, chef passible dans le Code pénal de la perpétuité, mais pour lequel ils encourent en réalité 20 ans de réclusion, selon le parquet.

Les quatre autres accusés, dont les comptables de l'Eglise, ont été reconnus coupables de falsification de documents comptables. D'après l'accusation, les fonds étaient prélevés sur le budget alloué à la construction d'églises et placés dans des obligations bidon. Puis les comptes étaient falsifiés pour faire croire au rachat des titres…Le couple était jadis très en vue à Singapour. La congrégation s'était agrandie sous leur influence, avec 17 500 membres, selon un rapport officiel de 2014…Le tribunal a pu entendre comment l'Église avait financé la création de vidéos musicales, des opérations marketing et un train de vie luxueux.

http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/10/20151021-065716.html

 

 

Crise au sein du puissant mouvement religieux Iglesia ni Cristo

 03/11/2015. Plusieurs dirigeants d’Iglesia ni Cristo, l’un des mouvements religieux les plus puissants des Philippines, étaient convoqués ce mardi 3 novembre par la Cour d’appel, afin de répondre aux accusations de la part de l’un des leurs. Lowell Menorca, « ministre exécutif »  limogé ... depuis, les attaques pour enlèvement et séquestration. Aucun des accusés ne s’est finalement présenté à la justice, en particulier le leader du mouvement, Eduardo Manalo, actuellement à l’étranger selon son avocat... Quelques jours auparavant, Lowell Menorca avait témoigné en larmes devant les médias, jusqu’à évoquer une tentative d’assassinat à son encontre.

Fondée par Felix Manalo, le père d’Eduardo, Iglesia ni Cristo, « l’Eglise du Christ », est une institution qui compte aux Philippines. Elevé dans la religion catholique, Felix Manalo fût l’un des pionniers de l’Eglise adventiste du septième jour, avant de créer son propre mouvement en 1913. Reconnaissable par ses nombreux édifices flambants neufs à travers l’archipel, Iglesia ni Cristo se proclame comme la seule vraie église et considère la Bible comme la seule autorité spirituelle et morale. Toutefois le mouvement ne reconnaît pas la divinité du Christ et refuse de célébrer les fêtes chrétiennes comme Pâques ou Noël ; le groupe, enfin, obéit à une hiérarchie très stricte avec des « ministres exécutifs ».Très actifs, anticatholiques et nationalistes (avec l’usage exclusif du tagalog), les membres d’Iglesia ni Cristo paient régulièrement la dîme et sont souvent dépendants de leur Eglise pour leur travailet leurs relations. Sur le plan politique, ils forment un bloc très compact dont les candidats à la présidence doivent tenir compte. Iglesia ni Cristo a donc pignon sur rue ; l’an dernier, le gouvernement philippin a déclaré l’année 2014 « l’année du centenaire d’Iglesia ni Cristo » (Iglesia Ni Cristo Centennial Year), et le président de la République Benigno Aquino est venu en personne inaugurer le Philippine Arena« le plus grande stade au monde couvert » construit par cette église dans la banlieue de Manille.  

Le mouvement Iglesia ni Cristo revendique aujourd’hui plus d’un million d’adeptes dans l’archipel. Avec une influence politique importante : « Le ‘vote Iglesia’ a contribué à décider du sort des candidats aux présidentielles, comme Marcos, Estrada et dernièrement Noynoy Aquino », rapporte l’universitaire Manuel Sapitula, dans la monographie Philippines contemporaines (éd. Les Indes savantes-Irasec, Paris-Bangkok, février 2013).

Mais depuis plusieurs mois, Iglesia ni Cristo est agitée par des soupçons de corruption. Fin juillet, c’est Cristina Manalo, la veuve du fondateur, qui est exclue avec sa fille et ses deux autres fils, à la suite d’une vidéo dans laquelle l’un d’entre eux lance un appel au secours contre une menace non identifiée…

 http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/philippines/2015-11-03-crise-au-sein-du-puissant-mouvement-religieux-iglesia-ni-cristo

  

 

Elles dénoncent une secte : la Mission de l’Esprit-Saint

 

 

 

Michael Nguyen, Dimanche, 5 juillet 2015, Journal de Montréal.

 

La Mission de l’Esprit-Saint : fondée par Eugène Richer dit La Flèche (1871-1925), les membres doivent verser 10% de tout revenu à la secte, les membres sont invités à couper tous les liens avec ceux qui quittent le groupe. Les diverses églises sont indépendantes les unes vis-à-vis des autres. La Mission de l’Esprit-Saint de Montréal-Nord tient ses activités dans un bâtiment du boulevard Henri-Bourassa Est, évalué à 1 643 900 $ par la Ville.   Des ex-membres de la Mission de l’Esprit-Saint à Montréal-Nord ont décidé de lever le voile sur un groupe religieux fermé, où les femmes ne sont bonnes qu’à faire des enfants, qui, pour la plupart, ne vont pas à l’école publique. «Tu as quatre ans, tu sais que tu vas être mère de famille, tu sais que c’est juste ça ton destin, tu n’iras pas plus loin dans la vie», a expliqué Marie (nom fictif) lors d’un témoignage au tribunal dans une affaire de crimes sexuels. D’autres anciens membres rencontrés par Le Journalvont encore plus loin.

