Evangéliques

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Convention baptiste du Sud : Plus de 200 ministres, diacres et autres ont été reconnus coupables d’abus sexuels, selon le rapport

Le 12 février 2019, Par Corky Siemaszko – Un total d’environ 380 dirigeants et bénévoles baptistes du Sud ont fait face à des allégations d’inconduite sexuelle, selon une enquête publiée dans un journal… Une telle liste a été publiée lundi, mais pas par les baptistes. Le Houston Chronicle et le San Antonio Express-News dans une vaste enquête ont nommé 220 pasteurs, ministres, diacres, diacres, bénévoles, enseignants de l’ du dimanche et autres personnes qui ont été reconnus coupables d’abus sexuels sur des fidèles de l’église pendant 20 ans. Plus de 250 ont été inculpés. Selon le rapport, environ 380 dirigeants et bénévoles d’églises baptistes du Sud ont été confrontés à des allégations d’inconduite sexuelle impliquant plus de 700 victimes. Cela comprend ceux qui ont été condamnés, accusés de façon crédible et poursuivis avec succès. Selon le rapport, certaines des victimes ont été victimes d’agressions répétées et d’autres n’avaient que 3 ans. L’enquête qui a duré un an a également révélé que 66 pasteurs et d’ouvriers soupçonnés d’être des prédateurs continuent de travailler pour des églises baptistes.                          https://www.nbcnews.com/news/us-news/over-200-baptist-ministers-deacons-others-have-been-found-guilty-n970276

Suisse romande : le point sur les abus sexuels en milieu avec Jacques Poujol

Serge Carrel mercredi 13 mars 2019 – Une réaction à un commentaire sur lafree.info a poussé Serge Carrel à rencontrer le pasteur français Jacques Poujol pour évoquer la situation des abus sexuels parmi les pasteurs évangéliques de Suisse romande. Psychothérapeute et conseiller conjugal, ce formateur en relation d’aide, très actif dans notre région en lien avec le centre Horizon 9 à Genève et le centre Empreinte à Vevey, a accepté de parler de cette question délicate. Au vu de la trentaine d’années d’entretiens et de contacts que vous avez à ce jour avec l’ensemble du milieu évangélique romand, combien de pasteurs ou de responsables d’Eglise auraient commis un ou des abus sexuels ?Je les estime à une dizaine au moins sur cette trentaine d’années ! Qu’est-ce qui favorise de tels abus sexuels ? En premier lieu, c’est l’enseignement qui promeut l’inégalité homme-femme et la soumission de la femme à l’homme. Il y a une lecture des textes que nous devrions reprendre, mais on est là pour le moment devant un impensé. https://lafree.info/info/suisse/suisse-romande-le-point-sur-les-abus-sexuels-avec-jacques-poujol?fbclid=IwAR3kAwVVflBXgcDjZKfbTzkojDzPK3LEnojlO1D7w3P_dff79Ml8uL5UEVEShow marketing et promesses de miracles : le business florissant des églises évangéliques en France

Les Inrocks – 20/11/18 – PAR Valentin Pacaud – Une église évangélique s’implante tous les dix jours en France. A Toulon, un pasteur incarne ce succès discret mais certain. Une réussite permise par la modernisation, des financements et la mise au rabais des miracles.

Ses lèvres tremblent légèrement, ses yeux se ferment, se crispent, et une larme s’échoue doucement sur son visage. Les bras tendus autour d’un peu de pain et de vin dans une position quasi-christique, Christian Fondacci, pasteur évangélique toulonnais, prophétise en ce soir de novembre 2017. “Ça sera très douloureux cette année”, annonce-t-il gravement. Dans le coin, une caméra le fixe…

“On veut toucher des gens riches et puissants” – A Toulon, son église, c’est le Christian Fondacci Ministère (CFM), une des 2 400 que compte le pays. Et en France, l’évangélisme est la qui progresse le plus. D’après une étude du Conseil national des évangéliques en France (CNEF), en janvier 2017, une nouvelle assemblée de Dieu s’implante tous les dix jours. Depuis 1970, leur nombre a triplé. Une réussite discrète dans une société laïque. Mais en Amérique du Sud, l’avancée est plus évidente. En 1970, 92 % de la population brésilienne se déclarait catholique. En 2010 ils n’étaient plus que 64,6 % au profit des évangéliques, comme le relevait déjà le journal Marianne en 2016. Une tendance qui a favorisé l’émergence de Jair Bolsonaro. Ainsi, 72,5 % des évangéliques avaient l’intention de voter pour le candidat d’extrême-droite au deuxième tour de l’élection présidentielle qui a vu son élection le 28 octobre – selon un sondage Ibope paru deux semaines plus tôt. Le succès d’une foi cristallisé en France par des prêcheurs comme Christian, à coups de financements divers, de modernisation, miracles bon-marché et de mises en réseaux d’hommes d’influence.

On veut toucher des gens riches et puissants. Imaginez si le maire se convertit demain“, s’extasie d’ailleurs sans pudeur le pasteur qui revendique ouvertement le prosélytisme dans la rue ou sur internet. “Leur paroisse, c’est la rue. C’est une église de militants”, explique Didier Pachoud, ancien évangéliste et président du Groupe d’Etude des Mouvements de Pensée en vue de la Protection de l’Individu (GEMPPI), une association de prévention contre les sectes.

Toucher les puissants : une volonté à peine cachée lorsque le prélat s’implique en novembre 2017 dans le lancement discret d’un nouveau parti politique, Refondation. Parti “personnaliste, cherchant une troisième voie entre communisme et capitalisme, son secrétaire général, Régis Passerieux, est un ancien candidat à la primaire socialiste, connu pour ses convictions religieuses.

Prêches en direct sur Facebook Live

Au-delà de la quête d’influence, l’intérêt est aussi financier. Christian doit assurer sa survie. Et pour cause, les églises “envoient leurs missionnaires et assurent le revenu du pasteur. Ce dernier doit par la suite assurer son autonomie financière”, précise Didier Pachoud. Une fois cette autonomie gagnée, des sommes gigantesques peuvent être amassées. Au Brésil encore, Edir Macedo, fondateur et leader de l’Eglise Universelle du Règne de Dieu, est le pasteur évangélique le plus riche du pays avec une fortune de 725 millions d’euros, comme le relate le Centre contre les manipulations mentales.

De son côté, et pour assurer la pérennité de son projet évangélique, Christian use de son passé de business man à une échelle plus modeste.Les locaux de l’église de Christian sont ainsi ceux de son centre d’affaire ; C.D.F Coworking développement Formation, entreprise louant ses salles pour des séminaires, le tout pour une dîme modique allant de 900 à 1 600€ par mois. Les salles peuvent être également empruntées à l’heure pour une fourchette de 12 euros (à l’heure) à 250 euros (les 4h). Quant à la teneur religieuse des lieux, pas un mot sur le site web en question. C’était aussi le moyen “d’obtenir une salle pour l’église”, souligne le pasteur avant d’ajouter que “c’est de plus en plus dur d’obtenir un bâtiment lorsqu’on se déclare évangélique.”

