Témoins de Jéhovah

 

 

 

Libre de mourir

 

Il arrive, parfois, que le gouvernement ne soit pas responsable. Que même lorsqu'une tragédie est absurde et évitable, elle ne se règle pas par une loi.

 

La Presse (Québec) 27.10.2016, PAUL JOURNET. L'horrible décès d'Éloïse Dupuis en a hélas fourni une nouvelle preuve. Il y a deux semaines, la témoin de Jéhovah accouche par césarienne à l'hôpital Hôtel-Dieu de Lévis. Malgré son hémorragie, elle refuse une transfusion sanguine à cause de son dogme. Le bambin a survécu. Pas elle.

 

Deux enquêtes ont été déclenchées. Celle du coroner déterminera les causes du décès, et celle de la police vérifiera s'il y a eu négligence criminelle. Pour l'instant, les témoignages sont contradictoires. Mme Dupuis avait signé sa carte pour refuser une transfusion. Selon une version, elle aurait réitéré ce souhait avant de mourir. Mais selon sa tante, les traitements (médicaments et opération) ainsi que l'influence des témoins de Jéhovah l'ont empêchée de prendre une décision libre et éclairée. En attendant le résultat des enquêtes, la Coalition avenir Québec (CAQ) demande au gouvernement de changer la loi. Elle veut que les juges valident le consentement d'un patient lorsque des raisons religieuses sont invoquées pour refuser un traitement. Or, tout indique que cette solution serait inapplicable et même nuisible. On comprend la CAQ de ne pas hausser les épaules en assimilant ce décès à une simple manifestation de la liberté de choisir. Et le parti de François Legault a raison de braquer les projecteurs sur la manipulation des dévots fervents. Le Soleil a rapporté la semaine dernière qu'une escouade spéciale des témoins de Jéhovah veille à ce qu'aucun membre n'accepte une transfusion. Sinon, il sera expulsé - quoique l'expulsion doit être plus difficile à exécuter quand la personne en question meurt. Tout cela pour une interprétation ridicule de passages de la Bible que ce groupe ne suivait même pas à ses débuts... Mais on ne peut empêcher sans raison une personne de refuser un traitement. En effet, ce refus n'est pas une exception accordée aux croyants. C'est un droit que possède tout adulte, athée ou croyant. Il découle de l'autonomie inviolable du patient, protégée par plusieurs lois. Ce principe fonde d'ailleurs l'aide médicale à mourir. Le consentement doit toutefois être libre et éclairé. Pour le vérifier, les hôpitaux utilisent déjà des comités formés de médecins et autres spécialistes. Ils doivent s'assurer entre autres que le patient n'est pas inapte ou manipulé. Confier cette décision à un juge ne ferait qu'alourdir ce processus. Elle devrait être prise par le médecin, celui qui connaît le mieux le patient et son entourage. La religion n'est pas ce qui permet un refus de traitement. Mais devrait-elle par contre enlever ce droit ? En théorie, on pourrait soutenir qu'un membre d'une secte est par définition endoctriné, à un point tel que son consentement n'est pas libre. Or, un tel jugement serait tout à fait inconstitutionnel, car il retirerait les droits fondamentaux d'un groupe à cause de ses croyances. Et il plongerait l'État dans des débats théologiques insolubles. Il faudrait en effet déterminer quels dogmes religieux sont compatibles avec la raison. On en aurait encore pour quelques siècles à en débattre...

 

Depuis les « estrades », on peut penser que les médecins n'en font pas assez pour protéger les patients contre eux-mêmes. Ce serait toutefois oublier qu'ils sont les premiers à être troublés par ces cas désespérants, et aussi qu'ils ont les mains liées par la jurisprudence. En 1990, la Cour d'appel ontarienne a donné raison à une témoin de Jéhovah qui avait poursuivi son médecin pour lui avoir sauvé la vie ! Inconsciente après un accident de voiture, elle avait reçu une transfusion sanguine, même si elle avait auparavant signé sa carte de refus. La CAQ a raison de braquer les projecteurs sur ces dogmes qui tuent, mais la solution ne passe pas par une loi, à moins de vouloir s'attaquer à l'autonomie des patients et à l'aide médicale à mourir.

 

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/paul-journet/201610/24/01-5033733-libre-de-mourir.php

 

 

 

Une «police du sang» qui a le bras long

 

Le Soleil (Québec), 18.10.2016 - IAN BUSSIÈRES - Qualifié de «police du sang» par certains, le Comité de liaison hospitalier des Témoins de Jéhovah a le bras long, selon trois ex-membres du mouvement, lorsqu'un témoin est hospitalisé et que la question d'une transfusion sanguine pourrait se poser.

 

Dans un document interne destiné seulement au «Collège des Anciens» des Témoins de Jéhovah et dont Le Soleil a obtenu copie, on donne la liste des 30 membres québécois du Comité de liaison hospitalier. On invite les Anciens à ne pas hésiter à appeler le Comité rapidement concernant «tous les cas médicaux» qui pourraient soulever la question d'une transfusion sanguine. Auparavant, on demande toutefois de s'assurer que le patient est baptisé, de trouver la nature de sa condition médicale et d'obtenir l'information correcte pour la famille et les parents. Dans le cas d'Éloïse Dupuis, décédée la semaine dernière à l'Hôtel-Dieu de Lévis, des amies de la jeune femme avaient mentionné aux médias la présence de membres haut placés des Témoins de Jéhovah dans sa chambre au cours des derniers jours et des dernières heures de sa vie.

 

Pression. Pour Jonathan Lavoie, un ex-témoin de Jéhovah maintenant établi à Québec dont le frère est mort en 2007 après avoir refusé une transfusion, le Comité a ni plus, ni moins comme mission de faire pression sur les membres hospitalisés, leur famille et le personnel hospitalier. «Il y a des avocats qui font partie du Comité. Moi, quand mon frère a été hospitalisé, aucun membre du personnel médical n'a accepté de me parler avant que je dise que je n'étais pas témoin. Ils avaient trop peur des poursuites», affirme celui qui a créé le site www.watchtowerlies.com, très critique envers le mouvement religieux. M. Lavoie se souvient même d'avoir, à l'âge de 15 ans, ainsi «veillé» en compagnie de son beau-père sur une dame de 60 ans qui venait d'être opérée. «On nous a rappelé les consignes générales et donné des numéros de téléphone à appeler si le personnel de l'hôpital tentait une transfusion», explique-t-il en soulignant que, finalement, l'opération s'était bien déroulée et que la sexagénaire n'avait pas eu besoin de sang. Un Américain de 49 ans qui se présente sous le pseudonyme de John Redwood indique pour sa part au Soleil que les membres du Collège des Anciens se rendent régulièrement à New York afin de recevoir des formations sur la façon d'interagir avec les médecins. 

 

Depuis 1945. «Il ne faut pas oublier que cette religion existe depuis les années 1870, mais que les transfusions sanguines ne sont interdites que depuis 1945 et qu'elles ne constituent un motif d'expulsion que depuis 1961. En 1980, le terme a été changé pour dissociation alors qu'on a fait peser la responsabilité sur le membre, qui est réputé se dissocier du mouvement s'il accepte du sang», souligne M. Redwood. Le Britannique Lloyd Evans, un ex-membre du Collège des Anciens qui a été apostasié et dirige aujourd'hui le site Web www.jwsurvey.org, explique pour sa part que c'est durant les années 80 que le Comité de liaison hospitalier a pris naissance. «C'est un groupe d'élite d'Anciens qui ont accès à du matériel qu'ils peuvent utiliser pour communiquer avec le personnel de l'hôpital», explique-t-il. «Vous savez, il y a des médecins qui vont tenter de convaincre un patient de recevoir une transfusion sans que personne d'autre ne le sache. L'un des buts du Comité est justement de maintenir une présence et une pression pour éviter que ça arrive, explique M. Evans. Je suis heureux de n'avoir jamais été dans ce Comité car, aujourd'hui, j'aurais l'impression d'avoir joué un rôle dans la mort de certaines personnes», enchaîne-t-il.

 

M. Evans estime qu'on peut évaluer à «des milliers» le nombre de décès de témoins de Jéhovah ayant refusé de recevoir du sang. «En 2011, une étude réalisée en Nouvelle-Zélande sur 206 patients souffrant d'anémie sévère, dont la moitié étaient témoins de Jéhovahet avaient refusé une transfusion, a démontré que 21 témoins étaient finalement décédés contre seulement deux non-témoins. C'est 10 fois plus de décès!  «L'ironie de ce comité, c'est que les Témoins disent toujours que la décision [de refuser une transfusion] est personnelle. Alors pourquoi ont-ils besoin d'un comité toujours prêt à intervenir à l'hôpital?» conclut M. Evans.

 

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201610/18/01-5031836-une-police-du-sang-qui-a-le-bras-long.php

 

 

 

Une justice parallèle pour les Témoins de Jéhovah pédophiles

 

ICI.Radio-Canada.ca 01.12.2016, par Pasquale Turbide d'Enquête. Ils sont polis et cognent à votre porte le samedi matin…Saviez-vous que les Témoins de Jéhovah ont leur propre système de justice? Des tribunaux internes qui interprètent la Bible de façon stricte… et qui ont parfois pour effet de protéger des pédophiles. Mélanie Poirier avait 10 ans lors de son premier cours de piano. La séance a duré une heure et elle a changé sa vie. C’est ce jour-là que son professeur l’aurait agressée sexuellement pour la première fois. « Semaine après semaine, à tous les cours de piano, il se masturbait devant moi. Et il me demandait de le toucher », se souvient-elle. Pendant ce temps, son père attendait dans la pièce à côté, sans savoir ce qui se passait. Les cours de piano ont duré cinq ans, et les agressions présumées aussi, selon Mélanie, qui ne se sentait pas capable de dénoncer son professeur, Témoin de Jéhovah lui aussi : « Si j’étais allée raconter cette histoire seule, ça n’aurait rien donné du tout. Je n’aurais pas été crue, les anciens ne se seraient même pas arrêtés à écouter mon histoire ». Les « anciens » sont un groupe d’hommes qui forme le premier palier de la structure de pouvoir des Témoins. Elle conservera son secret près de 20 ans jusqu’à ce qu’elle rencontre une autre victime présumée de son professeur de piano. Ensemble, elles le dénonceront à leur congrégation. Un « comité judiciaire » est alors convoqué pour chacune. Il s’agit d’un tribunal interne où un panel de trois anciens doit déterminer si des principes bibliques ont été enfreints. Les dénonciations, à la police ou à la Direction de la protection de la jeunesse, ne sont pas expressément interdites. Mais elles ne sont pas encouragées à moins que les lois locales ne les rendent obligatoires. Avant d’obtenir justice devant les siens, Mélanie devra toutefois subir une autre épreuve : confronter son présumé agresseur, un décret basé sur une citation biblique. « Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. »  - Mathieu 18:15

 

« Je pensais que ça serait difficile. Ça n’a pas été difficile. Ça a été la catastrophe », se rappelle-t-elle. Son professeur était un ancien, l’un des membres les plus influentsde la congrégation en banlieue de Montréal à laquelle appartenaient aussi Mélanie et sa famille. Ce sont les anciens, des ministres laïques, qui guident la congrégation et mènent la prière. Ils décident aussi du sort des fidèles accusés de péchés graves, et peuvent recommander leur expulsion. Mais grâce au témoignage de Mélanie, et à celui de la seconde présumée victime, son professeur est banni des Témoins de Jéhovah, la punition usuelle pour les délits graves. Elle devra toutefois le confronter trois fois, car deux appels ont été nécessaires. Son professeur a été rapidement réintégré dans une autre congrégation. Pourtant, il n’a jamais avoué ni démontré de repentir, des conditions nécessaires à sa réintégration. Pour Mélanie et son père Benoît, ce retour en grâce ajoute l’insulte à l’injure. Selon Mélanie, les Témoins de Jéhovah sont toujours une organisation dangereuse pour les enfants. « Je me dis qu’en ce moment, il y a des enfants qui sont en danger avec ce qui se passe dans les comités quand une victime va parler. C’est la parfaite place pour un pédophile pour se cacher. » – Mélanie Poirier

 

Nous avons contacté l’ancien professeur de piano de Mélanie. Il a nié ces allégations et a refusé de répondre à nos questions. Une plainte à la police de Laval a été déposée contre lui il y a quelques semaines…

 

Agressée pendant plusieurs années par une personne de son entourage, Marie-Claude Lavoie avait 14 ans lorsqu’elle s’est confiée à des copines Témoins de Jéhovah comme elle. À l’époque, un comité judiciaire est convoqué, auquel son présumé agresseur ne sera pas convié, car il n’est pas Témoin lui-même. Marie-Claude doit donc se présenter seule, sans l’appui de sa mère. Les femmes n’ont pas le droit d’assister à ces comitésni d’accéder à quelque poste décisionnel que ce soit. Les trois anciens, tous dans la quarantaine, auraient commencé la rencontre en lui rappelant qu’elle aurait dû se battre jusqu’à la mort et qu’elle ne semble pas assez traumatisée. Les choses ne seraient pas améliorées par la suite. On lui demande de tout raconter… et même plus.

 

« Est-ce que tu as aimé ça ? », une question humiliante, mais qui ressemble étrangement à une autre question que les anciens étaient tenus de poser dans ce genre de forum. La question numéro 9 du formulaire Abus sexuel d’enfant : « Combien d’anciens estiment que la victime est à blâmer ou a volontairement participé aux actes? »

 

Une copie d’un formulaire plus récent doit être envoyée au quartier général des Témoins de Jéhovah de chaque pays lorsqu’une victime fait des allégations de ce type.

 

La « règle des deux témoins », un des principes fondamentaux des Témoins de Jéhovah : il faut deux témoins – ou un aveu - pour qu’une dénonciation soit retenue par les anciens. « Un seul Témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché. » (Deutéronome 19:15).  C’est ce qu’a constaté - avec horreur - la mère d’un petit garçon de cinq ans qui aurait été victime d’agression sexuelle par un ancien lors d’un voyage de pêche avec son père. Elle nous raconte le retour de son fils et ce qu’il aurait subi ensuite… Personne n’avait été témoin des incidents et l’abuseur présumé n’a pas été inquiété.

 

La mère a contacté les autorités, puis a retiré son signalement, craignant de traumatiser son fils à nouveau. Incapable d’accepter la décision des anciens, elle a fini par quitter les Témoins de Jéhovah. Son fils en fait toujours partie et elle n’a plus de contact avec lui.

 

Ceux qui salissent l’organisation. Mélanie et son père Benoît ne sont plus Témoins de Jéhovah. Benoît, lui-même ancien pendant plus de 10 ans et ex-ami de l’agresseur, ne s’est jamais remis de la façon dont sa fille a été traitée par l’organisation. Il lance aujourd’hui un émouvant appel à ceux et celles qui hésitent encore à parler.

 

Qui sont-ils? Les Témoins de Jéhovah sont un mouvement religieux apocalyptique, qui fait la promotion d’un mode de vie conservateur basé sur le respect des principes bibliques. Ses fidèles sont convaincus que la fin du monde, l’Harmaguédon, est à nos portes. Ils se mélangent peu au reste de la société, mais ne vivent pas dans des communautés fermées. En général, leurs enfants fréquentent les écoles de leur quartier.... C’est un mouvement hautement hiérarchisé. Il est contrôlé par la société Watchtower, dont le quartier général était situé dans le quartier new-yorkais de Brooklyn, jusqu’à son récent déménagement dans une partie plus rurale de l’État. Watchtower vaut plus d’un milliard de dollars. C’est un empire financier construit sur un impressionnant portefeuille immobilier et sur la publication des célèbres magazines La Tour de garde.