 

«On n’a pas le droit d’avoir des rêves, déplore pour sa part Sabrine (nom fictif). Les filles doivent se marier entre 14 et 16 ans. On prépare les filles à être de “bonnes épouses”. Huit enfants, c’est la norme.»

 

Tant Marie, dont l’identité est protégée par une ordonnance de la cour, que Sabrine, qui craint des représailles envers ses proches encore dans la secte si son identité est révélée, ont dressé un triste portrait de la condition féminine dans cette secte comptant plus de 300 membres.

 

Cloîtrées - Tant Marie que Sabrine et trois de ses sœurs, maintenant dans la quarantaine, sont nées dans la Mission de l’Esprit-Saint. Selon ces ex-membres, les femmes n’ont pas le droit de travailler ni d’avoir de contacts avec l’extérieur. «(Les gourous) disaient que les gens du monde étaient démoniaques, affirme Marie. La secte parlait beaucoup d’une troisième guerre mondiale.»

 

Sabrine explique que l’homme ramène l’argent à la maison, tandis que la femme est considérée comme une «moins que rien». Juste d’aider sa femme dans les tâches quotidiennes est mal perçu, dit-elle.

 

Pas éduqués - Dans une décision concernant un ex-membre condamné pour des crimes sexuels, la Commission des libérations conditionnelles du Canada s’était aussi penchée sur la Mission de l’Esprit-Saint.

 

«Le mouvement (de la secte) prône le mariage à l’adolescence, de 14 à 17 ans, dans le but d’avoir une famille nombreuse, avait indiqué la Commission dans son rapport. Les mariages se font entre membres du groupe, les membres tendent à s’isoler et à être méfiants face à la société.»  Les allocations du gouvernement grâce aux nombreux enfants permettent aussi d’amasser un beau pactole, explique Sabrine. Sauf que la majorité des enfants ne vont pas à l’école publique. Ils recevraient leur éducation à la maison, par des enseignants parfois sans formation. «(Les gourous) briment la vie des jeunes, il n’y a pas de développement normal», déplore une des sœurs de Sabrine. Le gouvernement devrait évaluer les enfants dans la secte. Les enfants ne font pas les tests du ministère, ils sont illettrés.»

 

Simulacre de justice- Selon Marie, si elle refusait de faire son «devoir de femme», elle devait passer devant une sorte de tribunal, devant tous les gourous de la secte. «On te juge, on te demande pourquoi tu ne lui donnes pas des relations sexuelles, décrit Marie. Ça finit avec un genre de jugement de cour, que je n’ai pas le droit de lui refuser.»

 

Si le mari trompe sa femme, le blâme est mis sur cette dernière, ajoute Marie. «Je n’ai pas mon mot à dire, je dois l’accepter et vivre avec ça», dit-elle. Tous les membres ne sont pas à mettre dans le même panier, souligne toutefois Sabrine. «Il y a 90% de fanatiques, ceux qui ont un caractère assez fort, ça leur passe au-dessus de la tête» dit-elle.

 

Mais ça ne l’empêche pas de vouloir dénoncer les pratiques de cette secte. «Ce sont les enfants qui souffrent, conclut une des sœurs de Sabrine. Si mes petits enfants vont à l’école, notre sortie médiatique sera considérée comme une victoire.»  Dans les dernières années, au moins quatre membres de la secte ont été traduits en justice pour des crimes sexuels ou des abus sur des enfants de la secte, même si les contacts avec le monde extérieur –dont la police – sont découragés. Deux ont été condamnés, tandis que les deux autres attendent leur procès.

 

La Mission de l’Esprit-Saint de Montréal-Nord nie en bloc les allégations d’ex-membres déplorant la piètre condition féminine dans ce groupe religieux. «Nos femmes sont libres, c’est leur choix», a lancé un des administrateurs du groupe, Daniel Bérubé… Il confirme toutefois que les membres qui ont des problèmes peuvent demander conseil aux dirigeants du groupe, mais il assure que les «jugements» ne sont pas coercitifs, comme l’affirment des ex-membres… «Vous inventez des histoires, a-t-il lancé. Faites des choses importantes, ce serait plaisant. Allez creuser dans les écoles juives. Moi, je suis dans mes souliers, pas dans ceux de tous les gens sur la planète.»

 

Pas responsable - Le président de la Mission de l’Esprit-Saint a pour sa part affirmé que son groupe religieux ne pouvait être tenu responsable des problèmes allégués par ses ex-membres.

 

«Que ce soit la Mission, les témoins de Jéhovah ou les catholiques, il peut y avoir des choses qui se produisent, ce n’est pas nécessairement lié à nos enseignements», a commenté Richer Lacroix…

 

 

 

 

CAMEROUN - Winners Chapel : La grande mafia Nigériane des illuminés de Dieu.

Camer.be   23/06/2015 - Source : L'Equation
Les églises de réveil au Cameroun sont la nouvelle source d’enrichissement légal. Souvent, elles ne sont pas autorisées à exercer, elles passent sous le parapluie d’une autre organisation. Ainsi donc du cas de Winners Chapel, passée par effraction sous le parapluie de la World Mission Agency (...)