Chaque homme d’affaires qui loue ses salles repart avec Bible et autres textes religieux sous le bras… Dans la salle de réunion, on aperçoit des tableaux soulignant une approche ouvertement marketing. Chaque “bras” de l’Eglise, (CFM Edition, CFM TV…etc.) est associé à des stratégies publicitaires. Démarchage, stand, emailing, du prosélytisme qui intervient sur divers média, tels Facebook (où la page de Christian Fondacci avoisine les 2 000 “j’aime”) ou YouTube – avec un modeste nombre de 500 abonnés, pour toucher un public large. Des chiffres sûrement en-dessous de la réalité. CFM TV propose également un visionnage privé sur Youtube où il est impossible de dire exactement le nombre de téléspectateurs lors des prêches, à moins de faire partie de l’équipe technique. Des moyens conséquents qui expliquent la diversité géographique de la petite cinquantaine de fidèles présents (Nîmes, Nice, Marseille, Valence…etc.) mais des spectateurs également italiens, où Christian a prêché de nombreuses années, et même africains. A cet attirail s’ajoutent un studio télévisé, dédié à la rediffusion en direct des prédications – sur Facebook ou YouTube notamment – ainsi que sa propre maison d’édition. De nombreux produits dérivés sont aussi proposés à l’entrée de la salle de prêche, comme des rangées de livres de pasteurs, dont l’autobiographie de Christian, et de CD de musiques chrétiennes produites par des fidèles… mais vendus par l’église. Une dîme qui ne dit pas son nom.

Dieu Rock’n Roll

La musique prépare les âmes”, préfère prêcher celui qui se qualifie de “Prince de la nuit” dans son autobiographie. A 20 ans, il avait déjà connu l’ivresse des “longues nuits arrosées” dans les boites de nuit, et des femmes qui y dansent, mais aussi le proxénétisme, et même quelques semaines de prison suite à une rixe. Une période rockstar qu’il retrouve en galvanisant la foule des fidèles. Sur des chansons de rock chrétien, les adeptes s’enivrent d’une extase mystique, levant les bras au ciel, se grisant de chaudes larmes. Ici, Christian distribue le feu sacré. “On touche le Christ, on le sent physiquement en nous”, s’émeut Francis, 67 ans, retraité qui ne cesse de reprocher à l’Eglise catholique sa sobriété. Et, de sa main sur leur front, le pasteur jette un cri violent : Feu”. Les corps s’effondrent. Certains se convulsent quand d’autres restent simplement immobiles, tous saisis d’une transe sauvage.

“C’est cette promesse de miracle et d’absolu qui attire face à un monde ultra rationalisé”, souligne Didier Pachoud se rappelant ses années passées comme évangéliste. “Mettez ça en scène avec la musique et autres, on ne peut pas s’ennuyer comme on le fait à l’Eglise.” Mieux, l’attrait de l’évangélisme est avant tout un “état émotionnel. C’est comme ça qu’on tient les gens”, soupire Didier. L’émotion, elle est dans la soif du surnaturel, mise en scène par les pasteurs mais aussi lors de congrès à travers le monde. Des superproductions réunissant des milliers de croyants qui allient concert rock et prêches tout en promettant sur scène la guérison de tous les maux, terrestres ou spirituels. Le 18 décembre dernier, la petite église se rend justement à l’une d’entre elle à Rome pour rejoindre 5 000 fidèles venus de toute l’Europe. Un congrès organisé sous l’égide d’un certain Guillermo Maldonado, pasteur américain dont les prêches hebdomadaires attirent entre 15 000 et 20 000 fidèles en Floride. Il a d’ailleurs intronisé Christian comme l’un de ses apôtres.

“Comme quand j’allais voir Goldman !”

Au sud de la Ville Sainte, d’immenses salles de spectacles accueillent grands écrans, jeux de lumières, et des enceintes à exploser les tympans. “C’est comme un festival” s’enthousiasme dans la foule une fidèle septuagénaire. “Comme quand j’allais voir Goldman !” Et à l’image d’un festival, les gens crient, hurlent, pleurent, rient, se balancent et se ruent, se jettent à terre en sanglots, se secouent à l’unisson dans une ambiance mystique et l’espoir déréglé d’attirer Son attention. Leur ecstasy, c’est l’Esprit Saint. Et en une nuit, corps et âmes sont appelés à s’embraser dans la certitude de renaître, purifiés et bénis, de leurs cendres terrestres. Là-bas, hommes et femmes montent sur une scène pour se faire guérir d’un mal de dos ou d’infertilité. Qui croit à cette ivresse, s’ouvre au miracle, et à l’apothéose sur terre…Quant à Christian, c’est l’occasion de “montrer aux fidèles qu’on est nombreux à partager cette foi ensemble”. Mais son chemin de croix ne s’arrête pas là. Son rêve : obtenir une église aussi large que celle de Samuel Peterschmitt, en Alsace, accueillant plusieurs centaines de croyants chaque dimanche à Mulhouse. “Dieu m’a promis 5 000 fidèles”, assure-t-il avec un large sourire. https://www.lesinrocks.com/2018/11/20/actualite/societe/show-marketing-et-promesses-de-miracles-le-business-florissant-des-eglises-evangeliques-en-france-111145044/

Des thérapies bidon pour «guérir» l’homosexualité

TVA Nouvelles. Brigitte Noël et Matt Joycey – 3 novembre 2018.  Des entreprises et des organismes religieux, dont les donateurs bénéficient de crédits d’impôt, tentent de convaincre les Québécois qu’il est possible de traiter ou de guérir l’homosexualité, a découvert notre Bureau d’enquête.

Pendant quatre mois, notre équipe – avec l’aide d’un infiltrateur et de caméras cachées – a pris contact avec des groupes soupçonnés d’offrir ce genre de traitement. Nous avons trouvé cinq organisations qui offrent ce service ou qui ont accepté de l’offrir.

Conscients de la controverse entourant ce type de thérapie, ces praticiens opèrent souvent dans l’ombre. Mais pour ceux qui savent où chercher, l’offre est diversifiée: notre équipe a rapidement réussi à trouver des pasteurs, des conseillères, et même une psychothérapeute certifiée par l’Ordre des psychologues qui ont proposé leurs services, la plupart moyennant des centaines de dollars.

Le «démon» de l’homosexualité – Parmi les traitements offerts : des séances de thérapie où on laisse supposer que l’homosexualité est « causée » par un traumatisme ou une mauvaise relation avec son père, des ateliers religieux qui proposent de guérir les gens « brisés sexuellement », ainsi qu’une délivrance aux allures d’, où notre infiltrateur a été libéré du « démon » de l’homosexualité au téléphone.