 

Les instructions aux fidèles émanent du Collège central, un groupe de sept hommes âgés considérés comme le canal de Dieu sur Terre. Ces instructions, qui régissent les moindres aspects de la vie des Témoins, font l’objet de révisions constantes contenues dans des documents confidentiels destinés aux fidèles, et surtout aux anciens.

 

Chaque salle du Royaume, leurs lieux de cultes, contient des dossiers sur les transgressions des fidèles, mais qui leur sont inaccessibles. Les rares dossiers obtenus l’ont été grâce à des mandats de perquisition…

 

En Australie, une commission royale d’enquête a fait une découverte étonnante en ouvrant les dossiers d’agressions sexuelles présumées conservés dans les coffres du quartier général des Témoins de Jéhovah de Sydney. Sur 1006 cas d’abuseurs sexuels présumés, aucun n’avait été dirigé vers la police ou la protection de l’enfance. En Californie, la cour a ordonné cette année à la société Watchtower de remettre sa liste de pédophiles, construite à partir des documents détenus par la société. Depuis 1997, la direction des Témoins exige que chaque dénonciation d’un fidèle soupçonné de pédophilie soit envoyée au quartier général. Dans un mémo confidentiel aux anciens, Watchtower leur demande même d’envoyer ces informations dans des « enveloppes bleues spéciales ».

 

C’est d’ailleurs en Californie que la première décision civile reconnaissant la responsabilité des Témoins de Jéhovah dans l’abus sexuel d’un enfant a été rendue. Des dommages de 28 millions de dollars – réduits en appel - ont été accordés à la plaignante Candace Conti, agressée par un Témoin pédophile connu qui faisait du porte-à-porte avec elle. Depuis le 1er août 2016, certains assouplissements ont été décrétés dans les instructions aux anciens. Par exemple, une victime d’abus sexuels ne serait plus obligée de confronter son agresseur présumé. Nous avons rejoint le quartier général des Témoins de Jéhovah à Toronto. On a refusé de répondre à nos questions et on nous a redirigés vers leur site Internet.

 

 http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/special/2016/12/temoins-jehovah-agressions-sexuelles-pedophilie-temoignages/

 

 

 

Le Havre : ancien Témoin de Jéhovah, Alexandre Cauchois crée l’Association d’information sur le risque sectaire (AIRS) -                  http://risquesectaire.org/

 

paris-normandie.fr  21/11/2016 - Ancien adepte des Témoins de Jéhovah et auteur du livre Histoire insolite et secrète des Témoins de Jéhovah (2015), Alexandre Cauchois vient de fonder l’Association d’information sur le risque sectaire

 

Pourquoi cette initiative ? N’existe-t-il pas déjà les ADFI, les Associations de défense des familles et de l’individu ? « À Rouen et à Caen, les ADFI sont ouvertes quelques heures chaque semaine, mais au Havre il n’y avait rien, ni aucune association d’information sur les problèmes sectaires. L’AIRS veut créer des outils d’information pour le grand public, les médias, les élus et les décideurs. Beaucoup de mensonges sont répandus par les sectes et nous voulons éclairer les gens sur les problématiques. Il y aura des livres, des conférences et des tracts. Tous les bénéfices de mon premier livre et du deuxième, qui va paraître en décembre, iront à l’association. »

 

Des sectes sont-elles présentes et actives au Havre ? « Il y a aujourd’hui des petits groupes qui tiennent un discours qui peut être dangereux, comme le coaching, les psycho-énergéticiens. Par exemple, on vous dit d’arrêter votre traitement contre le cancer. On commence à prendre le pouvoir sur une personne et ce pouvoir, qu’est-ce qu’on en fait ? Je pense aussi, naturellement, aux Témoins de Jéhovah. Mon prochain livre, Témoins de Jéhovah : paradis pour pédophiles, a été conçu à partir de témoignages, de livres et d’informations collectées sur le Net. C’est un très gros problème. Les cas de pédophilie sont cachés au grand public et aux membres de la congrégation. Pour des sanctions en interne, il faut au moins deux témoins, ce qui n’existe pas ! L’enfant doit expliquer dans le détail à trois hommes - il n’y a pas de femme - ce qui s’est passé, le dialogue n’est pas enregistré et l’enfant ne peut pas être accompagné. Quant à d’éventuelles dénonciations aux autorités, officiellement il y en a, et quand il y a un problème en local, ils doivent appeler le siège, mais dans les faits il n’y en a pas et on paie le silence des victimes. »

 

On pense aux drames comparables que connaît l’Église catholique et qui continuent de défrayer la chronique... « Benoît XVI a beaucoup fait et s’est excusé plusieurs fois, mais les Témoins de Jéhovah, eux, refusent complètement de reconnaître le problème. Alors qu’en Australie, où l’on compte 75 000 Témoins de Jéhovah, 5 000 enfants ont subi des attouchements, et un procès est en cours depuis deux ans. »

 

PRATIQUE - Une collecte de fonds est lancée pour financer les frais des conférences en France ou à l’étranger et la sortie du nouveau livre d’Alexandre Cauchois. Il donnera demain mercredi à 18 h une conférence au Cardinal, 107 bd de Strasbourg (entrée libre) : « Témoins de Jéhovah, le refus de soins qui mène à la mort ».

 

Contact pour les adhésions et les dons : fr.ulule.com/association-risque-sectaire - 

 

 http://www.paris-normandie.fr/region/le-havre--ancien-temoin-de-jehovah-alexandre-cauchois-cree-l-association-d-information-sur-le-risque-sectaire-FI7479502#.WDQDOLLhDGg

 

 

Australie ... et pédophilie chez les Témoins de Jéhovah

COMMISSION ROYALE AUSTRALIENNE   15.09.2016 –  Source : http://jw-verite.org/actualite-des-temoins-de-jehovah/92-commission-royale-australie-pedophilie-temoins-de-jehovah.html

Au final, ce sont 1.659 dossiers qui ont été constitués contre les pédophiles australiens de la Watchtower, et la Commission Royale vient de faire savoir qu'agissant en tant que "Procureur", elle vient de transmettre ces 1.659 dossiers, aux forces de Police. Imaginez ce qui se passerait dans les médias du monde entier si, dans un seul pays, on avait découvert 1.659 prêtres pédophiles ! Mais curieusement, quand cela concerne une secte, infiniment plus petite que l'Église catholique, et qui devrait donc avoir infiniment moins de cas de pédophilie avérés, là, pas un mot Pas un seul journal d'expression francophone n'a dérogé à la règle de l'omerta et n'a exposé cet immense scandale aux yeux du grand public. M. Angus Stewart, avocat principal au service de la Commission, a publié ses conclusions. En voici quelques extraits :
Source :
http://jw-verite.org/actualite-des-temoins-de-jehovah/92-commission-royale-australie-pedophilie-temoins-de-jehovah.html

A propos du collège central "porte-parole de Dieu sur terre"

Nous lisons à la page 11 §15 :

"Quand il lui a été demandé si les membres du collège central se voyaient comme les "porte-paroles de Jéhovah Dieu sur terre", M. Jackson n'a pas répondu à la question, répondant à la Commission Royale qu'il "serait plutôt présomptueux de dire que nous sommes les seuls porte-paroles que Dieu utilise". L'humilité professée par M. Jackson n'est pas, cependant, soutenue par les propres publications de l'organisation des Témoins de Jéhovah…

Ce que révèlent les fichiers de la Watchtower

Nous lisons page 20 à partir du §53 : "Depuis 1950, Watchtower Australia a enregistré les allégations, rapports et plaintes au sujet d'agressions sexuelles sur mineurs à l'encontre de 1006 membres de l'organisation des Témoins de Jéhovah d'Australie. Ces allégations, rapports et plaintes concernent au moins 1800 prétendues victimes d'abus sexuels sur mineurs. Les fichiers révèlent que 579 d'entre ceux contre qui des allégations ont été faites ont confessé avoir commis des abus sexuels sur mineurs. Sur les 1006 membres contre lesquels des allégations d'abus sexuels sur mineurs ont été faites, 108 étaient anciens ou assistants ministériels au moment des faits supposés (...). Les fichiers révèlent aussi que 28 abuseurs accusés ont été nommés anciens ou assistants ministériels après avoir fait l'objet d'une allégation d'agression sexuelle sur mineur. Enfin, les fichiers révèlent que 401 supposés abuseurs ont été excommuniés en rapport avec l'accusation d'abus sexuel et que 230 d'entre eux ont ensuite été réintégrés. 78 parmi les excommuniés l'ont été à plusieurs reprises pour des allégations d'abus sexuels sur mineurs." 

A propos du rapport des faits à la police

Nous lisons page 21 §61 : "L'analyse conduite par l'équipe de la Commission Royale a montré que sur les 1006 supposés agresseurs sexuels d'enfants identifiés par l'organisation des Témoins de Jéhovah en Australie, aucun n'a été rapporté à la police ou à toute autre autorité civile par l'organisation des Témoins de Jéhovah"

A propos de la règle des deux témoins

Nous lisons la conclusion F42 page 79 : "Les règles qui veulent qu'au moins deux témoins oculaires pour un même incident soient requis en l'absence de confession de l'accusé: …signifient que dans le cas des abus sexuels sur mineurs, qui ont lieu quasi-invariablement en privé, très souvent aucune charge ne pourra être retenue à l'encontre de l'accusé … mettent en danger les enfants au sein de l'organisation des Témoins de Jéhovah puisque bien souvent rien n'est entrepris à l'encontre du pédophile.  Voici quelques points principaux retenus. Bien entendu il est très difficile de résumer ces 132 pages en quelques paragraphes et je vous invite à consulter par vous-même le document publié (lien en fin d'article). Aidez-vous de Google traduction au besoin si vous ne lisez pas l’anglais)

Rappelons que ces conclusions ne sont qu'une étape supplémentaire vers le jugement et l'éventuelle condamnation de la société Watchtower en Australie. Ces conclusions, ainsi que les arguments contradictoires de la société des Témoins de Jéhovah, devront d'abord passer entre les mains du juge…

Liens utiles

Site officiel de la Commission Royale d'Australie : http://www.childabuseroyalcommission.gov.au/case-study/636f01a5-50db-4b59-a35e-a24ae07fb0ad/case-study-29,-july-2015,-sydney.aspx

Conclusions de l'avocat principal : http://jw-verite.org/images/Documents/Submissions-of-Senior-Counsel-Assisting-the-Royal-Commission.pdf

Réfutations de la société Watchtower : http://jw-verite.org/images/Documents/Submissions-on-behalf-of-Watchtower-Bible-and-Tract-Society-of-Australia.pdf

 

 

 

Pédophilie Australie

 

05/05/2016 - En Australie, une Commission royale qui a enquêté sur les abus et viols commis dans le pays par des membres de différentes organisations (Témoins de Jéhovah mais aussi Église Catholique, Armée du Salut etc.) a rendu, en septembre 2015, un avis rapporté (en anglais) par le journal britannique Guardian.  Le montant minimal de l'indemnité à verser à chaque victime serait de 10 000 dollars australiens jusqu'à 200 000 dollars maximum, avec une moyenne de 65 000. En fonction de leur nombre, la Commission a estimé le montant total de l'indemnisation due aux victimes à 4 milliards de dollars australiens dont 1,25 milliards seraient payés par l’État fédéral parce qu'il a échoué dans son devoir de protection. Il resterait en moyenne à la charge de chaque organisation incriminée une moyenne de 68.5% de l'indemnité due à chaque victime, même si elle lui a déjà versé quelque chose.

 

Sachant qu'un cabinet d'avocat mène une action de groupe de 1700 cas de victimes de membres de la filiale australienne de la Watchtower Society, celle-ci devrait payer au cours actuel environ 51.5 millions d'euros ! C'est peu au regard des sommes à payer aux États -Unis qui se montent à plusieurs millions d'euros par victime...

 

http://www.theguardian.com/australia-news/2015/sep/14/national-child-sexual-abuse-redress-scheme-needed-says-royal-commission

 

 

 

 

La Commission de contrôle des associations caritatives de Grande Bretagne souhaite entendre les victimes de la Société des témoins de Jéhovah.


Par Alexandra James 19.04.2016. La Commission de contrôle de Grande Bretagne est une agence qui surveille et enquête sur toute suspicion d'abus ou faute d'administration dans un organisme à statut d'association caritative. Comme il apparaît dans cet article, la Commission a commencé à envisager une enquête concernant les témoins de Jéhovah sur les années passées, ce contre quoi la Watchtower s'est battu en justice. En mars dernier, la Commission a reçu un jugement favorable lui permettant de se lancer dans cette enquête. Ce matin, le chef enquêteur Jonathan Sanders a envoyé un e-mail à ce sujet comme suit :

 

…Nous progressons dans nos enquêtes concernant la protection  des œuvres caritatives liées aux T de J; je suis content de pouvoir dire qu'en plus nous progressons dans l'envoi des plaintes que nous avons reçues concernant l'emprise et les bénéfices réalisés par la Watchtower Bible and Tract Society of Britain (Société des témoins de Jéhovah Britannique)…

 

Je voudrais demander aux personnes ayant une expérience concernant les points suivants de me faire savoir si elles seraient prêtes à me rédiger un témoignage écrit…permettez-moi de nouveau de vous assurer que les informations que vous nous avez données sont inestimables pour nous aider à améliorer nos enquêtes…

 

Jonathan Sanders, Senior Investigator - Investigations Monitoring & Enforcement - Charity Commission

 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   -   www.charitycommission.gov.uk

 

Traduction Catherine Lefèvre

 

https://jwvictims.org/2016/04/19/the-uk-charity-commission-asks-to-hear-from-victims-of-the-watchtower-society/

 

 

 

Pédophilie. Des documents secrets de la Watchtower (Société des témoins de Jéhovah) exigés une nouvelle fois dans une nouvelle affaire judiciaire aux États-Unis.

 

Posté le 25 Avril, 2016 (Extraits) :D'après Reader de San Diego 24.04.2016 -  Gonzalo Campos : Témoin de Jéhovah et pédophile…La semaine dernière, nous avions rapporté le dernier développement judiciaire concernant le procès de José Lopez contre la Watchtower Bible and Tract Society. Lopez a été la victime d'un "ancien" (ou pasteur : Note de GEMPPI), Témoin de Jéhovah et pédophile : Gonzalo Campos…Une autre victime d'abus sexuel de Campos a présenté les mêmes allégations devant un tribunal.Son nom est Osbaldo Padron. Le journaliste Dorian Hargrove rapporte dans READER de SAN DIEGO que Padron affirme que son abus a eu lieu en 1994, après celui de Lopez, ce qui confirme bien que l'organisation Watchtower était déjà au courant que Campos était un violeur d'enfant en série. Comme, les anciens de la Watchtower n'auraient pas appliqué la loi, Campos continua de servir comme ancien, lui donnant ainsi la possibilité de mener à bien ses attaques sur Padron.

 http://www.sandiegoreader.com/news/2016/apr/24/ticker-tough-build-jehovahs-witness-sex-abuse-case/ 

 Hargrove rapporte :

 Padron a déposé plainte en Septembre 2013. Depuis cette plainte... les responsables de l'église et leurs avocats ont été négligeant et n'ont pas retourné les documents demandés, en dépit d'une ordonnance du tribunal de Mars 2015 les contraignant à le faire.  Non seulement la Watchtower étaient pleinement consciente des actes de Campos mais elle n'a rien fait pour protéger les enfants, ni même prévenu les autorités. Il a été allégué que les documents détenus par la Watchtower prouvaient cette accusation; ces documents qui listaient des dizaines de milliers de présumés agresseurs d'enfants Témoins de Jéhovah ont tout simplement été classés.

 L'existence de ces documents est un élément de plus dans le procès. Pour Lopez, le juge a décidé que ces documents, s'ils existent, sont vitaux pour prouver le degré d'implication de la Watchtower, et sa culpabilité. 

 En réponse, les avocats de la Watchtower ont admis que ces documents existent, mais ils ont finalement refusé de les produire, allant même jusqu'à rejeter l'injonction directe de la cour les ordonnant de le faire.