La Grande Croisade Nigériane ou Congolaise

Les nouveaux prophètes, ceux qui animent la scène des temps de l’Antéchrist, sont tous nés en Afrique. Au Congo Démocratique, d’où ils ont inventé l’église du combat spirituel. C’est une église de réveil, on y apprend l’armement spirituel, et on y fait des miracles. Les Congolais de Kinshasa savent tellement armer spirituellement les autres qu’ils ne peuvent pas se guérir d’une pauvreté et d’une misère qui a élu domicile chez eux. A Goma ou à Lubumbashi.

Le Jésus de la liturgie des églises de réveil s’est trouvé une nouvelle partition. On peut voler, on peut mentir en avançant son nom (...) Mais comme les Camerounais en sont ...au sortir d’une longue crise économique qui a eu raison de toutes les convictions, ils sont partants pour toutes les causes. Un petit sondage auprès des « Born again » (évangéliques nés de nouveau) vous révèle que les meilleurs pasteurs d’Afrique, et donc du monde, sont nigérians. Il y a le grand T.B. Joshua, le plus riche, qui fait dans l’industrie du miracle. Il en fait tellement qu’il a fini par surclasser le bon Jésus de la Bible. Il serait, selon des enquêtes, le plus riche de tous. Il est secondé par un autre, Pastor Chris, un bagout d’enfer, qui en épaterait les cardinaux et tous les grands prêtres catholiques sachant la lettre et l’esprit des Saintes écritures. Il y en a un troisième, Pasteur Adeboye du Nigeria, qui voyage en jet privé. Brillant professeur de mathématiques, il a compris avant tout le monde que la fortune était dans la Bible et dans la façon de la dispenser aux ouailles.

Mais aucun esprit sérieux ne croira longtemps à toutes ces scènes de miracles théâtralisées, avec des pasteurs comme TB Joshua. Il sait prédire la mort de Michael Jackson, mais il ne sait pas prédire l’accident qui va en coûter la vie à une centaine de Sud-Africains venus crever en son temple lorsqu’une dalle s’écroule et les tue. Il nous met en scène des guérisons miraculeuses, on sait que les acteurs ou les malades sont dans la combine. Ils sont rémunérés pour faire des témoignages organisés. On attend toujours le jour où TB Joshua et tous les autres pasteurs de la nouvelle religion nous organiseront en direct l’exercice de la multiplication des pains, du vin, ou des cadavres ressuscités.

La magie a opéré, quoiqu’on en dise. Les faiseurs de miracles ont pu séduire des âmes. Ils ont une telle force de séduction que même des intellectuels, qui ont été formés à bonne école, sont obligés d’y aller. Et d’y laisser le dixième de leur salaire. Et parfois la moitié ou la totalité. Le bizness de la parole biblique est devenu plus rentable que tous les autres bizness entrepris sous les tropiques. Tout le monde s’y est embarqué. Même des crétins qui savent à peine se lire la Bible pour eux-mêmes et y comprendre quelque chose. L’histoire étalée de ce phénomène des églises de réveil au Cameroun nous informe que lorsque qu’un homme est au chômage, il s’en sort plus facilement en devenant pasteur. Les églises sont ainsi arrivées par centaines au Cameroun. Ainsi donc de la confrérie connue sous le nom de « Winners Chapel International Cameroon».

Winners Chapel, L’antre De Démon

Tous les Camerounais ont vu les enseignes de Winners Chapel. La Chapelle des vainqueurs. On reconnaît l’enseigne aux cent couleurs élaborées, on se demande encore ce que ces « vainqueurs » ont gagné au Cameroun. Surtout pas la lutte contre la pauvreté ou contre la misère. Bien au contraire, ils se sont fait un bizness pour mieux appauvrir les Camerounais. Avant que la secte Boko Haram n’en soit à faire parler d’elle, enlèvement d’otages, attaques armées et autres exactions comme le vol de bétail, Winners Chapel était passé par là et avait entrepris le travail de la vaste escroquerie.

Et de la violation des lois. S’il est une congrégation religieuse interdite d’exercer au Cameroun, c’est bien la Chapelle des vainqueurs. Les préfets et autres autorités administratives se sont à un moment saisis du dossier, les gourous de Winners Chapel ont trouvé le moyen de passer entre les mailles. Nous avons sous les yeux la liste des églises autorisées à mener des activités au Cameroun. Winners Chapel n’est pas sur la liste. Elle n’est donc pas homologuée. Comment a-t-elle procédé pour avoir libre exercice ? Elle a fait ce que toutes les organisations maffieuses au monde font. Au départ, il y avait une certaine « World Mission Agency ». Enregistrée au Cameroun comme ONG sous les détails de statuts de l’OHADA et sous le régime légal d’une ONG. Sous ce statut, on y gagne tout ce qu’on veut, y compris un régime de protection diplomatique qui prévoit aussi des exonérations douanières et autres avantages.