Dans tous les cas sauf un, ces services étaient associés à des organismes de bienfaisance qui amassent des milliers, voire des millions de dollars en dons admissibles à des crédits d’impôt.

La thérapie de conversion, aussi appelée « thérapie de réorientation sexuelle », stipule que l’homosexualité est un choix, un trouble mental ou, dans certains milieux, un démon. Ses promoteurs cherchent donc à « rétablir » l’hétérosexualité de leurs clients ou paroissiens, ou à encourager l’abstinence…

Gabriel Nadeau a à peine 12 ans quand il constate son homosexualité, une attirance considérée démoniaque dans sa communauté pentecôtiste évangélique. Troublé, il se confie à sa mère et demande de l’aide pour se «guérir». «Je croyais que c’était quelque chose à sortir, un one time shot, pis qu’après j’allais être délivré,» a-t-il relaté à notre Bureau d’enquête. La première délivrance est menée par le leader religieux de sa paroisse de Montréal Nord, un homme qui demande à être appelé « Prophète ». Après avoir jeûné et bu de l’huile d’onction, Gabriel Nadeau subit une cérémonie aux allures d’un exorcisme. «Ils étaient quatre personnes à me tenir, car ils croient que quand le démon sort, la personne tremble, se souvient-il. Jamais personne ne m’a crié dans les oreilles comme ça, ils criaient “Démon sort au nom de Jésus, démon de l’homosexualité, sort du corps de ce jeune homme”!»  Il décrit le processus comme étant violent, traumatisant. «Je voulais juste pleurer parce que c’était vraiment agressant. Mais je voulais tellement que ça marche.»  S’ensuit une lutte qui a duré sept ans, soit l’entièreté de l’adolescence de Gabriel Nadeau. En tout, il subit trois différentes thérapies de conversion.

«J’évangélisais pour que les gens deviennent chrétiens, donc une de mes punchlines de vente, c’était que Dieu m’avait libéré de l’homosexualité, évoque-t-il. Mais ce n’était pas représentatif de mon expérience, car mon combat, mon rejet de moi-même c’était chaque jour, chaque minute.» «Je suivais toutes les instructions, toute la volonté de Dieu, mais rien ne changeait. J’étais encore attiré par les gars.»

C’est en s’exposant au monde à l’extérieur de sa communauté religieuse que Gabriel Nadeau réalise qu’il y a d’autres options, dont l’acceptation de soi.

Ils veulent les reprogrammer pour des centaines de dollars

Cinq organisations ou individus ont proposé à notre Bureau d’enquête des thérapies de réorientation sexuelle. Les voici.

Parcours Canada (Journey Canada). Anciennement connu sous le nom Torrents de vie Canada, ou Living Waters Canada, il se targue d’avoir épaulé plus de 9000 personnes dans 42 villes.

– Les services de Parcours Canada nous ont été recommandés par l’organisme américain Desert Stream, qui propose ouvertement des thérapies de conversion.

-«Torrent de vie est un ministère qui a été créé pour aider les personnes qui luttent avec [une attirance homosexuelle], dit-elle à son public. L’intention de Dieu pour notre sexualité, c’est la complémentarité, c’est l’hétérosexualité, c’est un homme et une femme.»

– Kathryn Alarie a répondu au courriel de notre infiltrateur avec des informations concernant un atelier de 18 semaines offert à Montréal en janvier, au coût de 495 $. Un programme de six semaines axé sur la «guérison profonde» était aussi offert.

Isaiah 40 Foundation – Isaiah 40 Foundation est montrée du doigt dans le rapport d’Alliance arc-en-ciel, se vante d’avoir à son emploi 10 conseillers, dont des psychologues et une massothérapeute, qui sont là pour aider les gens à se «transformer à l’aide de Dieu».

-Le site ne parle pas explicitement de thérapie de conversion, mais nos recherches révèlent que le président de l’organisme s’auto-proclame « ex-gai » -Notre infiltrateur a obtenu deux rendez-vous de 100 $ chacun avec une conseillère pastorale de l’Isaiah 40 Foundation…

https://www.tvanouvelles.ca/2018/11/03/des-therapies-bidon-pour–guerir–lhomosexualite (…)

Des parents fondamentalistes religieux reconnus coupables d’avoir laissé mourir leur fils âgé de 14 mois

DAVID GEE– friendlyatheist.patheos.com 20 OCTOBRE 2018 – Jennifer et Jeromie Clark , qui ont été arrêtés pour avoir omis d’emmener leur fils John à l’hôpital jusqu’à ce qu’il soit sur le point de mourir, ont été déclarés coupables par un jury à Calgary. Selon le Toronto Star, ils ont été reconnus coupables de «négligence criminelle ayant causé la mort et le non-respect des nécessités de la vie» . Le ministère public a fait valoir que John était sur le point de mourir lorsqu’il est arrivé à l’hôpital le 28 novembre 2013 et que ses parents ont joué avec sa vie en ne se faisant pas soigner plus tôt. On a montré aux jurés des photos de John après sa mort. Il avait les orteils noircis et une éruption cutanée rouge couvrant près des trois quarts de son corps. Le rapport du médecin légiste a déclaré que John était mal nourri et était décédé des suites d’une infection à staphylocoque. Le procès a appris que John était décédé le lendemain de son transfert à l’hôpital, où il avait eu une crise convulsive et avait subi deux arrêts cardiaques. En dépit de toutes les preuves qui pesaient contre eux, les Clarks ont en fait tenté de faire croire que c’était la faute des médecins…Les preuves dans cette affaire sont assez claires, mais si vous vous posez encore des questions sur les détails, elles ressemblent beaucoup à celles de David Stephan. Stephan est le père anti-vaccination qui a laissé son fils mourir de méningite après l’avoir traité avec du sirop d’érable et de l’ail au lieu de lui administrer le vaccin disponible… Alors que Stephan suivait ses vues anti-vaxxer lorsqu’il a tué son enfant, il semble que les Clarks aient suivi leur religion. Lorsque Jennifer Clark a comparu devant le tribunal pour la première fois, elle a refusé de retirer un «couvre-chef religieux» qui, selon elle, faisait partie de sa foi adventiste du septième jour. Au moment de l’arrestation du couple, la police a déclaré que la famille suivait un régime végétalien strict basé sur une interprétation extrême de la religion adventiste du septième jour. C’est précisément pourquoi les dogmes extrémistes de toutes sortes doivent être évités                              (Deepl traduc.)