 Maintenant, il semble que le cas Padron prenne le même chemin juridique avec une légère différence;  il semble que la Watchtower aurait effectivement fournit certains documents, en les expurgeant si profondément que leur utilisation est quasiment impossible.

 Hargrove explique:

 "... La Watchtower a produit des documents dont les noms des victimes, des anciens, des auteurs, des congrégations (adresses et coordonnées), des villes (où l'abus a eu lieu), des organismes qui ont enquêté, et d'autres pièces, ont été retirés du document nouvellement déposé à la cour". "Les modifications apportées sont si grandes que la demanderesse ne peut pas en faire usage. La demanderesse a présenté un échantillon de ces documents expurgés pour que la cour donne son avis. Chacun a convenu que les censures faites sont si importantes que cela empêche le demandeur de les utiliser.

 « Ce tribunal a estimé que les documents demandés étaient sensibles et indispensables, et que leur production ne demandait pas une charge trop importante de travail. Ce tribunal a également abordé spécifiquement une troisième partie concernant la confidentialité, en déclarant : 'Toute, les informations concernant les identités des tiers (agresseurs et victimes) devaient être retirées des documents pour répondre au respect de la vie privée »

 Il signale également que l'équipe juridique de Patron ira devant le tribunal le vendredi 29 Avril pour présenter la motion suivante : Dans une requête à la cour, l'avocat de Padron, Irwin Zalkin, dit que le tribunal doit faire preuve de fermeté et de détermination vis-à-vis de l'église et prononcer des sanctions exemplaires contre les dirigeants de l'église ainsi que leurs avocats s'ils ne suivent pas les injonction de la cour. Si cela était accordé, les sanctions imposeraient des amendes à l'église pour chaque jour de retard, si elle refusait de remettre les documents. Si les documents ne sont pas remis après un laps de temps raisonnable, le juge pourrait rendre un jugement par défaut contre la Watchtower, la congrégation de "Playa Pacifique", et Campos.

 Il semble donc, que le cas de Padron prend le même chemin que le procès de Lopez. La Watchtower va être confrontée à un choix cornélien :  ... Soit verser plusieurs millions de dollars de dédommagement, soit accepter de donner les documents demandés avec une avalanche de critiques concernant la crédibilité des leaders de la Watchtower (Société des témoins de Jéhovah).

 

   

Victoire amère au terme d'une guerre d'héritage

 La Presse, 18 mai 2016, par ETIENNE RANGER, LEDROIT - La fille d'une témoin de Jéhovah de Gatineau (Canada) décédée le printemps dernier a réussi à récupérer l'héritage de sa mère, après avoir accusé l'organisation religieuse d'avoir tenté de faire une captation illégale. Le règlement hors cour, survenu entre Joanne Laberge et deux membres influents des Témoins de Jéhovah de l'Outaouais, Jean-Yves Bermond et Murielle Cimini, est une victoire qui laisse un goût amer …La valeur de l'héritage récupéré, environ 300 000$, est significative. Mais pour Joanne Laberge, un geste irréparable a été commis lorsque la partie adverse lui a remis les biens. L'urne funéraire ne contenait plus les cendres de sa mère… M. Bermond avait dirigé les questions du Droit à son avocat en 2015. En début de semaine, l'avocate Francine Danais n'avait toujours pas commenté l'affaire… Le couple Cimini-Bermond a renoncé au testament qu'il aurait fait signer à Lise Laberge sur son lit d'hôpital en 2015. Ce testament contesté a finalement été déclaré «nul et sans effet».Le seul testament reconnu est donc celui de 2008. Selon ce testament, la mère léguait tout à sa fille. Cependant, le couple aurait, selon la requête initiale de la fille de Mme Laberge, fait signer un autre document à la mourante pour qu'elle leur cède tous ses biens. M. Bermond est décrit comme ministre du culte des Témoins de Jéhovah de l'Outaouais par les documents de la cour…Selon la requête déposée à la Cour supérieure en juillet 2015, Jean-Yves Bermond et sa conjointe Murielle Cimini auraient pris possession de l'héritage indûment en faisant signer à la mourante un autre testament une semaine avant son décès. La famille de la défunte demandait l'annulation de ce testament «pour cause de captation et d'insanité d'esprit». «Au jour de la signature du testament, Lise Laberge était fortement intoxiquée», lisait-on dans cette requête initiale. Malade en 2008, Mme Laberge aurait fait son testament en désignant sa fille Joanne, qu'elle n'avait pas vue depuis 23 ans. Ce testament n'aurait pas été connu des défendeurs à ce moment. La fille aurait appris le décès de sa mère par un oncle. À l'hôpital, on aurait répondu à Joanne Laberge que Jean-Yves Bermond «avait fait transférer le corps et qu'il avait prétendu que sa mère n'avait pas de famille», selon la requête de juillet 2015.                                                                                  http://www.lapresse.ca/le-droit/justice-et-faits-divers/actualite-judiciaire/201605/18/01-4983115-victoire-amere-au-terme-dune-guerre-dheritage.php

 

 

 

La BBC rapporte que la Watchtower a détruit illégalement les dossiers qu'elle détenait sur la pédophilie.

 

 BBC   Posté le 9 mars 2016 -Dame Lowell Goddard DNZM - La Watchtower a demandé aux anciens de détruire systématiquement les documents détenus  concernant toutes les accusations d'agressions sexuelles, cela comprenait également toutes les notes prises au cours de leurs enquêtes judiciaires, et celles des membres des comités judiciaires, ainsi que les dossiers de la congrégation qui y sont liés. Cette procédure rend impossible toute enquête de la part des institutions gouvernementales. Dans le domaine de la conservation des dossiers, elle a simplement commis une erreur de droit terrible au Royaume-Uni qui peut entraîner des accusations criminelles.

 

Faisant suite aux enquêtes australiennes, le Royaume Uni lance une enquête de grande envergure sur l'abus sexuel des enfants. Cette enquête est connue sous le nom de : Enquête Indépendante Sur Les Abus Sexuels (plus communément appelée Loi Goddard, du nom de L'honorable Dame Lowell Goddard DNZM qui est responsable de l'opération). L'une de ses premières tâches, dès qu'elle a été nommée en 2015, fut de demander des renseignements aux organisations concernées, et  d'envoyer une lettre à toutes celles qui étaient listées par son enquête, en leur ordonnant de ne détruire aucun dossier. La Watchtower était parmi les organisations citées sur cette liste. Mais, quelques mois plus tard, la Watchtower a envoyé une lettre à toutes les congrégations britanniques leur ordonnant de faire exactement le contraire de ce que l'honorable Dame Lowell Goddard DNZM leur avait ordonné de faire :Détruisez tous les dossiers.

 

Cette lettre qui a fuité a été portée à l'attention des militants des droits de l'homme qui ont ensuite porté l'affaire à la connaissance des médias. Cette affaire a rapidement pris de l'ampleur au point que la commission Godard en fut informée, si bien que la très respectée BBC 4 a couvert l'histoire dans son programme dominical phare.

 

L'émission est disponible à l'écoute (1), mais voici deux points importants du rapport :

  -La Watchtower a souvent cité les lois sur la protection des données pour justifier cette destruction, mais un expert juridique interrogé pendant le programme a indiqué qu'une telle destruction n'était exigée nulle part dans la loi. Au contraire, la loi vise à protéger ces données, et surtout pas à les détruire. Lorsque la Watchtower cite la loi comme prétexte pour justifier sa politique, elle est soit dans l'erreur, soit elle tente d'induire en erreur.

 -Quand la Watchtower ordonne à toutes ses congrégations de détruire ces informations, après qu'une entité juridique telle que l'enquête Goddard, ait explicitement ordonné de ne pas le faire, cela pourrait entraîner des accusations criminelles.

 

 L'enquête Goddard ne fait que commencer, et déjà la Watchtower est du mauvais côté de la barrière, ce qui démontre que le Collège Central et la haute direction de l'organisation semblent n'avoir retenu aucune leçon de sa débâcle lors de sa comparution devant la Commission Royale australienne sur la pédophilie.
Si vous vivez au Royaume-Uni, vous pouvez aider l'enquête, aider les victimes désespérées d'abus, et également les anciens locaux qui ignorent que la Watchtower vient de les mettre dans la ligne de tir de la justice en leur donnant des instructions illégales.

 

L'activiste Louise Goode responsable des Droits de l'Homme et de la Liberté de Conscience des Cultes mène une campagne. L'objectif de la campagne est d'informer les membres britanniques locaux du parlement de l'activité illégale de la Watchtower dans cette affaire et, surtout, d'informer les communautés locales des Témoins de Jéhovah qu'elles viennent de recevoir des instructions illégales qui entrainent des sanctions pénales si elles sont suivies. 

 

Regarder la vidéo ci-dessous pour plus d'informations sur la façon de participer. (Notez qu'il est possible de participer sans que soit révélée votre identité aux Témoins de Jéhovah, mais vous devez être prêt à donner votre identité à votre député local) : https://youtu.be/83ntfMhhndY   -  Non seulement cette campagne apportera la lumière sur les demandes immorales et illégales du Collège Central concernant l'enquête Goddard, mais également ce seront des preuves vitales pour l'enquête qui pourraient autrement être perdues ...

 

La plupart des anciens ne savent rien de l'enquête Goddard et sur ses demandes de renseignements. Ils savent seulement qu'ils ont des ordres de la Watchtower, et n'ont aucune idée que ces ordres sont illégaux. Ils ne savent pas qu'ils pourraient être confrontés à des accusations criminelles. Si vous êtes Témoin de Jéhovah actif, et si vous lisez ceci, merci de sensibiliser votre collège d'anciens sur cette affaire.  Ainsi, ils seront en mesure de prendre une décision éclairée quant à savoir s'ils vont se conformer à un ordre illégal et immoral de la Watchtower, ou s'ils vont écouter leur conscience, et refuser. Plus important encore, vous aiderez les victimes courageuses d'abus sexuels d'obtenir justice, et vous contribuerez à augmenter la pression sur le Collège Central pour qu'il arrête de privilégier la réputation de son organisation au détriment de la sécurité des enfants à l'intérieur.

 

 (1)   http://www.bbc.co.uk/programmes/b0709v34

  

 

Ma fille a rejoint les Témoins de Jéhovah : elle ne me parle plus, ils l'ont endoctrinée

 Le Nouvel Observateur,  le 10-02-2016- Par Fatiha Wycisk (Maman d’une adepte) - Édité par Audrey Kucinskas - LE PLUS. Cela fait des années que Fatiha Wycisk dénonce les méthodes utilisées par les Témoins de Jéhovah, dont elle a été membre durant 10 ans. En 2010, l'une de ses filles a rejoint le mouvement, et ne lui adresse plus la parole depuis. Cette mère désespérée nous raconte son histoire et son combat.

 « Mon histoire avec les Témoins de Jéhovah est longue et complexe. Quand j’avais 15 ans, en 1975, j’avais une camarade de classe avec qui je faisais le trajet pour l’école qui me parlait souvent de sa religion: …elle était Témoin de Jéhovah.Comme tout bon petit “soldat spirituel” de cette organisation, elle faisait énormément de prosélytisme et distribuait, presque à chaque récréation, des petits tracts sur sa religion… Issue d’une famille musulmane et pratiquante, j’avais peur qu’on m’envoie en Algérie pour me marier de force. Le discours des Témoins me plaisait beaucoup : j’avais envie de construire un monde de paix et de justice. Ma camarade me ramenait souvent des petits livres utopistes, c’était très “bisounours”. J’étais très jeune et je voulais que le monde soit beau et gentil, qu’on soit tous “frères”. De toute façon, c’était soit les Témoins de Jéhovah, soit la marine, mais dans tous les cas, je voulais partir de chez moi.

 Ils avaient tout orchestré - J’ai finalement choisi les Témoins de Jéhovah : j’allais souvent manger chez les parents de ma camarade, et eux-mêmes venaient souvent rendre visite à mes parents. Ils ont tenté de les convaincre que la religion musulmane était “bidon”. Mon père, arrivé en France dans les années 60 pour faire de la maçonnerie, a beaucoup discuté avec eux - mes parents étaient, malgré tout, très ouverts - et on les a souvent reçus chez nous. Ma mère nous laissait aller aux réunions parce qu’elle se disait que ça allait nous cadrer. Mais à 18 ans, je suis partie définitivement avec eux. Ils avaient tout orchestré à l’avance et avaient contacté des Témoins de Jéhovah à Savigny-sur-Orge pour me trouver une famille d’accueil. Une femme seule et divorcée s’est proposée pour m’accueillir. Quand j’ai annoncé la nouvelle à ma mère, elle m’a frappée avec un balai et a jeté toutes mes affaires par la fenêtre. Nous n’avions pas de téléphone portable à l’époque. Je suis allée à la boulangerie près de chez nous, j’ai appelé les Témoins de Jéhovah et ils sont venus me chercher. Ils m’ont dit que je ne reverrai plus ma famille.

 Ne plus fêter Noël, ne pas boire ou fumer - Il n’est pas si compliqué d’intégrer les Témoins de Jéhovah, pourvu que l’on respecte les principes de la Bible à la lettre. Enfin, de la Bible remaniée par la "Watch Tower" de Brooklyn, qui est d'ailleurs actuellement en plein déclin à cause des nombreux procès pour pédophilie au sein des Témoins de Jéhovah. J’ai donc arrêté de fumer, je ne regardais pas n’importe quel film, je n’avais pas de rapport sexuel avant le mariage, et je n’allais pas en boîte de nuit. Je ne fêtais pas non plus Noël ou toute fête ayant un lien avec la famille. À Savigny-sur-Orge, j’ai été accueillie comme une reine. On avait raconté que j’avais quitté ma famille musulmane, et les Témoins de Jéhovah voyaient ça d’un bon œil. Ils ont voulu m’instrumentaliser et me faire recruter d'autres familles musulmanes. Comme ils avaient peur que je recule, j’étais sans cesse entourée et tous les soirs j’allais dîner dans une famille différente.

 J'ai recruté plusieurs familles musulmanes - Chez les Témoins de Jéhovah, on déconseille de s’investir dans un travail quelconque. Il faut faire le minimum possible pour subvenir à ses besoins et se consacrer tout le reste du temps à sa religion. On rejette totalement la société traditionnelle, et on nous explique qu'on va être détruit si on ne suit pas leurs préceptes. Alors je faisais du ménage le matin et l’après-midi du porte-à-porte…J’ai ainsi réussi à recruter plusieurs familles musulmanes et je leur ai appris le français pour qu’elles puissent lire la "Bible".

 Je devais fonder une famille - Évidemment, on n’a pas le droit d’épouser quelqu’un qui n’est pas Témoin de Jéhovah. Alors, à 20 ans, j’ai épousé un “frère” (c’est le nom qu’on donne aux autres membres). Il était allemand et ne parlait pas beaucoup le français. Je ne parlais pas beaucoup l’allemand non plus. Je n’étais pas amoureuse de lui, disons que je l'aimais de façon fraternelle. On m’avait surtout dit que je devais fonder une famille et qu’il n’était pas très bien vu que je reste seule. Nous sommes partis vivre en Allemagne, à Cologne, où j’ai fait là aussi du porte-à-porte. Au bout d’un an là-bas, la France me manquait. Mon mari a quitté sa place au musée romain de Cologne par amour, et il a travaillé dans une société de commerce import-export à Savigny.