..L’autorisation d’exercer a été délivrée à la World Mission Agency, mais pas à Winners Chapel.

Winners Chapel, une œuvre De Satan ?

(...) A la lecture de la fiche des salaires produite à la CNPS, les pasteurs nigérians pointent en moyenne tous au minimum 200 mille francs mensuels. On ment beaucoup et effrontément. Jouissant d’un statut d’exonération prévu, les pasteurs nigérians sont payés de l’argent de poche au Cameroun. Les vrais salaires sont versés au Nigéria en même temps que les cotisations à la sécurité sociale. On s’est par exemple ainsi penché sur le cas d’un pasteur congolais de l’église du combat spirituel à Douala. Il ne pointe officiellement que 400 mille francs dans le  mois, mais il habite dans une villa duplex à Denver à Bonamoussadi. Qui paye pour son train de vie ? L’argent de la dîme des fidèles doit pouvoir servir à quelque chose. Mais pas à payer des salaires à peu près confortables aux pasteurs camerounais qui savent déblayer le terrain et ne sont payés que 25 ou 40 mille francs mensuels.

Qu’il ne leur prenne surtout pas l’envie de grommeler, avec un tel salaire, on leur montre le chemin de la porte : proprement virés. Ils ne mettront surtout pas le nez dans la caisse de la dîme cotisée tous les jours. Là, c’est le domaine réservé des grands gourous nigérians, qui ambitionnent tous de s’acheter des jets privés, au frais de leurs ouailles camerounaises. La World Mission Agency, nos amis nigérians de Winners Chapel n’avait pas évalué que le statut officiel de cette ONG commise pour des œuvres humanitaires et des œuvres de bienfaisance au nom de Jésus, leur imposait également des réalisations concrètes sur le terrain. C’était une sorte de piège dans lequel ils sont royalement tombés.

Depuis qu’ils mettent l’ambiance des miracles dans la ville sans autorisation, le Gouvernement camerounais attendait de voir la couleur des réalisations, écoles, hôpitaux ou autres orphelinats dans le pays. Nous n’avons rien vu jusqu’ici. Mais l’argent de la dîme des Camerounais est collecté tous les jours. Il sert à enrichir les Nigérians,  sous le regard impuissant et parfois complice des autorités administratives qui ne vont jamais au bout de leur logique, chaque fois qu’il faut mener la guerre au trouble à l’ordre public. Dans ce domaine, les églises du Nigeria n’ont peut-être rien inventé. Il existe au Cameroun une congrégation religieuse bientôt centenaire et qui est bien homologuée après quelques interdictions dans les années 70.

Celle-là au moins ne déleste pas les Camerounais de leur argent même si elle n’a jamais pris l’initiative du chantier de la moindre école. Les églises de réveil arrivées du Nigeria font peut-être mieux dans l’exaction et dans l’escroquerie. Les épouses des Camerounais finissent toujours dans les bras des pasteurs dont on demande encore à quelles écoles ils ont été formés, notre argent finit dans leurs poches.  
http://www.camer.be/43039/10:1/cameroun-winners-chapel-la-grande-maffia-nigeriane-des-illumines-de-dieu-cameroon.html

 

 

Angola : 22 morts dans des affrontements entre la police et une secte évangélique

 

Fait religieux.com. (avec AFP)  le 23.04.2015. Une opération de police menée dans la région de Huambo, au centre de l'Angola, s'est soldée par la mort de 22 personnes, 9 policiers et 13 membres d'une secte évangélique appelée « Septième jour, la lumière du monde ». Le 16 avril, la police s'est rendue dans la localité de São Pedro Sumé, où des centaines de membres de la secte vivent reclus, pour interpeller Julino Kalupeteka, le dirigeant de ce mouvement religieux illégal car non reconnu par les autorités angolaises. A leur arrivée dans la zone, les policiers ont rencontré une forte résistance et la tentative d'arrestation a donné lieu à des affrontements meurtriers pendant près de trois heures, avant l'arrestation finale  du chef de la secte (...)  La secte incriminée, qui prévoit la fin du monde pour cette année et incite ses fidèles à vivre coupés du monde, est une branche dissidente de l'Église adventiste du septième jour et compte 3.700 fidèles en Angola. Dans le pays, 83 églises, toutes chrétiennes, sont officiellement reconnues. Mais le ministère de la culture estime que près de 1.200 autres organisations religieuses, dont de nombreuses sectes, existent, qu'elles aient fait ou non leur demande de légalisation. La majorité des plus de 24 millions d'Angolais se disent catholiques, héritage de la colonisation portugaise, mais les Églises évangéliques drainent de plus en plus de fidèles et bâtissent des cathédrales géantes, comme en Amérique latine.