 

Elle veut sauver ses filles d’une «secte de luxe»

20 Minutes -Zurich – 30 octobre 2018 – Une Zurichoise affirme que ses enfants ont rejoint un groupement douteux qui promet de la richesse à travers la croyance. Une porte-parole du mouvement ne comprend pas ses inquiétudes…Le centre d’information sur les sectes, Infosekta, décrit You Church comme étant un groupement sectaire. A la tête du mouvement se trouve Jella Wojacek, alias Pastor J. «Des proches racontent que des membres de leur famille ont rompu tout contact avec eux ou ont versé de grosses sommes d’argent à Jella Wojacek.» Selon Infosekta, le principe de You Church est simple: celui qui fait don de son argent deviendra riche à son tour.

Interrogés, plusieurs anciens membres de You Church confirment que le luxe joue un rôle important. «Avant, je ne connaissais pas les marques telles que Chanel.» L’ancien adepte explique que les «messes» ressemblent à des fêtes. Sur Instagram, on voit des personnes se mettre en scène avec de beaux habits et des bolides.

«Flux d’argent surnaturels» – Dans une lettre, que «20 Minuten» a pu se procurer, Pastor J promet de grandes richesses à ses disciples: «Au nom de Jésus, je brise toutes les limitations concernant tes finances. Des flux d’argent surnaturels arriveront encore aujourd’hui sur ton compte! Tu recevras au courant de ce mois les clés de ton appartement plus grand, ta maison et ta voiture tant attendus.» Les idoles de Pastor J seraient, selon d’anciens membres, le prédicateur Benny Hill tout comme le pasteur nigérian Chris Oyakhilome. Tous les deux pensent que l’homme peut combattre la maladie et la pauvreté tout simplement en y croyant suffisamment fort.

«Les adeptes mettent leur en danger» – Selon Infosekta, You Church s’appelait «Kingdom Embassy International», puis «Word&Spirit International» avant de porter son nom actuel. Ce qui pose problème, selon Susanne Schaaf, du centre d’information sur les sectes, c’est le culte voué à Jella Wojacek: «Il transmet une image évangélique du monde et dit être en possession de la vérité. Le monde extérieur est dévalorisé, cela alors que Wojacek profite des avantages offerts par une société de luxe. Aucune critique le concernant n’est tolérée.» 
Susanne Schaaf explique que certains adeptes ont même été jusqu’à mettre leur santé en danger: «Certaines personnes ont arrêté de prendre leurs médicaments juste pour voir si elles pouvaient guérir à travers leurs croyances.» Interrogée à ce sujet, You Church écrit: «Wojacek prône la traditionnelle, qui aboutit à la foi en une guérison totale.»                                                                                              (Deepl traduc.)

Nantes : un pasteur condamné pour

Par Olivier Quentin avec AFP, /france3-regions.francetvinfo.fr/pays-de-la-loire/ 17/10/2018 – Pendant plusieurs mois, l’homme avait abusé d’une de ses paroissiennes. Il a été condamné mardi soir par la Cour d’Assises de Loire-Atlantique. La page Facebook semble inactive depuis plusieurs années. “Christ Pour Tous” est une des églises évangéliques baptistes de Nantes.  Son fondateur organisait des soirées de prières à domicile qui regroupaient quelques membres de cette communauté. C’est au cours de ces soirées entre 2013 et 2015 que le pasteur abusait de la jeune femme alors âgée de 19 à 20 ans. Il s’éloignait du groupe et dans la chambre de sa , il justifiait ces viols par des arguments religieux. En pleurs, le criminel a dit regretté ses actes devant la Cour d’Assises : “Je me repens et je reconnais le mal que j’ai fait ” a-t-il déclaré. Ce sont entre 60 et 80 viols qui sont reprochés à cet homme qui utilisait son influence pour parvenir à ses fins…Âgé aujourd’hui de 66 ans, le pasteur est le père de huit enfants. Sa seconde épouse est venue dire à la barre qu’elle lui pardonnait ses infidélités. L’avocate générale a demandé 10 ans de réclusion criminelle, les jurés ont suivi les réquisitions. 

Charisma : mes 4h de culte dans la méga Eglise du Blanc-Mesnil, machine à cash évangélique ?

Par Francis SamatarNEON, 12 décembre 2018 – Une église évangélique sort de terre tous les dix jours en France. Si la plupart sont irréprochables, certaines, notamment en banlieue parisienne, inquiètent les pouvoirs publics. Nous avons assisté à un culte de celle qui s’autoproclame « la plus grande église de France », l’Eglise Charisma. Et nous avons surtout vu passer beaucoup d’argent.

Un jeune pasteur arrive sur scène en courant et hurle au micro « Est-ce que quelqu’un est réveillé ? »… Il veut savoir qui de ses fidèles est habité par le Saint-Esprit. En guise de réponse, des milliers de « Hallelujah » s’élèvent dans cet immense hangar du Blanc-Mesnil où se tient la grande messe dominicale du mouvement Charisma. C’est ici, dans la petite ceinture du nord de Paris, que se trouve la capitale de cette communauté pentecôtiste qui revendique plus de 14 000 fidèles…L’argent fait le fidèle. Avant d’accueillir la chorale sur scène, le pasteur à la verve de MC passe la parole à Natalie Pedro, la directrice de l’école biblique du mouvement. « C’est la femme de Nuno Pedro, notre pasteur, il parlera après », me précise ma voisine. Cette grande femme d’origine américaine n’est pas là pour prêcher : elle est là pour vendre les formations dispensées par le mouvement. « Qui ne s’est pas encore inscrit à la promotion de l’école de puissance, l’école qui va changer votre vie ? » demande-t-elle à la foule de fidèles. Des bénévoles accourent vers ceux qui ont levé la main et leur remettent un formulaire d’inscription et un stylo…La Bible dans une main et le micro dans l’autre, le jeune pasteur qui avait ouvert le culte s’époumone « il faut s’inscrire rapidement, pas l’année prochaine. Ne remettez pas les rendez-vous qui changent votre existence ». Pour changer son existence, il faut prévoir 70 euros par mois auxquels s’ajoutent 20 euros de frais d’inscription. Les « cours «  sont dispensés plusieurs jours par semaine en plein après-midi, de 14h30 à 17h30. Et gare à ceux qui ont une vie à côté de l’église, ils sont rappelés à l’ordre. « Les cours auront lieu les après-midis, il va falloir vous libérer du temps. » La séance de téléshopping se termine par une simple question : « Qui est ici pour la première fois ? » Le scénario se répète : les bénévoles remettent stylo et formulaire aux nouveaux-venus afin qu’ils les remplissent « tout de suite ».

Un peu plus tard, un autre pasteur au bagout impressionnant prend la parole et indique que l’heure est « aux offrandes et à la dîme ». Les bénévoles, reconnaissables à leur t-shirt bleu, font passer dans les rangs des urnes en bois dans lesquels les fidèles déposent des dons. « Chacun fait comme il peut mais la tradition veut qu’on y dépose 10 % de ses revenus », me glisse ma voisine.