 Amputée sans ma famille - À 24 ans, j’ai eu ma première fille, et j’ai souhaité divorcer à 26 ans. Je n’allais pas bien, sans ma famille, je me sentais amputée. J’étais aussi devenue boulimique. Mais le divorce n’est pas accepté chez Jéhovah. Il faut soit que votre conjoint soit mort, soit qu’il vous ait trompée. Ce qui n’était pas le cas. La présence de l’une de mes sœurs à Savigny-sur-Orge (elle avait été mariée de force en Algérie, puis était venue me rejoindre sans faire partie des Témoins de Jéhovah) m’a donné du courage de quitter cette organisation avec ma fille. J'avais compris qu'ils n'étaient pas aussi bons que ce qu'ils voulaient me faire croire, qu'il y avait là-bas aussi des clans : les Témoins de Jéhovah les plus aisés ne m'avaient jamais vraiment intégrée. Au final, il y a autant de médisances à l'intérieur du mouvement qu'à l'extérieur. Ils n'ont pas tardé à m'excommunier.

 8 jours pour me rétracter - Des anciens sont venus me voir chez moi, et ils m'ont donné huit jours pour me rétracter.

 Comme je ne me suis pas rétractée, les autres membres de Jéhovah avaient pour interdiction de me parler dans la rue s’ils me croisaient…Ça a été la descente aux enfers. La présence unique de ma sœur n’a pas suffi à me consoler. Je n’avais plus de repères, j’avais quitté toute ma famille, donc je n’avais plus de liens avec ma mère, mon père, ou mon frère et mes autres sœurs. Je me suis retrouvée seule avec une enfant de deux ans. J’ai commencé à sortir en boîte de nuit, à boire de l’alcool, fumer beaucoup lors de mes sorties…

 Une deuxième fille - Et puis je me suis ressaisie : j’ai lu de nombreux livres de psychologie pour me déculpabiliser et comprendre que Dieu m’aimait encore, quoi que les Témoins de Jéhovah aient pu me dire…C’est à ce moment que j’ai épousé mon deuxième mari, un Polonais, athée, qui était plus jeune que moi… J’ai eu une autre fille après trois fausses couches. On a déménagé dans le Sud de la France, à Sète, pour que je puisse revoir ma famille. Ma mère s’est réconciliée avec moi, et m’a même invitée avec mon deuxième mari en Algérie, où nous avons été reçus comme des rois. Entre temps, les Témoins de Jéhovah avaient tenté de me récupérer, et de me réintégrer, sous plusieurs conditions : je devais revenir et pendant un an, personne ne pouvait m’adresser la parole et je ne devais manquer aucune réunion. J’ai dit non, je trouvais le concept injuste.

 Mon second mariage n’a pas tenu le coup : mon époux était trop immature. Je suis allée me “ressourcer” dans le Morbihan, où je ne connaissais personne, avec mes deux filles. Là-bas, j’ai repris des forces et j’ai monté une petite épicerie à mon compte en 1994. J’ai vécu seule avec mes filles dans la campagne bretonne. Ce n’était pas toujours facile, parce qu’on était isolées de tout. On en a d'ailleurs beaucoup souffert. Les dettes se sont accumulées.

 Les Témoins de Jéhovah n'avaient pas changé - Les Témoins de Jéhovah m’ont invitée au “mémorial”, une réunion qui a lieu au moment de Pâques, où ils convient tout le monde, même les membres déchus. C’était à Vannes.

 Ils nous ont fait asseoir au fond parce que j’avais été exclue, et personne ne m’a adressé la parole. J’ai pu constater qu’ils n’avaient pas changé. Ça m’a énormément déçue.

 Quand nous avons déménagé à Nantes, où j’ai ouvert un cabinet de voyance (on m’a toujours dit que j’avais un don) et ma plus grande fille est allée vivre avec son père, qui avait repris contact avec elle… Je suis restée avec ma deuxième fille. Nous étions clairement fusionnelles. Mais je suis tombée malade. Je souffrais de sinusites infectieuses qui me clouaient au lit. Je devais prendre jusqu’à huit médicaments par jour.

 Un jour, les Témoins de Jéhovah sont revenus frapper à notre porte. C’est ça qui est incroyable avec eux : vous n’avez pas besoin d’aller vers eux, ils viennent à vous. Et pour peu que vous soyez dans une période difficile, ils en profitent. Moi, je me trouvais dans une grande précarité, et je ne pouvais pas m’occuper au mieux de ma fille à cause de ma maladie. Alors, quand ma fille m’a dit qu’elle aimerait connaître mieux Jésus, j’ai accepté qu’elle prenne des cours de catéchisme avec les Témoins de Jéhovah, mais chez nous pour que je garde le contrôle.

 Ma fille n'a plus voulu fêter Noël - Mais au bout de deux ans d’études de la Bible avec les Témoins de Jéhovah, ma fille n’a plus voulu fêter Noël… Elle a voulu commencer à faire du porte-à-porte et notre relation s’est envenimée. Elle me disait que mon travail de voyance était démoniaque, elle qui adorait tirer les cartes quand elle était plus jeune. Entre ses réunions deux fois par semaines, le lycée, l’étude de la Bible, ma fille était épuisée. Et les Témoins de Jéhovah en ont profité pour lui monter la tête contre moi.

 Un mot sous mon bol de café - À 18 ans, elle a donc décidé de partir pour les suivre. J’ai trouvé un mot sous mon bol de café un matin : “Merci pour tout ce que tu as fait pour moi, je te souhaite d’être heureuse, j’ai besoin de vivre ma vie et ma religion. Tu es invitée à rejoindre le peuple de Jéhovah, plein d’amour et de compassion. M.”

 Dans la chambre, ma fille pleurait. Elle m’a sauté au cou et m’a dit qu’elle était désolée, mais qu’elle s’était engagée.

 Son père, est venu tout de suite, et nous avons décidé qu’elle le suivrait à Agen pendant les vacances d’été. Mais là-bas, elle a continué à assister à des réunions de Jéhovah, tout en communiquant avec moi par SMS, l’air de rien.

 Ce n’est qu’à son retour au mois d’août qu’elle m’a appelée pour me dire qu’elle ne reviendrait pas.

 C’était en 2010 et pour moi, c’est ce que j’appelle “l’été meurtrier”. Comme je suis excommuniée, ma fille n’a donc pas le droit de me parler ni de me contacter. Elle peut cependant voir son père, et passer des vacances avec lui, car lui n'a pas été répudié par les Témoins de Jéhovah. Un jour, nous nous sommes croisées dans un bus de Nantes. Elle s’est mise à pleurer, moi aussi. Mais elle m’a simplement dit qu’elle était majeure et qu'elle pouvait faire ce que bon lui semblait…

 Au bout d'un moment, j’ai décidé de médiatiser mon histoire. J’ai fait venir France 3, la presse locale, j’ai porté plainte pour abus de faiblesse…Mais ma plainte a été classée sans suite parce qu’il n’y a pas eu de trace de violence.

 Sur le plateau d’une émission télévisée, j’ai rencontré Dounia Bouzar, spécialiste de l’endoctrinement. Elle m’a conseillé de continuer à communiquer avec ma fille comme avant, de lui envoyer des images d’elle petite… C’est ce que je fais, mais elle ne me répond jamais…Et depuis un an, je n’ai plus aucune nouvelle. À chaque article qui paraît sur mon histoire, je reçois beaucoup d’insultes des Témoins de Jéhovah, qui me disent que ma fille a bien fait de me quitter.

 Cela peut toucher toutes les classes sociales - Aujourd’hui, en France, ce mouvement est reconnu comme une religion à dérive sectaire. Il est donc sous surveillance de la Milivudes, et certains Témoins de Jéhovah sont sanctionnés quand il y a refus de soins, ou lors de cas de pédophilie, ce qui arrive souvent puisque le porte-à-porte se fait souvent à deux, avec un enfant et un adulte… À Nantes, j’ai rencontré une autre mère qui a perdu sa fille à cause des Témoins de Jéhovah. Je l’ai orientée vers la police, vers certaines associations. Sa fille de 22 ans était gendarmette et issue d’une famille bourgeoise. Mais elle est quand même partie elle aussi. Il y a 4 mois, elle s’est mariée sans inviter personne de sa famille.

  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1479135-ma-fille-a-rejoint-les-temoins-de-jehovah-elle-ne-me-parle-plus-ils-l-ont-endoctrinee.html

 

 

Commission Royale d'Australie : un membre du collège central convoqué

 

Mis à jour : 17 août 2015  Pédophilie, Watchtower, jw.org, Témoins de Jéhovah.

Geoffrey Jackson, membre du collège central des Témoins de Jéhovah, a été convoqué ce vendredi 14 août devant la Commission Royale d’Australie dans le cadre de l'enquête sur la pédophilie au sein de l'organisation. Après avoir révélé que plus de 1000 cas de pédophilie ont été délibérément cachés par l'organisation des Témoins de Jéhovah en Australie, la Commission Royale chargée d'évaluer les réponses institutionnelles aux abus sexuels sur mineurs a décidé de convoquer Geoffrey Jackson afin qu'il puisse témoigner sur ce sujet. L'objectif est de statuer sur le relatif laxisme des Témoins de Jéhovah envers les pédophiles "repentants" et de faire pression sur l'organisation pour qu'elle signale systématiquement aux autorités tous les cas de pédophilie. Il sera également fait mention des règles "bibliques" appliquées par les Témoins lors de leurs comités judiciaires, notamment la règle controversée des "deux témoins" (voir le livre des anciens)…

 

Audience du vendredi 14 août 2015. Voici quelques commentaires par ordre chronologique :

 -Première partie

 Présentation du rôle et du fonctionnement du collège central

Les 20 premières minutes sont consacrées à expliquer ce qu'est le collège central, son rôle, son fonctionnement, le choix de ses membres. On notera l'expression "Gardiens de la doctrine", utilisée par Jackson à plusieurs reprises. Lorsqu'on lui demande (20ème min) si le collège central croit être le porte parole de Dieu sur terre, celui-ci répond que "ce serait présomptueux" (pour eux de le croire). C'est pourtant ce qui ressort de nombreuses publications et les implications de cette fausse affirmation sont très graves car elles concernent les croyances de plus de 8 millions de personnes.

Steward : "Est-ce que vous vous considérez comme les porte paroles de Jéhovah Dieu sur terre ?"
Jackson : "Je pense que cela serait assez présomptueux de penser que nous sommes les seuls porte paroles que Dieu utilise"

S'en suit une discussion sur les relations entre les filiales et le collège central. Les filiales sont-elles indépendantes ? Suivent-elles Jéhovah ou le collège central ? Jackson affirme que l’allégeance des Témoins de Jéhovah revient à Jéhovah et que le collège central n'a qu'un rôle de "gardien de la doctrine". Toutefois les filiales ont quand même des compte à rendre au collège central (26è minute) et les congrégations rendent des comptes à la filiale de leur pays.

Vient ensuite le sujet des publications et des différents manuels tels que le livre "organisés", le livre des anciens et le livre pour l'organisation des filiales. Jackson affirme que le collège central n'est pas à l'origine de ces publications mais qu'elles sont écrites par d'autres personnes. Le collège central a pour rôle de vérifier la conformité des publications avec la Bible et vérifier que ces publications sont "traduisibles" en de nombreux langages. Toutefois lorsque Steward demande si le collège central endosse la responsabilité de tout ce qui est écrit dans les publications, Jackson répond que c'est bien le cas (31ème minute). Par contre, Jackson a dégagé la responsabilité du collège central dans les lettres envoyées par les filiales aux collèges d'anciens. Ce à quoi Steward répond en citant une lettre envoyée par la filiale d'Australie en 1998 aux collèges d'anciens concernant la "confidentialité" des affaires de pédophilie ainsi qu'une autre lettre du collège central envoyée dans le même temps pour apporter d'autres détails (concernant la mention de cette lettre dans une réunion de la congrégation). Cela tend à prouver que le collège central est impliqué dans les décisions prises par les filiales.

 La question de l'interprétation biblique

A partir de la 39ème minute, le sujet de l'interprétation biblique du collège central est abordé. Steward met en évidence les changements de doctrine au fil des années, par exemple concernant l'usage du sang (les fractions sanguines). Jackson répond que les techniques relatives aux fractions sanguines sont assez récentes et qu'il s'agit d'une volonté du collège central de ne pas aller "au delà de l'écriture". La volonté exprimée par Steward est de démontrer que l'interprétation biblique du collège central peut être adaptée en fonction des époques. Jackson répond que c'est le cas sur des points mineurs. Le juge prend ensuite la parole (44ème min) pour signaler que les règles sociales et politiques ont évolué au cours des dernières années, particulièrement en matière d'abus sexuels sur mineurs. Ce à quoi Jackson répond que les publications des Témoins sont à jour sur les conseils et règles en rapport avec la pédophilie.

Le juge prend ensuite 1 Timothée 3:4 à propos de "tenir les enfants dans la soumission" puis Éphésiens 6:4 sur la "discipline de Jéhovah" et Proverbes 13:24 sur le "bâton de la discipline" et demande à Jackson ce qu'il en pense. Celui-ci affirme que bien qu'il soit possible que la punition corporelle ait été le premier sens de ces versets, ce n'est plus le cas actuellement. Finalement le juge en vient à la conclusion que le collège central interprète bien la Bible en fonction du contexte social de notre époque. Vient ensuite la question du juge "Est-ce que votre église accepte la punition corporelle ?". Réponse évasive de Jackson, la question est posée une deuxième fois. Nouvelle réponse évasive. Le juge pose une troisième fois la question. Jackson répond que l'organisation n'accepte pas la punition corporelle sur les enfants. "L'interdisez-vous ?" Jackson répond que les publications encouragent la discipline par l'enseignement.

 La place des femmes dans l'organisation des Témoins de Jéhovah

Vient ensuite le sujet de la place des femmes dans l'organisation (51ème minute). Le juge souligne le fait que la société actuelle place désormais la femme à la même place que les hommes. Il met ensuite en évidence les cas d'abus sexuels au sein de l'organisation. Dans le cas des victimes féminines, le fait de témoigner devant un comité judiciaire uniquement composé d'hommes peut être traumatisant. "Est-ce que l'organisation est disposée à changer sur ce point ?". Ce à quoi Jackson répond, références bibliques à l'appui, que les femmes ne pourront jamais être "ancien" dans les congrégations tout en soulignant qu'elles ne sont pas considérées comme des "citoyennes de seconde zone". Il prend l'exemple d'un pilote et d'un copilote ce à quoi le juge répond qu'à notre époque, les femmes aussi peuvent être pilotes, la société ayant évolué sur ce point. 

A la 56ème minute Steward reprend la parole pour développer l'idée qu'il peut être traumatisant pour une victime féminine de comparaître devant un comité d'hommes afin de raconter et de détailler ce qu'il s'est produit lors de son agression, d'autant plus si son agresseur est également présent lors du comité. Jackson reconnaît qu'il s'agit là d'une question difficile et qu'il n'est pas la personne la plus qualifiée pour répondre à ce genre de questions. Steward demande ensuite si les Témoins de Jéhovah seraient prêts à faire évoluer leurs règles pour interdire clairement la réunion de l'agresseur et de sa victime lors du même comité judiciaire. Jackson répond que oui ("absolutely", 59ème minute). Steward revient ensuite sur la dépendance des filiales au collège central concernant l'évolution des règles de gestion des cas d'abus sexuels. Là encore Jackson répond qu'il n'est pas capable de répondre sur ces points. Steward demande à Jackson ce qui se passerait si la filiale d'Australie était encouragée par le gouvernement à changer ses règles pour inclure les femmes dans le processus judiciaire, est-ce que le collège central approuverait ? Jackson répond que la filiale d'Australie devrait d'abord en parler au collège central afin qu'il puisse approuver cette décision et la rendre identique pour toutes les filiales. Steward demande alors ce qu'il se passerait si la filiale de Nouvelle-Zélande ou la filiale des Philippines par exemple voyait les choses autrement ? Est-il possible d'avoir des standards différents selon les pays ? La réponse de Jackson est oui (1h02).