 

http://www.fait-religieux.com/en-bref-1/angola-22-morts-dans-des-affrontements-entre-la-police-et-une-secte-evangelique#GoTeVJzozWJfO3us.99

 

 

  

Nigéria: Un pasteur déshabille et embrasse les fesses des femmes membres de l’église pour les aider à avoir un mari

 

 03 04 15 Accra Business Tour. Le monde tire vraiment à sa fin…Quelque part au Nigéria, un pasteur invite les femmes membres de l’église qui sont encore sans mari et qui sont célibataires sur une plage où il leur demandé de se déshabiller et de lui permettre d’embrasser leur fesses comme un signe de bénédiction pour avoir un potentiel mari le plus rapidement possible.

http://accrabusinesstour.com/nigeria-un-pasteur-deshabille-et-embrasse-les-fesses-des-femmes-membres-de-leglise-pour-les-aider-avoir-un-mari/                              

 

 

Agressions contre des enfants: un mennonite plaide coupable

 

Un membre d'une communauté mennonite orthodoxe du Manitoba a plaidé coupable à des accusations de voies de fait répétées contre des enfants.

La Presse Canadienne le 07 avril 2015 – Winnipeg Canada. L'individu avait été accusé après que plus de 40 enfants eurent été retirés de la communauté. Les autorités soupçonnaient un certain nombre d'adultes de punir les enfants en les fouettant ou en les battant à coups de lanière. L'homme a plaidé coupable à six accusations, dont voie de fait et voie de fait armée. Les faits reprochés remontent jusqu'en 2010. Parmi les objets utilisés pour battre les enfants figuraient une lanière de cuir et un tisonnier... Dans un premier temps, 13 adultes avaient été accusés en regard à cette affaire. La Couronne a retiré les accusations contre neuf d'entre eux.

Le service de la protection de la jeunesse de la province a commencé à redonner la garde des enfants à leurs parents, l'an dernier. Ceux-ci ont dû accepter de suivre des directives s'ils veulent punir les enfants.

Plusieurs communautés mennonites refusent le progrès technologique et adhérent à une interprétation stricte de la Bible. Même si plusieurs acceptent les punitions corporelles, les mennonites sont reconnus pour s'opposer à la violence. Ils rejettent notamment l'usage des armes.

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/proces/201504/07/01-4858967-agressions-contre-des-enfants-un-mennonite-plaide-coupable.php

 

 

EVANGELIQUES AFRICAINS

 

Afrique - Mouvements et regroupements à caractère religieux : In the name of Jesus…..Amen ! AFRICA

Camer.be, -  Source : The Spark, 01/03/2014. Précarité et besoin de solidarité irrationalité des populations comme fonds de commerce. La fin des années 80 a été marquée en Afrique par des crises socioéconomiques et sociopolitiques, qui ont engendré des troubles profonds dans le mode de vie ainsi que les valeurs des populations du continent (...) La pauvreté, le chômage, l’instabilité familiale, la rupture des liens sociaux de solidarité, etc., engendre la peur d’aujourd’hui et du lendemain. Pendant ce temps, l’éducation et surtout la culture scientifique recule par absence ou insuffisance de moyens personnels ou étatiques. Cet ensemble de facteurs faisant alors le lit de l’irrationalité, et poussant les populations à renouer avec certaines formes d’obscurantisme, telles que la croyance en la sorcellerie, aux miracles divins tous azimuts. Délaissant ainsi les voies normales et logiques pour faire face à leur situation précaire. C’est sur cette vague de désespoir due à précarité des populations, et surtout d’irrationalité qui découle du recul de l’esprit critique, que ces nouveaux « hommes de Dieu » surfent, pour endoctriner de centaines de milliers de personnes sur le continent Africain. Avec des conséquences et des risquent très dangereux pour les citoyens et les Etats. 

Des conséquences très déplorables et des risques très dangereux pour l’Homme 
L’Adhésion en masse des populations à ces églises réveillées engendre souvent des conséquences très déplorables pour les personnes qui s’y aventurent, ainsi que pour leur entourage. En effet, ils sont très nombreux à mettre en danger leur propre santé et celle de leur entourage, sur la base des enseignements de leurs « gourous ». L’on se souvient à juste titre de ce père de famille qui a conservé à son domicile la dépouille de son épouse, durant plus de 6 mois courant 2013, en attendant qu’elle … ressuscite ! Empêchant ses enfants de se rendre à l’école, ce Monsieur, visiblement endoctriné jusqu’à la moelle, passait ses jours et nuits en prière auprès d’un corps en putréfaction avancée, avec lequel il se couchait, au mépris de toutes les règles d’hygiène élémentaire. Les risques sanitaires pour lui et ses enfants qui l’accompagnaient dans ses lubies est certain. Surtout que son épouse serait décédée de suites de maladie, après qu’il ait refusé d’aller à l’hôpital, préférant la guérison mystique par voie de prières. 
Cette situation est très loin d’être un incident isolé. Ils sont nombreux qui se livrent ainsi à des comportements d’illuminés, au prétexte de la croyance en Dieu. Entre refus de transfusion sanguine et des médicaments, tentatives de jeune de 100 jours, essaie de marche sur l’eau, etc., les actes de dévotion apparaissent de plus en plus dangereuses pour « le croyant » et son entourage. Ce risque physique et psychologique, s’accompagne également de conséquences sociologiques déplorables. Ainsi, les membres des églises réveillées, se coupent le plus souvent du monde réel, qu’ils qualifient de « Monde de Mondains ». Ils se réfugient au sein de leurs organisations, ne fréquentent que leurs semblables, et n’hésitent nullement à quitter famille, amis, boulot, pour « embrasser le seigneur ». 
Surtout que généralement, leur entourage est souvent accusé de sorcellerie par leurs pasteurs, qui les incitent à les fuir, ou tout simplement à les « détruire ». Cette rupture de tout lien social avec les autres qui ne sont pas « nés de nouveau », a des conséquences économiques exécrables. Tout d’abord parce que leur engament religieux fait des longues journées et nuits de prières engendre une nette réduction de leurs revenus, voire même une disparition de ceux-ci. Ensuite, leur nouvelle foi leur coûte souvent très cher car les pasteurs et autres « prophètes » sont souvent très loin d’avoir fait vœux de pauvreté. 