Au-delà du discours ultra-conservateur qu’elle instille dans l’esprit des fidèles, cette église, à l’instar de ses sœurs américaines, brésiliennes et africaines, exerce une pression financière considérable sur ses membres. Le culte, d’apparence gratuit, se révèle déjà coûteux : formation, dîme et activités extra-religieuses sont proposées aux fidèles tout au long de l’événement mais aussi sur le site internet de l’église…

Lorsque le concert démarre, l’ambiance est celle d’un kop de football composé d’ultras. Magnétisante. Les fidèles entonnent pendant près d’une heure quinze les chants religieux en dansant, en pleurant, les bras tendus vers le ciel…Nuno Pedro, le fondateur de l’église, né au Portugal… voit d’ailleurs dans l’élection de Jaïr Bolsonaro au Brésil le point de bascule de ce monde « perverti » vers un monde sur « la voie de la rédemption ». Devant une foule composée à 80% de noirs, il enchaîne les louanges des présidents brésilien et américain, pour ensuite jeter son fiel sur Emmanuel Macron, « l’Antéchrist à la tête d’un royaume totalitaire »…Celui qui s’autoproclame « contrevoix dans ce pays » décoche ensuite des flèches en direction des médias et des scientifiques. Ils accusent les premiers de travailler contre Dieu et les gilets jaunes, et les seconds, d’annoncer une catastrophe infondée…A l’aide d’extraits du Nouveau testament projetés sur les écrans géants, le pasteur déroule ensuite un discours anti-pauvre, celui véhiculé par la théologie de la prospérité, un marqueur du mouvement pentecôtiste. Selon ce crédo, la richesse est une bénédiction et la pauvreté une malédiction dont le croyant est en partie responsable. Cette idéologie lui fait dire, dans un mélange de punchlines et de sermon : « Plus les gens sont pauvres, plus ils sont vaniteux, orgueilleux »…Alors que la régie a du mal à projeter sur les écrans géants les extraits bibliques, il l’admoneste et l’humilie devant l’assistance : « Virez la personne de la technique et mettez moi quelqu’un de compétent à la place »…le pasteur, dans une énième logorrhée qui n’a pour objectif que de culpabiliser le fidèle-précaire, assène : « Pour avoir la bénédiction, il faut sortir de son africanité, du communisme. Je ne sais pas si votre Bible est rouge, la mienne non. »

Tandis que les fidèles prennent assidument des notes de ce cours magistral décousu, Nuno Pedro réaffirme ce que doit être la place de la femme à la maison et l’attitude que celle-ci doit avoir pour « ne pas être désagréable ». Dans une exégèse douteuse, il précise que les femmes sont de nature moches, mais qu’ici « vous êtes belles parce que vous êtes exposées à l’Evangile »

…Et je me rappelle cette phrase du pasteur Nuno Pedro. « Nous on ne fait pas de la politique, on construit le royaume de Dieu, ici en France. » Pour l’instant, on semble en être à la levée de fonds.

 

Les Églises évangéliques, alliées du populisme aux quatre coins de la planète

Slate. Henri Tincq — 5 novembre 2018 – En pleine croissance, les mouvements évangéliques ont gagné dans un certain nombre de démocraties un poids politique majeur. On n’entend plus qu’eux: les mouvements chrétiens évangéliques font et défont les majorités, sont à l’origine des mutations conservatrices et populistes de la planète. Ils impriment leur marque au Brésil, où ils ont largement contribué au succès du président d’extrême droite Jair Bolsonaro; dans l’Amérique de Trump, qu’ils ont porté au pouvoir en 2016 et dont ils sont à nouveau les soutiens actifs dans l’actuelle campagne des midterms; en Israël, où ils justifient par des arguments tirés de la Bible –dont ils font un cadastre sacré– la politique de colonisation juive menée en Cisjordanie par le gouvernement Netanyahou. Et jusqu’en France, où ils représentent déjà plus du tiers d’un protestantisme historique pourtant orienté à gauche.

Qui sont donc ces évangéliques qui ne cessent d’étendre leur toile et seraient déjà 640 millions dans le monde, dont 208 en Asie, 93 aux États-Unis et 127 en Amérique latine? Une mouvance, une nébuleuse, dit-on, difficile à cerner malgré son poids politique depuis les années 1980 (36% de l’électorat en 2014) dans cette droite religieuse américaine qui a conduit George Bush et Donald Trump à la Maison-Blanche. Une nébuleuse, parce que les évangéliques appartiennent à des Églises indépendantes peu structurées et reliées entre elles, inspirées par un protestantisme radical exalté par des pasteurs autoproclamés empruntant à la Bible les motifs de leur combat acharné contre l’homosexualité, l’avortement, la sexualité hors mariage, la recherche sur les cellules souches d’embryons ou l’euthanasie. Les évangéliques récusent tout travail d’interprétation et de contextualisation des Écritures, contestent le darwinisme (pour les créationnistes), abusent de la crédulité de populations précarisées par la mondialisation à coup de promesses intenables de «guérison», de «conversion», de nouvelle «prospérité». Prosélytes actifs, luttant contre toute forme de permissivité morale et contre une modernité jugée étrangère à Dieu, ces courants évangéliques s’exportent en Amérique et dans les grandes mégapoles d’Asie et d’Afrique grâce aux ressources d’un religieux émotionnel, guère dogmatique, simple et de libre accès, entretenu par de puissants circuits de financement et par des remèdes pratiques et pragmatiques proposés aux frustrations individuelles et collectives.

Aux États-Unis, ils seraient désormais le premier groupe religieux, selon le Pew Research Center: 25,4% de la population américaine se dit évangélique, contre 22,8% sans religion et 20,8% catholique. En 2016, ces évangéliques ont voté Trump à plus de 80% et ils constituent encore le socle le plus solide du soutien au locataire de la Maison-Blanche. Ce phénomène peut surprendre: si l’ancien président George Bush était lui-même un converti born again, si l’actuel vice-président Mike Pence est un Républicain évangélique, Donald Trump est tout sauf ce modèle d’homme politique pieux et vertueux qu’adore les membres les plus zélés de ce courant religieux…

En Amérique latine aussi, le poids des évangéliques ne cesse de croître: leur part dans la population serait passée, d’après le politologue Jean-Pierre Bastian interrogé par La Croix, de 10% à la fin des années 1990 à plus de 15% en 2010. Et selon l’institut Datafolha, 29% des Brésiliennes et Brésiliens se déclaraient de cette confession en 2016…Ces Églises investissent dans les médias, la politique, les activités culturelles. Leurs dénominations sont impossibles à quantifier, mais au Brésil, la plupart ont appelé à voter –pour chacun des deux tours de la présidentielle– en faveur du candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui avait adopté comme slogan: «Le Brésil au-dessus de tout. Dieu au-dessus de tous!» Les mouvements évangéliques approuvent sa brutale condamnation du mariage gay, de l’avortement, de l’«idéologie du genre».