Le juge reprend ensuite la parole pour revenir sur la présence souhaitable des femmes dans le processus d'enquête lors d'un abus sexuel chez les Témoins. "Y a-t-il une interdiction biblique sur ce point ?" Jackson répond que ce n'est pas le cas. "Y a-t-il une interdiction biblique au sujet de la présence de femmes dans les comités judiciaires ?". Jackson répond que c'est une bonne question mais que le rôle de "juges" chez les Témoins de Jéhovah revient aux anciens, des hommes. Lorsque le juge lui demande les références bibliques appuyant la règle des juges exclusivement masculins, Jackson cite 1 Timothée 3:1-3 (les surveillants / anciens) mais est incapable de citer un verset à propos des juges exclusivement masculins. Le juge essaie ensuite de faire comprendre à Jackson que la présence de femmes lors du processus d'enquête pourrait être une évolution souhaitable dans les règles des Témoins de Jéhovah. Après une longue discussion sur ce sujet, la question clairement posée à Jackson est la suivante (1h15'30") : "Pourriez-vous avoir une structure dans laquelle la décision judiciaire de la véracité ou non des allégations pourrait être tranchée par un comité incluant des femmes, la décision de l'excommunication ou non revenant aux anciens seuls ?" "Est-il possible de faire ce changement ?" Jackson répond à côté de la question. La question lui est donc posée à nouveau. Nouvelle réponse évasive de Jackson, on lui demande de répondre à la question. Nouvelle réponse évasive, on lui repose la question (1h18). Jackson s'excuse et affirme qu'il y a une possibilité pour le collège central de considérer cette question.

"Pourriez-vous avoir une structure dans laquelle la décision judiciaire de la véracité ou non des allégations pourrait être tranchée par un comité incluant des femmes, la décision de l'excommunication ou non revenant aux anciens seuls ?"
Jackson : "Une telle situation vaudrait la peine que l'on s'y intéresse, que l'on fasse des recherches et que l'on vérifie les Écritures oui. La possibilité de considérer ce point existe."

Steward reprend la parole (1h19) pour mettre l'accent sur la règle des deux témoins évoquée dans le livre des anciens pages 71 et 72. "Qui décide que le péché ("wrongdoing") est établi ?" Jackson répond que ce sont deux anciens qui décident cela après quoi un comité judiciaire est formé. "Est-il nécessaire bibliquement que ce rôle soit joué par deux anciens, plutôt que, par exemple, par une femme nommée par eux ?" Jackson répond à côté de la question, nouvelle tentative de Steward demandant une référence biblique sur ce point. Jackson cite 1 Corinthiens 11:3 ("le chef de la femme c'est l'homme"). Steward demande ensuite à Jackson de considérer 1 Corinthiens 14:33-35 ("que les femmes se taisent dans les congrégations") et constate que ce verset n'est pas appliqué par les Témoins de Jéhovah puisque les femmes sont autorisées à parler dans leurs congrégations. Jackson répond en expliquant que ce texte doit être remis dans son contexte (verset 28) et qu'une interprétation littérale de ces versets n'est pas appropriée dans ce contexte. Steward demande ensuite à Jackson (1h28) comment se fait le choix entre l'interprétation littérale d'un texte et l'interprétation selon le contexte. Après être longuement revenu sur l'explication biblique à propos de la place des femmes dans la congrégation (1 Timothée 2:11, 12 et 1 Pierre 3:1), Jackson veut démontrer que la Bible doit être considérée comme un ensemble ("la Bible explique la Bible").

 Le report des cas de pédophilie aux autorités

M. Steward enchaîne avec la pratique relative au signalement des cas de pédophilie aux autorités du pays (1h32). "Y a-t-il une base biblique à ce règlement voulant que les cas de pédophilie ne soient pas signalés aux autorités sauf si ces dernières le demandent explicitement ?". Jackson répond que ce serait plus facile pour l'organisation que les pays rendent obligatoire ces signalements. En effet, selon lui, dans la situation actuelle les anciens sont dans une situation de "dilemme spirituel" entre respecter la confidentialité des confessions et accusations (Proverbes 25:8-10) et ne pas s'ingérer dans ces affaires pour ne pas "commander en maître" et influencer les personnes dans ce domaine pour respecter les droits de l'accusé (1 Pierre 5:2, 3). Steward prend l'exemple d'une enfant qui signale aux anciens qu'elle est abusée par son père. "Le respect de la confidentialité est-il plus important que la protection de cet enfant et de ses frères et sœurs ?". Jackson répond vaguement que ce n'est pas le cas et que dans ce cas les anciens devraient encourager les autres membres de la famille responsables de l'enfant à alerter les autorités. "Serait-il bibliquement possible pour les Témoins de Jéhovah d'adopter un règlement spécifiant que dans le cas ou d'autres personnes (que la victime) sont potentiellement en danger un signalement soit fait aux autorités ?". Réponse de Jackson : "C'est une chose que nous pouvons considérer" ce à quoi il rappelle que la conscience des anciens devrait dans ce genre de situation les pousser à reporter le cas aux autorités. Il déclare également pour la troisième fois qu'une obligation légale provenant des autorités du pays rendrait la situation plus simple.

"Serait-il bibliquement possible pour les Témoins de Jéhovah d'adopter un règlement spécifiant que dans le cas ou d'autres personnes (que la victime) sont potentiellement en danger un signalement soit fait aux autorités ?"
Jackson : "C'est une chose que nous pouvons considérer"

 La règle des deux Témoins

Steward enchaîne avec le sujet de la "règle des deux témoins" (1h39) qui veut qu'en l'absence de confession deux témoins soient obligatoires pour établir la réalité d'un mauvais agissement conduisant à un comité judiciaire. Il demande à Jackson les références bibliques à ce sujet. Ce à quoi Jackson répond volontiers en citant Matthieu 18:16 ("pour que sur le dire de deux ou trois témoins toute affaire soit établie") mais il nuance en rappelant que ce n'est pas parce qu'il n'y a qu'un seul témoin que le "suspect" est totalement blanchi. Lorsque Steward demande des précisions sur ce point Jackson répond que le témoignage des enfants est pris très au sérieux et que dans ce cas les anciens prendront des mesures de protection à son égard. "Est-ce que c'est ce que les anciens du monde entier sont censés faire ?" "Ils le devraient car les principes chrétiens indiquent que si ils se rendent compte qu'un enfant est dans une situation dangereuse une action devrait être décidée".

Steward revient ensuite sur le texte de Matthieu et montre que Jésus reprend ici une loi mosaïque que l'on retrouve en Deutéronome 19:15 (1h43). "Pourquoi appliquer cette règle aux agressions sexuelles quand manifestement dans la Bible ce n'est pas le cas ?". Jackson répond qu'il s'agit d'un principe et que la congrégation chrétienne impose une pureté en son sein. Steward demande ensuite à prendre Deutéronome 22:23-27 (un homme qui couche avec une vierge fiancée, les deux lapidés si la fille n'a pas crié...). Il signale à Jackson que dans ce cas deux témoins ne sont pas requis pour juger de la culpabilité de ces personnes. Jackson est mis en difficulté et déclare maintenant que la règle des deux témoins dépend des circonstances. Steward insiste en demandant si Jésus, dans le cas d'une agression sexuelle n'aurait pas pu faire référence à cette loi ? Jackson avoue qu'il n'a pas de réponse à cette question. "Y a-t-il une base biblique à maintenir de manière rigide la règle des deux témoins ou le collège central peut-il reconnaître qu'il y a de la place pour un aménagement dans le cas des agressions sexuelles ?" (1h49) Jackson affirme vaguement que les circonstances peuvent parfois faire office de second témoin. Steward insiste et Jackson répond que cette règle est bibliquement fondée dans le cas des agressions sexuelles. Steward met ensuite en évidence le fait que dans le cas d'un adultère il n'y a pas forcément besoin de deux témoins de l'acte en lui-même pour établir le péché (référence au livre des anciens page 61 §11) mais que les circonstances (un homme et une femme passant la nuit seuls ensemble) peuvent faire office de preuve. "Cela ne pourrait-il pas être appliqué dans le cas des abus sexuels sur enfants ?". "C'est une chose que l'on aurait besoin de considérer attentivement", répond Jackson. Steward insiste pour que la règle des deux témoins en cas de pédophilie ne soit pas restreinte aux témoins de l'acte en lui-même mais que les circonstances soient prises en compte pour appuyer le témoignage. Par exemple le traumatisme évident de la victime devrait être considéré comme une preuve. Jackson acquiesce et montre sa volonté de coopérer avec la Commission sur ce point.

"Y a-t-il une base biblique à maintenir de manière rigide la règle des deux témoins ou le collège central peut-il reconnaître qu'il y a de la place pour un aménagement dans le cas des agressions sexuelles ? (...)"
Jackson : "C'est une chose que l'on aurait besoin de considérer attentivement"

 

-Deuxième partie

L'excommunication et la liberté de religion

Cette deuxième partie est intéressante car elle entre dans les détails de la politique d'excommunication / dissociation. L'avocat A. Steward essaie de comprendre comment un membre de l'organisation peut officiellement ne plus être considéré comme Témoin de Jéhovah sans perdre tous ses amis et sa famille Témoins. G. Jackson essaie de montrer qu'un Témoin est tout à fait libre de cesser de prêcher et d'aller aux réunions (devenir "inactif"). Toutefois lorsque Steward, se référant au manuel "Organisés pour faire la volonté de Jéhovah", insiste à plusieurs reprises et lui demande si cette personne est toujours soumise aux règles de l'organisation (7ème min) la réponse de Jackson est étonnamment évasive (selon lui un inactif qui fête Noël ou un anniversaire ne subira pas forcément de comité judiciaire alors que le livre des anciens affirme le contraire). La question devra lui être posée plusieurs fois et de plusieurs manières différentes pour qu'il reconnaisse enfin, au bout de plus de 15 minutes passées à tourner autour de la question, qu'une personne "inactive" est toujours soumise aux règles de l'organisation et qu'à ce titre elle est considérée comme Témoin et peut toujours être excommuniée.

Steward mentionne ensuite le fait qu'un excommunié ou un Témoin qui quitte l'organisation de manière formelle perd toute sa famille et ses amis Témoins. Là encore Jackson est très mal à l'aise avec cette question et ne répond pas clairement aux questions. Steward cite le cas d'une victime d'abus sexuel qui souhaite quitter l'organisation. Dans ce cas la perte des relations avec sa famille ou ses amis toujours témoins peut être dévastatrice. "Acceptez-vous que mettre les gens devant ce choix est contraire à la croyance des Témoins de Jéhovah en la liberté de religion ?" Jackson n'est pas d'accord mais "comprend qu'on puisse avoir cette opinion" (20ème min) puis il insiste sur le fait qu'un Témoin de Jéhovah qui se fait baptiser n'est pas forcé à le faire et qu'il n'est pas non plus forcé à rester Témoin de Jéhovah. Ce à quoi Steward répond que de nombreux Témoins de Jéhovah se font baptiser très jeunes et qu'ils ne sont pas forcément conscients des conséquences de cette décision sur le reste de leur vie. Jackson répond que dans certains cas les jeunes sont suffisamment matures pour prendre cette décision et que beaucoup restent fidèles à cet engagement. Steward affirme que certains le font peut-être par crainte de perdre tout leur entourage s’ils quittent l'organisation. Jackson répond que "tout est possible" (22ème min).

A propos de l'excommunication : "Acceptez-vous que mettre les gens devant ce choix est contraire à la croyance des Témoins de Jéhovah en la liberté de religion ?"
Jackson : "Non je n'accepte pas cela (...) mais je comprends que vous ayez cette opinion"

"Acceptez-vous que mettre les gens devant un tel choix fait apparaître votre organisation, sous de nombreux aspects, comme une organisation captive ?"
Jackson : "Je n'accepte pas cela du tout"

"Y a-t-il une base biblique sur laquelle vous voyez une évolution possible de votre organisation sur ce règlement ?"
Jackson : "Non"

Steward revient ensuite sur le cas d'un Témoin qui voudrait changer de religion. Celui-ci serait confronté aux conséquences néfastes de l'excommunication. L'avocat affirme à nouveau que cela "est contraire à la croyance des Témoins de Jéhovah en rapport avec la liberté de religion". Jackson nie. "Acceptez-vous que mettre les gens devant un tel choix fait apparaître votre organisation, sous de nombreux aspects, comme une organisation captive ?». A nouveau Jackson nie. "Y a-t-il une base biblique sur laquelle vous voyez une évolution possible de votre organisation sur ce règlement ?". La réponse est non (25ème min).

 Les "mensonges d'apostats"

Dans cette partie Geoffrey Jackson reconnaît aussi (25ème min) que les problèmes de pédophilie dans l'organisation, contrairement à ce qu'affirmait Stephen Lett il y a quelques mois sont une réalité et ne sont pas des "mensonges d'apostats" (27ème min, voir également cet article de presse (anglais)).

Le sujet des excuses et des compensations financières auprès des victimes a ensuite été soulevé (29ème min). Jackson a affirmé la possibilité de ces choses mais il a refusé de confirmer quoi que soit puisqu'il doit avant tout en parler aux autres membres du collège central.

S'en suit une discussion avec le juge sur l'aide apportée par l'organisation aux victimes (33ème min). Jackson met l'accent sur l'aide "spirituelle". Il répète également dans cette discussion que la déclaration des cas de pédophilie aux autorités dépend de la "conscience des anciens".

A partir de la 40ème minute des questions relatives à des cas précis de pédophilie en Australie lui sont posées mais, n'ayant pas eu le temps de considérer le dossier, il n'apporte pas de réponses particulièrement intéressantes.

 Conclusion

Cette audition de Geoffrey Jackson, membre du collège central des Témoins de Jéhovah, s'est révélée très instructive. Si M. Jackson s'est montré ferme sur certains points tels que les femmes nommées anciens ou les règles d'excommunication, il s'est montré prêt à coopérer avec la Commission Royale pour faire évoluer certaines règles dans la gestion des cas de pédophilie au sein de l'organisation. Citons par exemple l'implication de femmes dans le processus d'enquête, la déclaration systématique aux autorités des cas "suspects" ou encore la règle des "deux témoins". Ces paroles resteront-elles lettre morte ou seront-elle bientôt suivies d'effets dans les congrégations ? L'avenir le dira.

En attendant, il y a un bon espoir pour les victimes de se voir prochainement dédommagées financièrement, peut-être même auront-elles droit à des excuses officielles de la part de l'organisation. Même si Jackson n'a pas voulu confirmer ces points, il ne fait aucun doute que la Commission se battra pour défendre au mieux ces victimes. 

Malheureusement il y a fort à parier que l'immense majorité des Témoins de Jéhovah n'entendront jamais parler de cette audition, ni de cette enquête en cours. Pour beaucoup en effet, les affaires de pédophilie dans leur organisation resteront des accusations mensongères et des idées néfastes répandues par les media et les apostats manipulés par Satan. On peut cependant espérer que la multiplication de ces affaires dans de nombreux pays obligera le collège central à communiquer sur ces sujets au moyen de lettres envoyées aux congrégations ou par l'intermédiaire de leur site de vidéo broadcasting. Mais peut-être suis-je en train de rêver éveillé...

Pour tous les non-Témoins, cette Commission est une opportunité "royale" d'exposer au grand jour les dirigeants et surtout certaines pratiques très discutables des Témoins de Jéhovah, telles que les secrets "comités judiciaires" ou encore les règles d'excommunication, contraires au principe de liberté de religion. Paradoxalement, c'est un principe que les Témoins de Jéhovah sont souvent prompts à défendre quand cela va dans leur sens. 