Des « hommes de Dieu » qui sont très loin d’avoir fait vœux de pauvreté 
Le moins que l’on puisse dire est que le métier de « pasteur d’église réveillée » nourrit bien son homme... Etalant leurs richesses souvent accumulées en un court laps de temps, ces pasteurs et « prophètes », ignorent allègrement le conseil du Christ qu’ils prétendent servir et qui veut que « il sera plus difficile à un riche d’entrer au Royaume des cieux, qu’à un chameau de passer par le trou d’une aiguille ». Ils réservent soigneusement ces incitations à l’ascèse à leurs fidèles à qui ils recommandent de se dépouiller des « biens de ce monde » pour atteindre le paradis. Et pour les amener à se délester de leurs biens, les méthodes ne manquent pas.  
Entre « séminaires », « croisades de libération », « nuits de prières et de délivrance », « eau bénite », « mouchoirs bénis », « bibles bénites », « brochures d’enseignements », et autres « prières personnelles » et « consultations spirituelles », qui sont tous payants, les techniques sont légion. Il s’ensuit alors un accroissement de la précarité des populations qui peuvent faire le lit d’une déstabilisation sociale globale. 

Des risques certains pour la préservation de l’Etat en Afrique
A l’instar du renouveau charismatique... le pentecôtisme chrétien constitue un réel souci pour la préservation de la stabilité des Etats en Afrique. Avec leur emprise de plus en plus grandissante, les églises réveillées constituent de nos jours un pôles de pouvoir avec lesquels les pouvoirs en place sont obligés de composer voire de transiger (...)
Dans des pays tels que la RDC, l’Ouganda ou encore la Côte-d’Ivoire, l’immixtion de ces « hommes de Dieu » sur la scène politique a engendré ces dernières années des troubles considérables, allant parfois jusqu’aux conflits armés comme on l’a vécu avec les partisans de Bundu dia Kongo ou encore le pasteur Frédéric Bintsamou alias Pasteur Ntumi, en RDC. Les pays africains gagneraient alors à être très vigilants face à ces « bons pasteurs »

 

 

Eglises du réveil

 

 Source : http://gabonreview.com/blog/jesus-un-business-qui-rapporte/

Jésus, un business qui rapporte

De nombreux pasteurs des églises dites du «réveil» mènent grand train ou amassent des fortunes au détriment de leurs adeptes. Ces églises sont bien souvent «de véritables machines à faire du fric en vendant du vent», selon l’expression du présentateur de télévision Steeve Mvé. Démontage rapide de ce système très lucratif.

Prière de transe dans une église du réveil © D.R.

«La religion est l’opium du peuple», écrivait Karl Marx qui pensait que celle-ci est tout d’abord une illusion, un monde fantastique, produit par l’imaginaire et entretenu par ceux qui en profitent, dans lequel l’individu se réfugie pour oublier sa propre misère. C’est sans doute pourquoi, au Gabon, les églises du réveil attirent surtout les démunis, les désaxés, les laissés-pour-compte et les déclassés. C’est aussi pourquoi les classes laborieuses sont celles qui pourvoient le plus d’adeptes à ces sectes, car c’est bien ce qu’elles sont, qui ne peuvent que proliférer dans une société en voie de sous-développement et à l’horizon socioéconomique incertain. Ces églises sont devenues des lieux de spoliation pour ceux qui croient y trouver des solutions à leurs angoisses socioéconomiques, financières ou métaphysiques.

Les églises dites du réveil ont intégré les données modernes de la communication, de la psychologie et de la sociologie. Elles s’en servent pour créer un conditionnement psychologique qui leur permet d’embrigader très vite les néophytes et les personnes déstabilisées.

© D.R.

Généralement, on va dans ces églises parce que l’on rencontre des problèmes d’insertion sociale, des problèmes de santé ou qu’on se trouve confronté à un cas de conscience. Les églises du réveil spéculent donc sur les besoins urgents, obsessionnels, de la population : guérir, avoir un mari ou une femme, travailler, prospérer dans les affaires, avoir un enfant et s’épanouir, mais aussi se protéger des agressions réelles ou imaginaires. Surtout imaginaires. Le néophyte est souvent amené par un parent ou un ami prosélyte afin d’assister à une réunion de prière ou à un office religieux. Dans la plupart de ces églises, les fidèles prennent place dans un temple, souvent de fortune, où ils sont mis en «condition» pendant des heures grâce à la création d’une atmosphère envoutante faite de chants et de psalmodies avant que n’intervienne le prêche du pasteur. Cette prédication est en général une dénonciation véhémente du «monde», c’est-à-dire des us et coutumes de la société et de tout ce qui est en dehors de la vie en Christ, une notion suffisamment floue pour que chacun y mette ses désirs et ses fantasmes. La prestation du pasteur est suivie de prières et de chants qui clôturent le rite, non sans qu’on ne demande aux nouveaux venus de se présenter.