En France, des mouvements qui s’enracinent… les évangéliques seraient plus de 650.000, soit déjà un tiers du protestantisme hexagonal. On comptait plus de 2.500 églises associées au mouvement en 2017, contre 770 en 1970, et une nouvelle ouvre tous les dix jours.

Les évangéliques en France ont suivi les grands courants d’immigration venus d’Afrique ou d’Asie… Dans ces communautés prospèrent les missionnaires et les «guérisseurs». Le culte du dimanche y est festif, convivial, exubérant; on y chante des hymnes et des louanges, on prie, on danse. Le succès des Églises évangéliques en France tient au prosélytisme, mais aussi à la qualité de l’accueil offert à des personnes déracinées, aux besoins de consolation ou de guérison. Il s’explique aussi par le dynamisme de leurs réseaux, par le charisme propre à leur pasteur –à la fois animateur de communauté, prédicateur, exorciste et thérapeute– et par les liturgies chaleureuses, sans commune mesure avec l’austérité des célébrations catholiques ou protestantes traditionnelles.

Pour Sébastien Fath, sociologue spécialiste de cette mouvance, les évangéliques gagnent en respectabilité auprès des élues et élus locaux, obtiennent plus facilement qu’hier des permis de construire (une manière de ne pas sembler favoriser les seules mosquées) et s’insèrent dans le panorama religieux français. Leur dynamique actuelle serait «le signe d’un enracinement, d’un gain de moyens et d’expérience. Comme pour l’, le nombre des évangéliques en France a atteint une masse critique qui le rend plus visible».

En Israël, des témoins de la prophétie – Les évangéliques entendent rester sur place pour témoigner de la grande prophétie biblique annonçant le retour de tous les juifs et juives en terre d’Israël, qui a commencé avec la création de l’État en 1948, et préfigurant le retour du Messie, Jésus-Christ, et l’établissement du Royaume de Dieu sur Terre pendant mille ans…Le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en décembre 2017, sonne comme une grande victoire pour la droite évangélique américaine, cœur de l’électorat de Donald Trump, qui militait depuis les années 1980 pour ce déplacement.

Evangéliques – témoignage d’Ophélie(1)

DECOUVERTES SUR LES SECTES ET RELIGIONS, n° 120, 1er octobre 2018 le trimestriel du GEMPPI

Ce témoignage, c’est mon vécu au sein d’une famille chrétienne évangélique. Il ne tend pas à généraliser, mais à informer sur l’existence de dérives bien réelles. Il n’entre pas dans les détails des maltraitances et des paroles blessantes qui ont marqué mon enfance, mais je pense qu’il dit l’essentiel.

Mes parents sont membres d’une église libre. Il s’agit d’une église très conservatrice qui préfère ne pas s’associer aux autres Chrétiens, même Évangéliques, qui dérogent à sa doctrine. Les dons spirituels y sont mis en pratique ; il y a des rituels d’exorcisme aussi, des délivrances, qui peuvent paraître très spectaculaires quand on n’a jamais vu ça.

Je suis née dans ce milieu-là, je n’ai connu que ça. Or, si l’amour de Dieu était prêché à l’église, l’atmosphère à la maison était tout autre : les insultes et les rabaissements étaient quotidiens, les coups de bâton et de ceinture étaient réguliers. En fait, j’ai grandi dans l’idée que je n’étais rien et que je ne valais rien – avec des parents qui usaient d’un langage violent et qui ne faisaient que secouer la tête devant leurs enfants. Il y avait en parallèle des règles de vie strictes : il ne fallait pas chanter n’importe quoi, ni dire n’importe quoi. Tout était régi par la Bible, et notre deuxième maison c’était l’église.

À l’adolescence, je suis tombée malade – il faut savoir que la maladie, pour ce genre de Chrétiens, c’est une punition de Dieu ou le signe d’une foi faible – et là, les choses se sont corsées. J’avais des douleurs au niveau du bassin, des examens cliniques étaient en cours. Mais dès l’instant où un médecin m’a prescrit des béquilles, mes parents ont tout interrompu. J’ai alors vécu des prières et des impositions des mains forcées ; mes parents étaient persuadés que c’était Satan qui me tenait. Et puis un soir, ils ont décidé de jeter mes béquilles : il fallait alors que je dise que Jésus m’avait guérie alors que ce n’était pas vrai ! J’avais des problèmes de peau aussi, comme beaucoup d’adolescentes de mon âge. Mes parents priaient pour que ma peau redevienne belle, mais faisaient tous les jours la grimace face à ma « gueule » qui ne leur revenait pas. Ils me trouvaient moche et ne se cachaient pas pour me le dire. Pendant sept ans, il ne s’est pas passé un jour sans que des remarques humiliantes ne soient faites sur mon visage. On recevait en même temps des songes pour ma peau, mais les rituels de guérison que l’on me dictait ne marchaient pas. J’ai subi des menaces : il fallait que je me demande pourquoi Dieu ne me guérissait pas.

Je ne vais pas donner plus de détails, mais c’est une époque où j’ai beaucoup pleuré. Je ne participais plus vraiment à la vie de famille, on avait réussi à me rendre dépressive. Il y avait une telle pression sur moi à la maison que je n’arrivais plus à manger ; j’étais comme un squelette, tant j’avais maigri, et ça, malheureusement, ça confortait davantage mes parents dans l’idée que le diable avait pris le dessus sur moi.

Je me suis sortie de ce cercle destructeur en participant au programme d’échange Erasmus. J’avais alors vingt ans. Je n’ai pas hésité une seule seconde quand on m’a proposé de passer une année étudiante en Allemagne ! Je savais que je n’allais plus jamais revenir.

Je vis en Allemagne depuis cette année d’échange, du coup, mais ma reconstruction a été très compliquée. Au début, mes parents m’appelaient pour savoir si j’avais trouvé une assemblée identique à la leur, une assemblée de « vrais » enfants de Dieu qui pratiquaient un culte comme le nôtre. Et lorsqu’ils ont compris que je souhaitais prendre mes distances, que j’allais vraiment rester en Allemagne alors que je n’avais toujours pas trouvé d’assemblée “conforme”, ils ont rapidement tenté de me faire croire que si Dieu fermait les portes, c’était parce que je n’avais rien à faire là, qu’il fallait que je revienne… J’ai alors eu comme un déclic, et j’ai explosé : je leur ai écrit un long courrier avec tout ce que j’avais sur le cœur ; j’ai lâché toute la pression que j’avais accumulée pendant toutes ces années. En réponse, j’ai été assaillie de messages bibliques par téléphone, par e-mail, par SMS. « Honore ton père et ta mère », m’envoyait-on. C’était comme si je parlais à un mur. Mes frères et sœurs avaient entre-temps pris le relais et, à chaque fois que j’ouvrais mon portable, « Jésus t’aime » s’affichait. Très rapidement, je me suis sentie traquée et j’ai décidé de couper les ponts avec toute ma famille. Je suis allée jusqu’à brouiller mes traces et ai longtemps vécu “cachée” pour qu’ils ne me retrouvent plus et ne m’écrivent plus : j’ai déménagé sans laisser d’adresse, j’ai changé d’adresse e-mail et de numéro de téléphone, je n’étais visible ni sur Internet ni dans l’annuaire… C’était pénible, mais cette “pause” m’a fait un bien fou : elle a permis une vraie renaissance, et surtout une vraie réflexion sur ma vie.