 

Source :http://jw-verite.org/actualite-des-temoins-de-jehovah/80-commission-royale-australie-college-central-temoins-de-jehovah-pedophilie.html

 

 

 

Australie : les Témoins de Jéhovah ont caché de nombreuses plaintes pour pédophilie

Le Parisien - G.L.  28 Juil. 2015; Ces soixante dernières années, les Témoins de Jéhovah australiens ont détruit de nombreuses notes faisant état d'abus sexuels sur mineurs, selon des auditions recueillies lundi par une commission d'enquête à Sydney. Devant la commission, l'avocat principal Angus Stewart a expliqué que les accusations visant, depuis 1950, quelque 1006 pédophiles présumés dans cette communauté, ont été traitées en interne plutôt que d'être rapportés à la police. Les victimes qui se plaignaient étaient confrontées à leurs abuseurs puis laissées avec le sentiment d'avoir pêché, précise Associated Press qui cite notamment l'une des victimes présumées. Agressée à partir de 15 ans. A la fin des années 1980, cette femme, connue sous le nom de BCB, a ainsi été interrogée sur sa relation avec un doyen, Bill Neill. Lundi, elle a témoigné comment cet homme, aujourd'hui décédé, l'aurait agressée à partir de l'âge de 15 ans et épié quand elle était sous la douche. Âgée aujourd'hui de 47 ans, elle était à l'époque très amie avec la fille de Neill, précise le «Guardian». L'homme profitait de ses passages à son domicile pour l'embrasser avec la langue, selon les affirmations de BCB. Lorsqu'elle s'est plainte des faits, il lui a été demandé de participer à des réunions avec des doyens. Au cours de l'une d'entre elles, Neill aurait plaisanté à propos de ses actes présumés, qu'il a par ailleurs niés. BCB se souvient avoir ressenti de la culpabilité et de la difficulté à évoquer les abus dont elle se disait l'objet…Lorsque la commission lui demande si des notes ont été prises au cours des réunions avec BCB, un doyen, Max Horley, explique que c'est possible mais qu'elles ont probablement été détruites. «Nous ne voulons pas garder de notes en dehors de ce qui est conservé dans les dossiers de la congrégation», afin qu'elles ne «tombent pas dans de mauvaises mains», a-t-il tenté de justifier. «Quelles sont ces mauvaises mains ?», a alors interrogé le président de la commission, Peter McClellan. «Et bien, nous ne voulions pas que nos épouses connaissent nos trucs - de quels genres de trucs nous nous occupions». Doyen (ancien) depuis plus de 30 ans dans la congrégation de Narrogin, Max Horley a affirméqu'il n'était pas dans la pratique de son mouvement, qui compte 68 000 membres en Australie, de rapporter les allégations de pédophilie à la police. Bien que l'église ait expulsé 401 membres après avoir eu connaissance d'abus internes, elle a permis 230 autres à rentrer au bercail, selon des chiffres cités par Reuters. Trente-cinq ont même été accueillis à de multiples occasions.        http://www.leparisien.fr/faits-divers/australie-les-temoins-de-jehovah-ont-cache-de-nombreuses-plaintes-pour-pedophilie-28-07-2015-4974643.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.ca%2F

 

 

Les Témoins de Jéhovah ne pourront pas construire une «salle du royaume»

  

L'Alsace 09.06.15. Archives AFP /Jean-Christophe Verhaegen. Les habitants de Deyvillers refusaient en bloc la construction d'une salle de prières de 1500 places par les Témoins de Jéhovah. Les Témoins de Jéhovah ne pourront pas construire une vaste «salle du royaume» sur un terrain leur appartenant à Deyvillers, après le rejet par le Conseil d’Etat de leur ultime recours devant la justice française, a-t-on appris ce mardi de source judiciaire...un feuilleton procédural né il y a plus de dix ans, et qui suscité une longue polémique. Le projet de «salle du royaume» avait été vivement contesté par les 1500 habitants de Deyvillers, qui s’étaient mobilisés à travers une pétition et même un «référendum» officieux - qui s’était soldé par 98% de «non» au projet...les Témoins de Jéhovah...font toujours l’objet d’une vigilance de la part des autorités en France, où la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires considère certaines de leurs croyances «problématiques».

 

http://www.lalsace.fr/actualite/2015/06/09/les-temoins-de-jehovah-ne-pourront-pas-construire-une-salle-du-royaume

 

  

Témoin de Jéhovah, elle refuse la transfusion sanguine et meurt avec son fœtus

 

08-04-2015 - metronews. SANG SACRÉ - En Australie, les médecins ont diagnostiqué une leucémie sur une jeune femme de 28 ans, enceinte de sept mois. Celle-ci était opérable mais a refusé une transfusion sanguine. Elle est finalement décédée, tout comme le fœtus âgé de 7 mois qu'elle portait... 

 

C'est un véritable drame qui s'est tramé dans un hôpital de Sydney, en Australie. Une jeune femme de 28 ans, enceinte de 7 mois, est admise à l'hôpital Prince of Wales... Elle souffre de leucémie. Les médecins connaissent cette pathologie et pour eux, il n'existe qu'un seul traitement : faire accoucher la femme par césarienne et lui administrer une chimiothérapie. Traitement qui ne peut se faire sans une transfusion sanguine.

 

Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'est que la jeune femme est témoin de Jéhovah. Et malgré son état, malgré les informations des médecins qui lui ont dit qu'elle risquait de mourir, elle refuse la transfusion qui aurait pu lui sauver la vie. "Avec son refus de recevoir une transfusion sanguine, nous n'étions pas en mesure de pratiquer une césarienne qui aurait pu sauver le fœtus, a expliqué son médecin, le docteur Kidson-Gerber...En Australie, légalement, la mère a le droit de prendre des décisions pour elle et pour son fœtus". Le médecin a ajouté que "lui administrer une chimiothérapie sans transfusion l'aurait tuée".

 

http://www.metronews.fr/info/australie-temoin-de-jehovah-elle-refuse-la-transfusion-sanguine-elle-meurt-avec-son-ftus/modh!PngcHWyOy5a5c/

 

  


Exclusif : la Cour de cassation reconnaît les discriminations de l'organisation.

 

La Dernière Heure (24/01/2009), BRUXELLES. C'est une première mondiale. Un tribunal belge, la Cour de cassation, vient de reconnaître que les Témoins de Jéhovah ont des pratiques discriminatoires à l'égard des exclus du mouvement qui balance entre religion et organisation sectaire. Jacques a fait partie de ce qu'il appelle aujourd'hui "une secte" , pendant une quinzaine d'années. "Pour avoir pris la défense d'un de mes clients aussi témoin de Jéhovah qui avait un conflit avec un cadre supérieur de l'organisation, j'ai été exclu", indique-t-il. Le problème, c'est que chez les Jéhovah, on indique clairement par écrit aux membres qu'ils ne doivent plus avoir de contacts avec les exclus, aujourd'hui plus prosaïquement nommés "excommuniés". Résultat : "Ma femme vivant sous mon toit, cela n'a pas posé de problème mais, par exemple, je n'ai plus vu ma belle-mère depuis sept ans et je n'ai plus de contacts avec mes sœurs."  Et sur base de la loi anti-discrimination de 2003, Jacques a décidé d'intenter une action en justice. Débouté une première fois en référé, la cour d'appel de Liège a finalement reconnu la présomption de discrimination dont a été victime Jacques. Une première victoire pour Jacques mais pas une condamnation des Jéhovah. "C'était à moi de prouver que j'avais bien été discriminé." Et le Liégeois s'est alors pourvu en cassation. L'instance suprême vient de rendre son verdict. "La Cour reconnaît que, sur base de la loi anti-discrimination qui a été durcie en 2007, s'il y a des présomptions de discrimination établies, c'est aux Témoins de Jéhovah de prouver qu'il n'y a pas eu discrimination." Par conséquent, l'affaire devra être rejugée et a été renvoyée vers la cour d'appel de Mons qui devra trancher définitivement. "C'est une première mondiale. C'est la première fois que la justice ouvre une brèche comme celle-là et je vois mal comment ils pourraient maintenant prouver qu'il n'y a pas eu discrimination. Et s'ils sont condamnés, c'est un jugement qui va avoir des répercussions dans le monde entier."                  Michaël Kaibeck
mhtml:{D5360CA5-DD0D-41FD-B0FF-798CFEC5E8C1}mid://00000071/!x-usc:http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/244088/les-jehovah-condamnes.html

 



Accouchement : risques de mortalité des femmes adeptes très supérieur à la moyenne


(Jehovah's witnesses face increased risk of death during childbirth). Science Centric | 10 juin 2009. Les résultats d’une nouvelle recherche ont été publiés dans “ BJOG”: une revue internationnale d’obstétrique et de gynécologie. Cette étude a abouti à la conclusion  que les femmes témoins de Jéhovah  sont confrontées a une augmentation significative du risque de mort pendant l’accouchement. L’étude a trouvé que les femmes de ce groupe ont 6 fois plus de risqué que les autres de mourir en couches et 3 fois plus de risques de subir des complications graves. Cette moyenne ayant été établie par rapport à la population neerlandaise en general. Cette augmentation du risque est en relation avec les cas récurrents d’hémorrhagies lors des accouchements. Ceci est dû au fait que  les témoins de Jéhovah refusent toute transfusion sanguine y compris en cas de nécessité vitale pour respecter une interprétation de la Bible de leur cru et excluant ceux de leurs membres qui ne s’y soumettent pas. Source: Royal College of Obstetricians and Gynaecologists
http://www.sciencecentric.com/news/article.php?q=09061083-jehovah-witnesses-face-increased-risk-death-during-childbirth

 

 

La Cour suprême délibère sur le cas d'une adolescente qui refuse une transfusion


Le 20 mai 2008   |   
OTTAWA — Une adolescente, membre des Témoins de Jehovah, qui affirme avoir été traumatisée par une transfusion sanguine allant à l'encontre de ses principes religieux, demande à la Cour Suprême du Canada de renverser la législation gouvernementale qui l'a obligée à recevoir une telle procédure médicale.
Les avocats de la jeune femme ont fait valoir mardi en cour que la loi manitobaine sur la protection de l'enfance est mal rédigée et qu'elle viole les garanties fondamentales de justice, d'égalité devant la loi, de liberté de religion de même que la Charte des droits.
Les avocats représentant la province du Manitoba ont pour leur part argumenté que la loi provinciale n'avait rien d'inconstitutionnelle puisqu'elle assure l'administration de traitements médicaux chez des personnes mineures, lors de situations d'urgence, par ordre de la cour. Selon le procureur de la Direction des services d'aide à l'enfance et à la famille du Manitoba, Norm Cuddy, jamais, il ne peut être dans le meilleur intérêt d'un enfant de prendre une décision qui puisse lui coûter la vie.
Cette saga a commencé en 2006, lorsque l'adolescente, identifiée pour des raisons légales par les initiales A.C., a été hospitalisée à Winnipeg. Elle avait alors 14 ans et souffrait d'une poussée de la maladie de Crohn, une maladie chronique qui peut causer des saignements gastrointestinaux. Elle avait insisté pour être traitée sans transfusion sanguine, une procédure qui contredise les principes épousés par les Témoins de Jehovah.
La Direction des services d'aide à l'enfance et à la famille du Manitoba avait obtenu un ordre de la cour pour procéder tout de même au traitement, jugé comme étant le meilleur par son médecin. Elle a alors agi selon la législation de la province qui établit à 16 ans l'âge légal en matière de santé. Or, selon les avocats de l'adolescente, ce type de décisions devrait être prises sur une base individuelle, en tenant compte des capacités intellectuelles de la personne mineure concernée, et non selon une limite d'âge établie de façon arbitraire.
A la suite de ses difficultés à se faire soigner selon ses principes, A.C., qui a presque 17 ans aujourd'hui, est déménagé en Ontario, où la loi permet déjà le cas par cas. Elle affirme que sa maladie est sous contrôle et qu'elle n'a pas été hospitalisée de nouveau.
La décision du plus haut tribunal au pays pourrait avoir des répercussions importantes puisque plusieurs autres provinces ont également établi à 16 ans l'âge légal en matière de santé, alors que d'autres provinces ont établi cette majorité à 19 ans.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5jlf97HXlMnPmMEtrpLOLTx1OifoQ

 

 

 

 

Un père en colère


Radio-Canada - 16 juin 2010 - Lawrence Hughes, un père de Calgary, demande au Barreau du Haut-Canada de sévir contre deux avocats qui défendaient sa fille malade. Le père de l'adolescente morte de la leucémie en 2002 s'est adressé à la presse devant l'édifice du Barreau, au centre-ville de Toronto. Les avocats ontariens David Gnam et Shane Brady ont recommandé à Bethany Hughes, 17 ans, de refuser des transfusions de sang pour respecter les croyances des Témoins de Jéhovah. M. Hughes allègue que les avocats qui ont recommandé à sa fille de refuser les transfusions sanguines sont des meurtriers. Il demande au Barreau du Haut-Canada leur retire leur droit de pratique. MM. Gnam et Brady ont défendu Bethany Hughes durant les derniers mois de sa vie. Le père de l'adolescente pense qu'ils n'ont pas agi dans l'intérêt de sa fille, mais plutôt dans celui du groupe religieux auquel ils appartenaient. Les deux avocats sont eux-mêmes témoins de Jéhovah et leurs bureaux sont situés dans l'édifice du groupe. Plus tôt cette année, la Cour suprême du Canada a statué que les avocats ne peuvent pas être poursuivis en justice pour conflit d'intérêts la Cour ayant reconnu que les avocats ont le droit d'avoir leurs propres idées religieuses. Lawrence Hughes espère que le Barreau interprétera la situation autrement, mais il affirme être sans nouvelle de la corporation professionnelle depuis qu'il a porté plainte il y a 4 ans.



Un ado, témoin de Jéhovah, refuse une transfusion  et  meurt  en  Angleterre


7sur7.BE newsletter  18.05.10. Au Royaume-Uni, Joshua McAuley, un garçon de 15 ans témoin de Jéhovah est décédé après avoir refusé une transfusion sanguine qu'il devait subir suite à un accident selon le Daily Mail. Le garçon a été heurté par une voiture. Sa vie était en danger suite à de graves blessures aux pieds et à l'abdomen. Le garçon est resté conscient, mais a perdu beaucoup de sang. Un hélicoptère a amené la victime à l'hôpital pour une transfusion sanguine, ce que le garçon a refusé. Les Témoins de Jéhovah croient que le sang est sacré, et que les transfusions sanguines sont interdites par la Bible. McAuley est décédé six heures plus tard. Au Royaume-uni, une loi stipule que les médecins doivent vérifier si un enfant de moins de 16 ans est apte à refuser ou non une intervention sans l'autorisation des parents ou sans qu'ils le sachent. Apparemment, les médecins ont jugé le garçon apte. McAuley a tenu bon malgré les implorations du personnel soignant. Selon les membres de sa congrégation, Joshua McAuley n'a cessé de répéter: "pas de sang, pas de sang, pas de sang" quand il été transporté à l'hôpital de Birmingham. On ne sait pas clairement si ses parents étaient présents.

 


Bio Sandrine Bonnaire/à propos de sa mère T Jéhovah.