Le mécanisme de captation de l’argent

Quand les nouveaux venus consentent à revenir, ils sont placés au centre d’un tourbillon de réunions de prière, réunions d’étude biblique, tables-rondes et séminaires qui contribuent à les couper du monde et de ses proches. A ce niveau, le nouveau venu contribue déjà aux affaires de la maison en procédant à des offrandes par le dépôt de quelques petits billets (les jetons y étant proscrits) dans l’escarcelle de l’église. Après son adhésion totale, le croyant «né de nouveau», tout en continuant de faire des offrandes, est invité à pratiquer la dîme, c’est-à-dire à contribuer de manière plus effective aux projets de l’église en donnant des sommes d’argent proportionnelles à ses revenus ou à sa fortune, une part de ses revenus pourtant bien maigres pour beaucoup d’entre eux. Les adeptes les plus riches «offrent» quelques millions, les plus démunis se dépossèdent du peu qu’ils ont mais, avec le principe selon lequel «les petits ruisseaux font les grands fleuves», l’église parvient à atteindre des chiffres d’affaires annuels de plusieurs dizaines de millions de francs CFA, beaucoup plus pour celles qui ont prospéré. Car il faut ajouter aux dons des adeptes ceux des organismes et donateurs internationaux.

 

© D.R.

Naturellement, le chef de l’église peut se servir à volonté dans ce trésor et il ne viendrait à aucun fidèle l’idée de demander des comptes à celui par qui s’exprime le Saint-Esprit. Parfois des problèmes surviennent au sein du bureau directeur ou du clergé de l’église, mais ils sont voilés aux fidèles qui ne les découvrent que lorsqu’ils débouchent sur des scissions.

L’action humanitaire et caritative de l’église, bien minime au regard de ses gains, permet de donner l’illusion aux fidèles que le butin amassé est redistribué pour de bonnes causes. Les dividendes de ceux-ci restent dans les promesses, l’espérance et les jolis coups du sort qui sont interprétés comme des miracles, sur lesquels on les fera témoigner pour maintenir à bon régime la machine à fric. Les pasteurs de ces pompes à fric pratiquent, au sens propre, la maxime : «Ce que tu donnes sur Terre, Dieu te le rendra au centuple». Principal avantage, personne ne viendra réclamer son dû.

Un marché captif et facile à spolier

Le fonctionnement de la machine à fric ne s’arrête pas à «l’extorsion» de fonds aux fidèles. Elle se sert également d’eux pour se constituer un marché sur lequel les dirigeants de l’église écouleront leurs productions plus ou moins réelles mais revalorisées à l’extrême par leur caractère sacré. Généralement un des membres du clergé produit un livre, une œuvre vidéo ou musicale qui sera vendue, à coup sûr, aux «frères», objets d’un braquage psychologique pour les pousser acheter, cher, cette marchandise et les produits associés (fascicules, CD, tee-shirts, pins). Ce faisant l’église se constitue un marché sûr, un marché captif sur lequel elle sera toujours assurée d’écouler ses produits même d’importation (Bible, séminaire avec un pasteur étranger invité, etc.).

La pérennité de ce marché est assurée par le respect qu’observe l’adepte face à la Parole «la charité ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal» (1 Corinthiens 13:5).

Ce marché captif est également constitué d’un «cheptel» important de belles femmes dans lequel se servent, en priorité, les encadreurs de l’église. Ensuite, soutenus par ceux-ci, de nombreux adeptes simulent des transes inspiratrices ou prétextent d’un «songe» pour choisir la femme que leur prédestinait le Saint-Esprit. De nombreux jeunes gens ont ainsi trouvé leur conjoint, parfois au détriment d’une vie de couple antérieure ou parallèle à la fièvre religieuse. Cette utilisation du Saint-Esprit à des fins lubriques explique pourquoi bon nombre de pasteurs sont devenus des véritables Don Juan.

© D.R.

Vitrine humaniste du clergé, la charité fonctionne… un peu

Si nombreux jeunes Gabonais qui se terraient dans les bistrots, la débauche ou la délinquance en sont sortis grâce à ce mouvement religieux, il n’est pas certain qu’ils y trouvent un véritable avantage. La plupart sont désocialisés par l’église, déshumanisés, adeptes sans esprit critique ni vie personnelle d’une entreprise d’exploitation indécente.

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Parfois, une petite partie de l’argent accumulé a permis de monter des entreprises (radio ou télévision) qui offrent de l’emploi à quelques Gabonais, ou encore à initier des actions caritatives telles que la distribution de médicaments dans les localités défavorisées, le don de draps et couvertures aux malades hospitalisés, l’aide aux indigents, l’insertion de certains croyants dans le monde du travail, etc. L’église dénommée Béthanie, par exemple, a créé, au début des années 90, un centre médico-social au quartier Nzeng-Ayong de Libreville.