J’ai alors connu une longue période d’isolement durant laquelle j’ai cependant compris pas mal de choses, notamment que mes parents avaient causé des dégâts considérables sur ma personne. Durant cette phase, j’ai vraiment commencé à me rendre compte de l’ampleur des maltraitances psychiques que j’avais subies. J’ai réalisé qu’il n’était pas normal de se moquer de l’apparence physique de son propre enfant le matin et d’aller louer Dieu le soir, comme si de rien n’était ! J’ai compris qu’à ce stade, c’était tout un environnement religieux et familial qui me mettait en grand danger psychologique, et qu’il avait bel et bien été vital pour moi de couper les ponts.

Petit à petit, je me suis mise à fréquenter des associations de victimes de sectes. Je me suis sentie confirmée en voyant les regards choqués des gens en qui je me confiais. Un expert psychologue, spécialiste des questions sectaires, m’a également beaucoup aidée. Avec lui, j’ai appris à “démystifier” l’environnement dans lequel j’ai grandi, à avoir un peu plus confiance en moi et surtout, à devenir acteur de ma vie. Depuis ma naissance, on m’avait enseigné à prier, mais pas à agir ; on m’avait enfermée dans une pensée unique qui m’empêchait de voir d’autres perspectives. J’ai réalisé qu’il était possible de voir les choses différemment de ce que j’avais appris ; que j’avais le droit de vivre ma vie selon mes envies, le droit d’être libre. C’est cet élargissement d’horizon qui m’a permis de me socialiser, c’est ce qui m’a sauvée.

Aujourd’hui, je suis mariée et vis entourée de personnes douces et aimantes. Je lis beaucoup de livres spécialisés sur le thème des dérives sectaires, de la manipulation mentale et des familles toxiques. J’ai trouvé mon équilibre loin de toute folie évangélique, et surtout loin de ma famille. Je l’ai dit au policier qui, un jour, a frappé à ma porte, ici en Allemagne, pour me dire que mes parents me cherchaient. Certaines familles semblent normales, mais il y a des choses que l’on ne voit pas de l’extérieur. Lorsque j’étais adolescente, j’allais au collège et au lycée normalement. Tout le monde voyait ma maigreur, mais on mettait ça sur le compte de l’anorexie. J’ai bien sûr essayé de parler, mais les portes sont restées fermées. En fait, personne ne s’est vraiment rendu compte de la détresse dans laquelle j’étais, mais aujourd’hui, je le dis : c’est à cause de dérives sectaires et de pratiques manipulatoires que je souffrais. Mes parents ne faisaient que citer la Bible à la maison et ne voyaient en moi que le démon. À l’époque, j’avais le choix entre deux options : le suicide ou la fuite. J’ai suivi mon instinct : j’ai choisi la fuite.

Ce passé que je vous décris là, je ne le veux plus ; et pourtant, ma famille ignore encore délibérément mon besoin de rupture. Il y a quelques mois, ils ont réussi à trouver mon adresse en Allemagne et se sont empressés de m’envoyer une carte qui, par un message biblique, me parle d’amour. Or, l’amour, je l’ai découvert en dehors du cadre familial – avec des personnes croyantes et non croyantes qui, d’emblée, ont su m’accepter comme j’étais ; des personnes qui ont de grandes valeurs humaines et qui n’ont jamais cherché à m’imposer leurs convictions personnelles. J’ai répondu à cette carte de manière brève, en réaffirmant mon souhait de ne plus être contactée. Depuis, le calme semble être revenu. Je déplore toutefois qu’il soit aussi facile de retrouver une adresse en Allemagne… Après dix ans de trêve, mon passé m’a désormais rattrapée, mais je crois qu’à la prochaine tentative de contact, j’engagerai une procédure adaptée.

Je partage mon histoire aujourd’hui parce que je pense qu’elle peut servir. On dit que la France est très avancée en termes de protection contre les sectes, cela n’a pas été vrai pour moi et je suis sûre que je ne suis pas la seule. J’ai grandi en France dans un contexte d’emprise qui a failli me détruire ; à la maison, ce n’était plus une question de foi, mais de pouvoir sur autrui. Je pense qu’à partir du moment où quelqu’un souffre à cause des excès religieux d’un tiers, il y a problème. Je m’en suis sortie, mais je reste marquée à vie.

Ophélie, 33 ans (1)  09/09/2018

(1) L’auteur de ce témoignage, Ophélie, est connue du GEMPPI et d’autres organisations d’aide aux victimes en Allemagne.

 

Harcèlement sexuel: le silence se brise chez les évangéliques américains

La Croix – Alexis Buisson , le 01/07/2018 – New York. Une femme se demande si elle doit donner le nom de son violeur. Une autre raconte avoir fui son mari violent, pour se voir signifier par son pasteur de retourner chez elle. Une autre encore accuse un pasteur « abuseur » d’attouchements en public. Voilà quelques-uns des milliers de messages visibles sur le fil #ChurchToo, lancé sur Twitter fin novembre par la poète Emily Joy et la travailleuse sociale Hannah Paasch. Les deux amies de 26 et 27 ans se sont fixé pour mission de briser le silence autour des abus sexuels dans les Églises, en particulier chez les évangéliques américains, en encourageant les victimes à prendre la parole sur le réseau social. Leur démarche est inspirée du mouvement anti-harcèlement sexuel #MeToo qui continue de balayer les États-Unis dans le sillage de l’affaire Weinstein. « Les abus sexuels dans l’Église catholique sont très médiatisés. Cela est utilisé par les évangéliques pour dire que le problème n’existe pas chez eux. Or, ce n’est pas vrai », affirme Hannah Paasch… Issues toutes les deux de familles protestantes, elles disent avoir connu des « expériences traumatisantes » lors de leurs études dans une école évangélique de l’Illinois. Emily Joy dit avoir été manipulée à l’âge de 16 ans par un responsable à des fins romantiques et sexuelles. Quant à Hannah Paasch, elle est tombée en dépression après avoir été qualifiée de « prostituée » par ses camarades parce qu’elle mettait du maquillage et refusait de s’habiller trop strictement… À 23 ans, nous ne savions pas ce qu’était une relation amoureuse », glisse Emily Joy. Le silence autour des abus sexuels est particulièrement ancré dans les cercles évangéliques. Même si les sondages auprès des évangéliques blancs montrent qu’une majeure partie d’entre eux considère les agressions et le harcèlement sexuels comme un problème « très important », ils ont soutenu en masse, lors de campagnes récentes, des candidats accusés d’avoir perpétré de tels actes, comme le républicain Roy Moore dans l’Alabama. En janvier, le pasteur évangélique Andy Savage, qui officie dans une méga-église de Memphis, a été accusé d’avoir agressé sexuellement en 1998 une lycéenne qui fréquentait son église. Il a reconnu un « incident sexuel » et a demandé pardon à sa victime devant sa congrégation. Il a été ovationné. Emily Joy n’est pas « surprise » par cet épisode. « Cela se produit régulièrement dans les églises, loin des médias. La culpabilisation des victimes, la théologie du pardon forcé et la minimisation d’actes criminels sont très répandues…Dans le sillage de #ChurchToo, 140 femmes évangéliques réunies sous la bannière #SilenceIsNotSpiritual (« le silence n’est pas spirituel ») ont publié fin décembre un communiqué appelant les Églises, en particulier évangéliques, à « cesser toute participation aux violences contre les femmes »…C’est la culture « patriarcale » et les rapports hommes-femmes au sein des Églises évangéliques qu’elles veulent changer. « Les évangéliques sont fiers d’avoir conservé leurs dogmes pendant des années, affirme Hannah Paasch. Le vrai changement ne se produira que si le public est mobilisé. »   