 

France SOIR / 23 février 2010  (...) Sandrine Bonnaire est issue d’une famille de onze enfants (dont une sœur autiste, Sabine, à laquelle elle avait consacré un film en 2007). Elle passe son enfance dans une cité HLM de Grigny (Essonne). Sa mère est témoin de Jéhovah et entraîne ses enfants avec elle. « A dix ans j’ai dit : "Non, ça suffit !" J’avais l’impression que cette religion me privait de ce qu’on aime quand on est gamin. » En effet, ils ne fêtent ni les anniversaires ni Noël. De son côté, son père est ajusteur, se lève tous les matins à 5 heures et rentre à 19 heures, épuisé, mais avec le dîner à faire car sa mère est absente. « Quand le père est décédé, je suis devenue très vite le pilier financier. » A 18 ans, elle recueille ses deux petits frères. « Prendre la place de ma mère m’a beaucoup perturbée. »

 



La Cour suprême refuse un appel concernant des Témoins de Jéhovah


(CP) Canadian Press – 28 janvier 2010.  CALGARY — Le Cour suprême a refusé jeudi d'entendre la requête en appel de Lawrence Hugues, le père de Bethany, cette adolescente qui s'était battue pour ne pas recevoir de transfusion sanguine en raison de son appartenance aux Témoins de Jéhovah et qui décédée des suites de la leucémie. Le père reproche aux témoins de Jéhovah d'avoir persuadé sa fille que les transfusions sanguines étaient mauvaises et ne l'aideraient pas. Les Témoins de Jéhovah croient que les transfusions sanguines sont contraires à la volonté divine.  Dans sa décision rendue jeudi, la plus haute cour du pays refuse à M. Hughes le droit de tenter de renverser la décision d'une cour inférieure qui avait rejeté sa poursuite contre la société ainsi que la majorité des allégations à l'encontre de ses avocats. Comme à son habitude, la Cour suprême n'a pas fourni d'explications pour justifier sa décision. Le cas de Bethany avait fait les manchettes en 2002 après qu'elle ait reçu le diagnostic de la leucémie myéloïde, une forme agressive du cancer du sang. Cela avait alimenté le débat public au sujet de l'âge auquel un enfant devrait avoir le droit de prendre des décisions au sujet de sa santé et des traitements médicaux qu'il devra recevoir. Une cour de l'Alberta avait établi que l'adolescente avait fait l'objet de pression par les Témoins de Jéhovah et qu'elle n'avait pas pu prendre une décision éclairée quant aux traitements qu'elle aurait dû recevoir. La province avait obtenu la garde temporaire de Bethany, a reçu 38 transfusions de sang contre lesquels elle s'est battue. Elle est décédée après avoir reçu des traitements alternatifs de la Cross Cancer Clinic. M. Hugues a entamé ses procédures judiciaires en 2004 après qu'il eut été nommé l'administrateur de succession de sa fille. Il a affirmé jeudi que même si une personne mourait inutilement, c'était toujours une personne de trop.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ipL5eoDDpzVSSGPO2qTohg6r4SWw

 


Refus des transfusions, croyance en la fin du monde : ces pratiques qui posent question


LE MONDE | Stéphanie Le Bars. 30.07.09. Les Témoins de Jéhovah appellent cela des préjugés. Soupçons et accusations à l'encontre du mouvement sont récurrents.
Le sang. Le refus absolu de la transfusion sanguine, par respect "pour le sang sacré", suscite l'incompréhension d'une partie de l'opinion. Si, pour un enfant, le corps médical a toujours le dernier mot, un adulte peut refuser la transfusion, au risque de mourir. Des alternatives médicales, en partie développées pour satisfaire aux croyances des 7 millions de Témoins à travers le monde, existent. S'appuyant sur une étude réalisée aux Pays-Bas de 1983 à 2006, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) assure que "la mortalité des femmes Témoins de Jéhovah après un accouchement suite à une hémorragie est 130 fois plus élevée " que pour les autres. "Une extrapolation hasardeuse", pour la Fédération des Témoins, qui assure qu'il n'y a eu "qu'un seul décès de ce cas en dix ans, aux Pays-Bas".
La pédophilie. Dans les années 1990, sont aussi apparues des accusations concernant la non-dénonciation d'affaires de pédophilie par les "comités d'anciens"… "Depuis 1994, précise M. Canonici, on rappelle régulièrement aux 9 000 anciens leurs obligations légales. Ces "comités de discipline religieuse" traitent principalement d'affaires d'adultère."
La fin du monde. La Miviludes considère les croyances des Témoins comme préoccupantes : "Leur conviction de l'imminence de l'effondrement du monde peut être anxiogène et entraîner des attitudes extrêmes, voire autodestructrices", juge son président, Georges Fenech. "Le fait qu'ils ne fêtent ni Noël ni les anniversaires et qu'ils présentent le monde extérieur comme perfide peut entraîner une marginalisation des enfants", estime la Miviludes, qui s'inquiète aussi des ruptures au sein des familles entre Témoins et non-Témoins.

 


 
SECTES : 3 QUESTIONS À Henri de Cordes


La Libre Belgique  23/07/2009.
Président du Centre (belge) d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles.
Après le rapport de la commission d'enquête parlementaire de 1997 et ses suivis légaux et pratiques, peut-on toujours considérer les Témoins comme une secte ?
Le terme "secte" étant devenu péjoratif, on parle depuis 2006 de groupe à pratiques et à dérives sectaires, où l’on se situe par rapport à des comportements à risques en fonction de l’âge, de l’état de santé, de la fragilité personnelle. Elles sont toujours bien présentes : depuis que notre centre existe, soit depuis 10 ans, nous continuons à recevoir des demandes d’informations de manière récurrente et constante.
Avec, parmi celles-ci, un grand nombre de questions autour de l'abus sexuel sur les enfants...
Il y a en fait une controverse sur la cohérence entre les règles internes et externes des Témoins par rapport à cette question. Sur base de ce que la Watchtower nous déclare, on peut se demander dans quelle mesure les enfants sont protégés contre les délits sexuels. En effet, la WS donne une liste de pédophiles condamnés ou reconnus coupables, mais cela, sur base d’un ou de deux témoins internes. Il y a donc déjà une appréciation des faits selon ce qu’ils appellent la loi de César; en outre, il y a une exception gênante : un servant ministériel, comme ils appellent leur "ministre du culte", qui mène une vie exemplaire après avoir reconnu son péché sera couvert. Nous nous demandons dès lors si ces directives protègent les enfants ou plutôt la "pureté", comme ils disent, de leur organisation.
Depuis 1997 et tout ce qui a suivi, peut-on parler d'une évolution positive en Belgique pour ce qui est des Témoins de Jéhovah ?
Je ne parlerai en tout cas pas d’une ouverture à la société. On assiste, au contraire, à une évolution inverse qui devrait faire réfléchir. Quand on examine par exemple la loi sur les droits des patients, l’on se rend compte que le législateur a fini par rencontrer le droit de refuser une transfusion sanguine. Une évolution qui n’est cependant ni unique, ni récente, si l’on veut bien se rappeler comment on en est arrivé aussi à admettre un certain refus du service militaire.
Les Témoins de Jéhovah perdent un procès en diffamation contre un député. La Croix. PARIS, 11 juil 2008 (AFP). Les Témoins de Jéhovah ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté au député Jean-Pierre Brard (app PCF), vice-président du groupe d'études sur les sectes, qui en juillet 2006 avait dénoncé leurs agissements au cours d'un reportage diffusé sur TF1. "Je vais vous donner trois exemples où (les Témoins de Jéhovah) sont de parfaits délinquants", avait déclaré le député de Seine-Saint-Denis le 20 juillet 2006, ajoutant : "Se soustraire à un impôt, condamner des personnes à mort en leur refusant la transfusion sanguine ou couvrir des délits très graves comme la pédophilie, vous voyez bien qu'on ne peut pas seulement s'en remettre à l'opinion publique, mais qu'il y a des lois qui doivent être appliquées". Vendredi, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé que ces propos étaient bien diffamatoires, mais a accordé le bénéfice de la bonne foi au parlementaire, également membre du conseil d'orientation de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Le tribunal a jugé que les déclarations du prévenu devaient "être considérées comme ayant un fondement suffisamment sérieux". "Bien que non dénuées de violence, elles ne sauraient être regardées comme excédant les limites admissibles de la libre opinion", a-t-il complété. "Ce jugement est un véritable réconfort pour tous ceux qui, au-delà de l'engagement des parlementaires eux-mêmes, osent mettre en lumière la dangerosité des pratiques de l'organisation des Témoins de Jéhovah", a réagi M. Brard dans un communiqué.
 



600 à 1.000 Témoins de Jéhovah dans les Vosges contre des accusations de pédophilie


EPINAL, 1 oct 2008 (AFP) - Quelque 600 Témoins de Jéhovah selon la police, un millier selon les organisateurs, ont manifesté mercredi après-midi devant la préfecture des Vosges à Epinal pour protester contre des accusations de pédophilie portées à leur encontre. Les participants ont dénoncé les "accusations graves portées pour désinformer afin de nuire aux Témoins de Jéhovah et empêcher la construction d'un lieu de culte" à Deyvillers (Vosges), a expliqué à l'AFP Guy Canonici, président de la fédération chrétienne des Témoins de Jéhovah. "… Les Témoins de Jéhovah sont en butte à de nombreuses difficultés à
Deyvillers, village de 1.400 âmes près d'Epinal où ils ont acheté un terrain pour construire une "salle du Royaume" de 1.500 places avec un parking de 500 places. Une association de défense de l'Environnement de Deyvillers (Aded), réunissant 400 adhérents, se bat depuis 2004 pour empêcher la construction de ce lieu de culte, dont le permis de construire est actuellement bloqué par la mairie de la commune. L'Aded a invité mercredi soir Bill Bowen, ancien dignitaire de ce mouvement religieux aux Etats-Unis devenu président de l'association "Silent Lambs", qui dénonce le silence imposé aux victimes d'abus sexuels au sein des Témoins de Jéhovah. Bill Bowen, Témoin de Jéhovah pendant 43 ans, excommunié car il dénonçait l'hypocrisie de cette église face aux victimes d'abus, qui seraient plus de 23.000 "partout dans le monde", selon ses dires. "Depuis le premier jour, des responsables de l'organisation nient le fait qu'il y ait des victimes (d'abus sexuels, ndlr). Ils connaissent le problème mais refusent de le traiter. Ils continuent à le cacher…", a affirmé M. Bowen. Ancien ou "aîné" (cadre) du mouvement, Bill Bowen, 51 ans, qui travaillait au siège de l'organisation à New York dit avoir reçu plus de 7.000 témoignages de fidèles abusés "partout dans le monde", dont il a publié un millier d'histoires sur le site internet de "silent lambs". "Quand un enfant catholique est violenté, ses parents appellent la police. Chez les Témoins de Jéhovah, il faut au contraire appeler les aînés, qui gardent la procédure en interne. Ainsi, aucune histoire ne sort", a-t-il raconté lors d'un entretien avec l'AFP. La manifestation de mercredi à Epinal relève du même genre de "tactique d'intimidation" des Témoins de Jéhovah pour "faire ce qu'ils veulent", a estimé cet homme.

 



TF1--7 à 8--plainte pour viol St Dié des Vosges


Vous avez peut-être vu le reportage de TF1 ce dimanche 27 janvier, lors  de l'émission 7 à 8, concernant à St Dié des Vosges une jeune femme TJ   qui s'est suicidée l'an passé après avoir porté plainte pour avoir été  violée dès l'âge de 11 ans.  Après avoir consulté le forum mis à disposition sur le site internet de  TF1, nous avons également souhaité réagir.
Le Parisien, Samedi 12 Janvier 2008. Un membre des Témoins de Jéhovah a été mis en examen, ce jeudi 10 janvier, par un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), pour viol sur mineure de 15 ans. Il a été laissé en liberté, a-t-on appris de source judiciaire. Il est suspecté d'avoir violé entre 1986 et 1989 une fillette d'une douzaine d'années dans la salle du royaume, lieu de culte des Témoins de Jéhovah, de Saint-Dié-des-Vosges. La mère de la jeune fille fréquentait elle-même à l'époque l'association. La victime s'était suicidée le 22 mars 2006 devant la salle du royaume, entraînant une enquête judiciaire. Cinq autres personnes placées en garde à vue ont été remises en liberté jeudi. Ces témoins de Jéhovah pourraient être poursuivis pour non dénonciation de crime. Selon le journal Le Parisien, les viols auraient été commis lors des séances de prédication, lorsque la fille se trouvait seule avec l’auteur présumé. La communauté de Saint-Dié avait été avisée des faits en 1992. Un comité judiciaire composé de cinq personnes s’était réuni, mais les membres de ce comité avaient considéré qu’ils n’avaient pas la preuve du viol, l’homme suspecté niant les faits
(Le Parisien, Samedi 12 Janvier 2008) (A voir : Vidéo de l'émission sur le site de TF1 ).

 


 
L'Unadfi relaxée d'une plainte en diffamation des Témoins de Jéhovah


EVREUX, 26 oct 2006 (AFP) - Le tribunal correctionnel d'Evreux a relaxé jeudi Catherine Picard, la présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi) qui était poursuivie pour diffamation envers les Témoins de Jéhovah. Catherine Picard avait été citée le 7 septembre devant ce tribunal par les Témoins de Jéhovah pour un entretien accordé à la Dépêche d'Evreux dans lequel elle les accusait "d'être structurés de manière pyramidale comme tous les mouvements mafieux". L'avocat des Témoins de Jéhovah, Me Guy Canonici, a indiqué à l'issue de l'audience que ses clients allaient faire appel du jugement qui les condamne par ailleurs à payer 1.600 euros à Catherine Picard pour les frais du procès. Me Rodolphe Bosselud, conseil de Catherine Picard, s'est réjouit de la décision du tribunal, en assurant que les propos tenus étaient "nullement" diffamatoires. "Cette procédure engagée par les Témoins de Jéhovah s'inscrivait en réalité dans une action plus globale et systématique de guérilla permanente qu'ils mènent contre les associations de victimes de sectes comme l'Unadfi".
Transfusion refusée : décès d’un Témoin de Jéhovah. 12 janvier 2007. Presse Canadienne. http://www.cyberpresse.ca/. Québec. Un jeune Témoin de Jéhovah de Québec, Jean-Claude Lavoie, est décédé durant le temps des Fêtes après avoir refusé une transfusion sanguine pour des motifs religieux. M. Lavoie, qui était âgé de 26 ans, souffrait d'une tumeur à l'intestin. Son taux d'hémoglobine avait rapidement chuté mais malgré les conseils des médecins, il aurait refusé des transfusions sanguines qui auraient pu lui être salutaires. Outré, son frère aîné, un ex-témoin de Jéhovah, a confié au réseau de télévision TQS qu'il avait lancé une pétition sur le web pour que les gouvernements rendent illégaux les refus de traitement pour des raisons religieuses. Les médecins ne peuvent légalement forcer un adulte à recevoir des traitements.
Le gouvernement a pris à sa charge trois des sextuplés

 

 

Le gouvernement de Colombie-Britannique a pris à sa charge trois des sextuplés la semaine dernière afin que les médecins leur donnent des transfusions sanguines, contre la volonté de leurs parents.

 

Presse Canadienne (PC)  1/01/2007. Deux des sextuplés sont morts. La naissance des six poupons, au début de janvier, était prématurée de trois mois. À leur naissance, les parents ne voulaient pas que l'hôpital ne divulgue aucun détail, mais ils ont autorisé les autorités à préciser qu'ils étaient Témoins de Jéhovah. Au dire de l'avocat de la famille, l'état des enfants était stable et que les transfusions étaient plus ou moins nécessaires. Le ministre provincial des Enfants et des Familles, Tom Chrsitensen, a précisé que les médecins avaient l'obligation de signaler aux autorités du ministère les cas où ils estiment que des enfants sont en danger.
Les sextuplés suscitent un débat éthique.