Le «Charity business», qui désigne les pratiques nouvelles de financement, de gestion, de communication des églises, associations et ONG, fonctionne. Mais dans le cas de l’exploitation religieuse, avant d’apporter réconfort et soins d’urgence à quelques démunis, il enrichit d’abord, et de façon scandaleuse, ceux qui le mettent en place et le gèrent. Le business est d’autant plus rentable qu’il est fondé sur des dons en liquide, échappe à tout contrôle, ne s’acquitte pas de taxes ou d’impôts et s’appuie sur un réseau de fidèle parfois si bien introduits qu’il agit en toute impunité.

 

 

 Brésil: des pasteurs évangéliques très fortunés…

 

InfoCatho.be

24/01/2013

La parution, le 17 janvier dernier, dans la revue Forbes des richesses accumulées par les plus fameux pasteurs brésiliens des diverses communautés évangéliques du Brésil est au centre de tous les commentaires dans ce pays. En rappelant que « la religion a toujours été une bonne affaire », l’hebdomadaire américain souligne que, dans le pays qui compte pourtant toujours le plus grand nombre de catholiques au monde, les évangéliques excellent dans l’art de traduire en espèces sonnantes et trébuchantes le formidable essor de ces mouvements.

A la tête d’une fortune de 2 milliards de réais (725 millions d’euros), Edir Macedo, fondateur et leader de l’Eglise Universelle du Règne de Dieu, est le pasteur évangélique le plus riche du Brésil. Outre les donateurs et les fidèles, cette fortune a été amassée grâce à la vente de 10 millions de livres, tous extrêmement critiques à l’égard des catholiques et des religions afro-brésiliennes, dans un pays où la tolérance religieuse est pourtant inscrite dans la Constitution.


Le plus gros coup financier d’Edir Macedo, propriétaire entre autre d’un jet privé évalué à 32 millions d’euros, reste néanmoins à ce jour l’acquisition, dans les années 1980, de Record, la deuxième plus importante chaîne de télévision du pays. Une présence dans les médias renforcée, durant la décennie suivante, par le lancement de l’hebdomadaire « FolhaUniversal », tiré à 2,5 millions d’exemplaires, et de la maison d’édition musicale « Record news ».

Pasteurs « dissidents » et fortunés

Ex-membre de l’Eglise Universelle du Règne de Dieu, Valdemiro Santiago possèderait pour sa part un trésor de guerre évalué à près de 147 millions d’euros. Suite à un différent avec Edir Macedo, le pasteur a fondé en mars 1998 l’Eglise Mondiale du Pouvoir de Dieu, qui revendique aujourd’hui quelques 900.000 fidèles et plus de 4.000 temples ornés d’immenses portraits de son fondateur.

Avec un magot estimé à 110 millions d’euros, SilasMalafaia, fondateur et dirigeant de l’Assemblée de Dieu est incontestablement le plus polémique, notamment pour ses prises de positions radicales à l’égard des communautés homosexuelles. Des positions qu’il défend en particulier via son compte twitter pour lequel il revendique 440.000 abonnés.

Déjà chanteur, compositeur et télévangéliste, Romildo Ribeiro Soares, connu comme R. R. Soares, est quant à lui le plus médiatique de tous les pasteurs évangéliques brésiliens. Toujours beau-frère d’Edir Macedo, il a cependant quitté l’Eglise pour fonder, en 1980, l’Eglise Internationale de la Grâce de Dieu. R.R. Soares est en effet l’un des visages les plus familiers du petit écran. Une visibilité qui paie puisque, celui qui s’est auto intitulé « missionnaire » possède, selon Forbes, une fortune personnelle de plus de 91 millions d’euros.

Vocations et formations intensives

La réussite financière de ces pasteurs – la liste est loin d’être exhaustive – suscite des … vocations. Devenir pasteur constitue d’ailleurs le rêve de nombreux Brésiliens. Un rêve accessible au plus grand nombre, car, au contraire de la plupart des églises protestantes qui requierent de leurs pasteurs un niveau d’études correct, les communautés néo pentecôtistes proposent des cours intensifs et en quelques jours seulement pour « former » des pasteurs pour un coût inférieur à 266 euros.

Un marché prometteur

Un investissement pouvant se révéler lucratif au regard du potentiel du Brésil. D’après l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques (IBGE) les évangéliques représentent 22% de la population (soit plus de 42 millions). Et le marché est porteur puisque, chaque année, entre 2000 et 2010, ces églises évangéliques, dont la spiritualité s’appuie sur la « théologie de la prospérité » – qui enseigne qu’en plus du salut, le Christ promet et assure à ceux qui mettent en œuvre leur foi, la richesse matérielle, la santé et le succès,- ont accueilli plus de 1 millions de nouveaux fidèles.

Jean-Claude Gerez/Apic

http://info.catho.be/2013/01/24/bresil-des-pasteurs-evangeliques-tres-fortunes/

 

 

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