La Presse.12 janvier 2007. Comme la majorité des bébés prématurés de 25 semaines, les sextuplés nés à Vancouver le week-end dernier pourraient avoir besoin de transfusions sanguines. Depuis trois jours, cela suscite un débat éthique, car leurs parents sont des Témoins de Jéhovah. Avant-hier, le gouvernement de la Colombie-Britannique s'est dit prêt à prendre les dispositions légales pour que la survie des six bébés ne soit pas menacée. Dans un communiqué, le porte-parole des Témoins de Jéhovah rappelle l'interdiction faite à ses coreligionnaires de «s'abstenir de sang». À 25 semaines, on parle encore de bébés extrêmement prématurés. La majorité auront besoin d'une transfusion durant leur hospitalisation.»  http://www.cyberpresse.ca/



Une adolescente veut obtenir le droit de refuser une transfusion sanguine


Le Soleil, Presse Canadienne 03 septembre 2006. WINNIPEG. Une adolescente, atteinte de la maladie de Crohn, se retrouvera en cour cette semaine afin d'obtenir le contrôle de ses traitements médicaux et ainsi pouvoir refuser une transfusion sanguine. Au coeur de cette cause, qui sera entendue à la Cour d'appel du Manitoba, se retrouve l'âge de la jeune fille - 15 ans - et le fait qu'elle puisse être ou non reconnue comme "mineure mature" ou si elle doit se retrouver sous la juridiction des Services à l'enfance et à la famille et être contrainte d'accepter tout traitement que son équipe médicale jugera nécessaire. En tant que Témoin de Jéhovah, la jeune fille désire ne pas recevoir de transfusions sanguines.   L'affaire a débuté en avril dernier, quand l'adolescente, alors âgée de 14 ans, a été hospitalisée en raison d'une poussée de sa maladie de Crohn, une maladie chronique qui affecte tout le système gastro-intestinal. Quand ses parents et elle ont refusé une transfusion sanguine, un juge a alors donné ordre aux Services à l'enfance et à la famille de prodiguer les soins nécessaires au traitement médical de l'enfant, incluant des transfusions sanguines ou l'administration de produits sanguins, sans le consentement de l'adolescente ou de ses parents.


 
Une Témoin de Jéhovah ne peut refuser de transfusions sanguines.

Canadian Press. 06. 02. 2007. WINNIPEG (PC) - Dans le cadre d'un jugement rendu à l'unanimité, la Cour d'appel du Manitoba a maintenu la décision d'un tribunal de première instance de permettre à des médecins de donner une transfusion de sang à l'adolescente de 15 ans de Winnipeg, parce qu'ils jugent cette transfusion nécessaire du point de vue médical. Les juges du tribunal d'appel ont reconnu que les transfusions sanguines allaient à l'encontre du droit de l'adolescente à la liberté religieuse, mais qu'elles étaient justifiées en raison du caractère sacré de la vie et du devoir de protection des enfants.



Deux témoins de Jéhovah condamnés. Pendant 20 ans, Daniel a abusé d’enfants sous le regard de sa femme

. BRUXELLES - Condamnés pour des faits de viols sordides, Daniel P. et Nadine N. formaient un couple de témoins de Jéhovah. Hier, Daniel P. a écopé de 6 ans de prison ferme. Nadine a été condamnée à 3 ans, avec sursis complet. 11 mineures victimes d’attentats à la pudeur, 7 abus de confiance sur le Net et deux viols. Selon l’accusation, des dizaines d’enfants sont victimes. Certains n’ont sans doute pas trouvé la force de déposer plainte. (28/06/2006)    http://www.dhnet.be/dhinfos/article.phtml?id=151625



Procès Suisse d’un témoin de Jéhovah : peine ferme pour le viol d'une adolescente.

24heures en ligne - www.24heures.ch . VEVEY 23 juin 2006. Coupable de viol sur une mineure de 15 ans, Pedro (prénom fictif) ira en prison. La cour correctionnelle du Tribunal de l'Est vaudois, a jugé parfaitement crédible la version de la victime de Pedro (24 heures du 22.06.2006). Les deux jeunes gens s'étaient connus dans le cadre des activités des Témoins de Jéhovah. Cette appartenance fondait la victime à faire confiance à son agresseur et donc à accepter de le suivre dans un studio de Montreux, la veille de Noël 2004. Le Tribunal a jugé que les lésions vérifiées sur la jeune adolescente de 15 ans corroboraient bien l'agression.
Témoins de Jéhovah contre TV suisse/rejet plainte témoins de Jéhovah. Administration fédérale admin.ch-  " Temps Présent " sur les Témoins de Jéhovah. Berne, 23.06.2006 (AIRR) - L'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) a rejeté une plainte dirigée contre le reportage " Témoins silencieux " diffusé dans le cadre de l'émission " Temps Présent " de la Télévision suisse romande (TSR). Le reportage contesté n'a pas violé le principe de présentation fidèle des événements. Le journaliste engagé est licite lorsqu'il se présente comme tel et qu'il satisfait à des exigences journalistiques plus sévères. C'est ce qu'a constaté l'AIEP dans sa dernière décision.
Intitulé " Témoins silencieux ", le reportage mis en cause a été acheté à la télévision suédoise et diffusé le 14 juillet 2005 sur la première chaîne de la TSR. Il s'agit d'une enquête sur le silence qui règnerait au sein de l'organisation suédoise des Témoins de Jéhovah lorsque certains membres sont soupçonnés d'abus sexuels de nature pédophile. Le reportage comprend notamment le témoignage de enfants victimes. L'Autorité de plainte rappelle en outre que le présentateur de l'émission a clairement exposé que le reportage ne visait pas la communauté suisse. Le journaliste a précisé dans son commentaire en début d'émission qu'il s'agissait d'une affaire qui ne concernait en rien la communauté suisse des témoins de Jéhovah. Il a également rappelé en fin d'émission que les Témoins de Jéhovah jugeaient ce reportage " calomnieux et mensonger ". Lors de sa diffusion en Suède, le reportage a fait l'objet de deux plaintes, lesquelles ont été rejetées sauf sur un point précis ayant trait à l'âge d'un des abuseurs. Le principe de présentation fidèle des événements n'a ainsi pas été violé. La plainte a été rejetée par huit voix contre une. Les décisions de l'AIEP peuvent être déférées au Tribunal fédéral par la voie d'un recours de droit administratif.

 


Vif échange au sujet des témoins de Jéhovah à la commission parlementaire sur les sectes.

PARIS , 17 oct 2006 (AFP) - Les Témoins de Jéhovah ont fait l'objet mardi d'un vif échange d'arguments à propos de la notion de "trouble à l'ordre public" au cours d'une audition de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs. Celle-ci entendait M. Didier Leschi, chef du bureau central des cultes au ministère de l'Intérieur. Il a expliqué que ses services accordaient "systématiquement le bénéfice des dispositions (ndlr fiscales) prévues pour les associations cultuelles aux associations des témoins de Jéhovah en abandonnant l'argument selon lequel leur doctrine était constitutive d'un trouble à l'ordre public". Le président et le rapporteur de la commission, MM. Georges Fenech et Philippe Vuilque, ont dit leur stupéfaction considérant qu'on ne pouvait pas ignorer la maltraitance psychologique des enfants de Témoins de Jéhovah dont ont témoigné d'anciens adeptes, évoquant aussi l'interdiction des transfusions sanguines, le porte-à-porte prosélytique, etc. M. Leschi ignorant les arguments des membres de la commission, a indiqué qu'il "appliquait le cadre juridique" et que le Bureau central des cultes n'était "pas chargé de la protection de l'enfance…"



Les interdictions Jéhovistes sur le sang sont fluctuantes


Associated Press (AP) 27 janvier 2006. NEW YORK - Les Témoins de jéhovah sont connus pour enseigner que Dieu interdit des transfusions sanguines même lorsque la vie des patients est en jeu. L'importance de cette doctrine sera soulignée la semaine prochaine quand les "anciens" qui dirigent les plus de 98,000 congrégations du monde entier liront une nouvelle circulaire de cinq pages sur le sang  venant du siège central aux fidèles Témoins de Jéhovah. La secte croit que la Bible défend de recevoir des transfusions sanguines, bien que des concessions aient été faites au cours des années. Raymond Franz, un ex-membre du "Collège Central", l'Organe central omnipotent qui édicte les règles pour la foi, croit que les chefs hésitent à aller davantage plus loin de peur que l'élimination totale de l'interdiction  n'expose l'organisation à des poursuites juridiques de plusieurs millions de dollars sur des cas médicaux passés. Les Témoins se sont opposés aux transfusions sanguines  depuis 1945. Une des dernières déclarations  a aussi encadré  les transfusions des "composants primaires du sang," en interdisant  celles des globules rouges, globules blancs, des plaquettes et du plasma. Une annonce parue en 2000 dans le magazine officiel La Tour de Garde, a déclaré qu'en raison des ambiguïtés de la Bible, les individus sont libres de décider pour eux-memes des thérapies utilisant des composants biologiques tirés des quatre composants majeurs du sang, par exemple les gammaglobulines et les facteurs coagulant contre l'hémophilie.
La directive de la semaine prochaine pourrait créer une confusion sur ces composants sanguins, connus sous le nom de " fractions." Sans présenter de changement par rapport à 2000, la nouvelle directive dit aux parents de considérer : " si un docteur ou un hôpital donnera  l'assurance complète que le sang ou les fractions de sang ne seront pas utilisés dans le traitement d'un mineur ?"
En marge de cette nouvelle directive, une note en bas de page cite la brochure des Témoins, "Comment le Sang peut-il Sauver Votre Vie ?," et mentionne l'article de 2000 sur les fractions - mais omet de citer son contenu. Par coïncidence, la directive de la semaine prochaine a été précédée d'une lourde critique sur la politique de transfusion sanguine par l'avocat Kerry Louderback-Wood de Fort Myers, Fla.,  dans The Journal of Church and State, publié par l'Université Baylor. Louderback-Wood , qui a été élevé chez les Témoins, mais n'est plus lié à aucun mouvement religieux, accuse son ancienne foi de donner "des arguments inexacts et peut-être malhonnêtes" aux croyants faisant face à des décisions médicales cruciales. Louderback-Wood  prétend que l'on ne donne pas aux médecins ainsi qu'à beaucoup de Témoins d'instruction claire sur la politique en matière de transfusion sanguine du mouvement, particulièrement sur le sujet des fractions. Elle n'est pas un observateur neutre. L'avocat affirme que sa mère est morte d'une anémie sévère en 2004 parce que les anciens locaux ne se sont pas rendus compte que l'hémoglobine était permise par la doctrine des témoins de Jéhovah.
Louderback-Wood  a appris que l'hémoglobine était permise grâce au Site Internet des Témoins de Jéhovah Associé pour la Réforme sur le Sang, qui a été fondé en 1997  par  des anciens locaux, dont huit servaient dans des Comités de Liaison Hospitalier charger de conseiller les Témoins et les médecins. Le fondateur des Témoins de Jéhovah Associé, parlant sous le couvert de  l'anonymat pour se protéger  car dans son mouvement, on  ne tolère pas de contestation, a déclaré  que les membres des Comités de Liaison sont au courant des révisions  portés à l'enseignement, mais la plupart des Témoins refusent automatiquement toutes les formes de sang sans consulter ces comités. Les docteurs sont souvent mal informés des convictions des Témoins selon lui. Louderback-Wood  croit que le mouvement peut voir sa responsabilité juridique engagée en raison des mauvais renseignements fournis aux adhérents, théorie pour l'instant qui n'a pas été évaluée dans les cours de justice américaines. Des problèmes similaires ont été soulevés dans un procès en cours à Calgary, en Alberta, sur la "mort prétendument injustifiée " d'une adolescente leucémique Bethany Hughes. Le siège social de témoins a refusé une demande d'interview venant de Associated Press sur leurs convictions en rapport avec le sang. Au lieu de cela le conseiller juridique Philip Brumley a publié une déclaration préparée rejetant l' "analyse de Louderback-Wood et ses conclusions" en général. L'interdit de 1945 était formulé de la sorte: "tous les fidèles de Jéhovah qui recherchent la vie éternelle dans son nouveau monde" doivent obéir. De tels édits sont considérés comme une loi divine, puisque  le Collège Central est le seul à définir l'orthodoxie. Ceux qui contreviendraient à cette loi risquent  d'etre rejeté  par leur famille et leurs amis témoins de Jéhovah. Une déclaration plus récentes  de la Tour de Garde a interdit  le stockage du propre sang du patient pour une transfusion sanguine. En tout, les Témoins de Jéhovah Associé énumèrent 20 changements et précisions dans les règles concernant le sang au fil des ans.  Les experts supposent que l'oncle de Raymond Franz, Frederick Franz, qui a servi anonymement comme le principal théologien des Témoins, a décidé que ces passages couvrent les transfusions sanguines. Mais Raymond Franz soulève des questions à propos de cette politique sur le sang dans son livre "À la recherche de la Liberté chrétienne." Parmi eux :  Pour quelles raisons interdire le stockage du propre sang  d'un patient alors qu'il est permis de recevoir des composants sanguins nécessitant de grandes quantités de sang donné et conservé ?  Pour quelles raisons la transplantation d'organe est permise, alors qu'elle introduit dans le corps beaucoup plus de leucocytes que les transfusions sanguines ? Pour quelles raisons les Témoins interdisent le plasma, qui est surtout de l'eau, mais permettent l'utilisation des composants tirés du plasma en thérapie ? Louderback-Wood  a déclaré qu'elle sera contente si sa critique  sauvait la vie d'un enfant. SUR LE NET : La brochure officielle de témoins : http://www.watchtower.org/library/hb . Les données des dissidents : http: // www.ajwrb.org  et http://www.jwtruth.com  

 


Plus Jéhovah, plus de droit...


La Dernière Heure (Belgique) . 17/02/2006. Jacques a perdu tout contact avec sa famille. Jacques, un Liégeois d'une cinquantaine d'années, a fait partie d'une congrégation témoins de Jéhovah pendant 17 ans. En 2002, il en a été exclu car son attitude à l'égard de la communauté était jugée perturbatrice par la hiérarchie. Seulement voilà, lorsqu'un membre est exclu, il est interdit à ceux qui  font encore partie de la communauté d'avoir tout contact physique ou même verbal avec lui. Jacques est devenu du jour au lendemain un paria même aux yeux des membres de sa propre famille qui font toujours partie de la communauté.L'affaire a été portée devant les tribunaux par Jacques. Il a assigné la congrégation pour discrimination et atteinte à la vie privée. Il n'est pas le premier à s'attaquer ainsi aux Témoins de Jéhovah. Souvent l'issue est toujours la même et à l'avantage des Témoins au nom de la liberté de culte. Jacques réclamait la récupération de ses données personnelles dans un fichier de la congrégation et que l'on reconnaisse publiquement le caractère discriminatoire de son exclusion mais surtout de ses conséquences. Il a été débouté en première instance car, pour le tribunal, la discrimination n'était pas établie étant donné que la règle était la même pour tout le monde. L'homme ne décolère pas et a interjeté appel. La cour d'appel de Liège a rendu son jugement récemment. Elle a débouté Jacques en estimant que c'était à lui de prouver la discrimination mais pour la première fois, dans ses attendus, la cour d'appel de Liège considère que les consignes à l'égard des exclus et des adeptes qui souhaitent quitter la communauté sont susceptibles de constituer une discrimination. La cour invoque également le fait que les pressions morales faites aux membres pour isoler un exclu pourraient être de nature à porter atteinte à la liberté de culte. Même si Jacques n'a pas obtenu gain de cause dans son procès, cet arrêt de la cour d'appel s'apparente tout de même à une victoire car c'est la première fois que les pratiques douteuses des Témoins de Jéhovah sont ainsi relevées par la justice. Une porte vient donc de s'entrouvrir pour tous ceux qui comme Jacques ont été victimes des agissements des témoins de Jéhovah.

 


Les Témoins de Jéhovah et les sourds


L'oeil et la main - La  Cinquième / sam. 22 avr. 2006, 09h40. (Emission télévisée, 35 min., 2006). "Pour recruter les sourds, les Témoins de Jéhovah ont créé sept groupes pratiquant la langue des signes et conçu une version de leur DVD en LSF. Est-ce pour cela que les sourds, en manque d'échanges et souvent isolés, sont nombreux à les rejoindre ? Pour mettre à jour les ressorts linguistiques, sociologiques et psychiques utilisés par les Témoins de Jéhovah, L'OEil et la main mène l'enquête en rencontrant des spécialistes, des linguistes et des personnes sorties du mouvement"

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