Les parents qui guérissent par la foi uniquement plaident coupables dans la mort d’un nouveau-né. Maxine Bernstein. L’Oregonian / OregonLive – 9 juillet 2018. Sarah Elaine Mitchell, 25 ans, et Travis Lee Mitchell, 22 ans, les parents d’une fille jumelle qui est morte quelques  heures après sa naissance à la maison l’année dernière avec des dizaines de personnes présentes, des membres de l’Eglise du Christ, adeptes de la guérison par la foi uniquement,  ont plaidé coupable lundi pour l’homicide par négligence et  maltraitance criminelle. C’est le cinquième cas criminel dans le comté de Clackamas après la mort d’un enfant dans la communauté de cette église au cours des neuf dernières années, mais c’est le premier à se terminer par un accord de plaidoyer. La mère, Sarah Elaine Mitchell, 25 ans, et son père, Travis Lee Mitchell, 22 ans, ont été condamnés chacun à six ans et huit mois de prison. Dans un développement inhabituel, les Mitchells ont non seulement reconnu leur incapacité à fournir les soins médicaux nécessaires à leur nouveau-né, mais ils ont également déclaré dans un communiqué que «tout le monde dans l’église devrait toujours chercher des soins médicaux appropriés pour ses enfants». ‘ Sarah et Travis Mitchell sont membres des « disciples du Christ », dont l’origine remonte au mouvement pentecôtiste de la fin du XIXe siècle. Sarah Mitchell est une petite-fille du fondateur de l’église, Walter White… Le père de Sarah Mitchell a signé la déclaration, qui sera affichée à l’intérieur de l’église pour que tous puissent la lire, selon les termes de l’accord de plaidoyer. Le nouveau-né du couple, Ginnifer, est décédé le 5 mars 2017 des suites d’une naissance prématurée. Ses poumons semblaient être «sans air» et elle souffrait d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë, a constaté le médecin légiste. Les plaidoyers se sont tenus dans une salle d’audience du comté de Clackamas devant plus de 50 partisans de l’église et le juge du comté de Multnomah, Eric J. Bergstrom, qui a aidé les parties à parvenir à un règlement… «Ce sont des morts insensées et évitables, et nous continuons à nous demander ce qu’il faudra pour convaincre les autres dans l’église d’obtenir les bons soins médicaux pour leurs enfants », a déclaré Brock…Le bébé des Mitchells est mort dans la chambre principale de la maison des parents de Sarah Mitchell dans l’Oregon City. C’était le même endroit où la sœur aînée de Sarah Mitchell, Shannon Hickman, a accouché d’un bébé prématuré qui est décédé huit heures après sa naissance en septembre 2009. Les Mitchells ont été initialement accusés en juin 2017 de meurtre pour négligence et de deux chefs de mauvais traitements criminels au premier degré, accusés d’avoir refusé de prodiguer des soins médicaux à leurs deux filles…Sept semaines avant son accouchement prévu, elle a perdu les eaux vers 2 heures du matin le 5 mars et elle est entrée en travail prématurément. Elle et son mari sont allés à la maison de ses parents pour mettre au monde  ce qu’ils croyaient être un seul bébé. N’ayant jamais eu d’échographie prénatale, Sarah Mitchell ne savait pas qu’elle était enceinte de jumeaux. Si elle avait eu une échographie, cela aurait révélé que l’un des bébés n’était pas entré dans l’utérus, selon les procureurs…Les problèmes respiratoires ont persisté chez les deux nouveau-nés, mais personne n’a appelé les secours ou n’a emmené les filles à l’hôpital. À 16 h 36, un parent a envoyé un texto aux autres pour leur demander: «Les gars, le visage du deuxième bébé est noir, il a besoin de vos prières». Pendant quatre heures, Ginnifer s’est battue pour sa vie, essayant d’aspirer de l’oxygène dans ses poumons sous-développés. À 18 h 05, Travis Mitchell «a pris les choses en mains» et la famille s’est relayée pour prier pour la guérison alors que le bébé continuait à respirer laborieusement et à changer de couleur. Ginnifer est décédé à 19 heures…Sarah et Travis Mitchell ont tous deux reconnu dans des entrevues que la mort de leur fille ressemblait à l’affaire Hickman, a écrit M. Brock dans des documents judiciaires. Un jury a condamné Hickman et son mari pour homicide involontaire et ils ont été condamnés à six ans et trois mois de prison pour n’avoir pas demandé de traitement médical pour leur fils né à 32 semaines. «Les Mitchells étaient mieux informés des risques et des conséquences pour leurs nouveau-nés parce qu’ils avaient  vécu l’affaire Hickman», a écrit M. Brock dans des documents judiciaires. Étaient également présents à la naissance les beaux-parents de Sarah Mitchell, trois assistantes maternelles et autres membres de la famille, y compris la soeur aînée de Sarah Mitchell, Stephanie Edwards, et son mari, Brian, ainsi que des membres d’église. Pendant sept mois de grossesse, Sarah Mitchell n’a reçu aucun soin prénatal, bien que le couple ait une assurance médicale… En revanche, le couple a demandé des soins vétérinaires réguliers, y compris les contrôles de bien-être, les médicaments et les vaccinations, pour leur chien et leur chat, selon ce que les procureurs ont écrit dans les documents judiciaires. “…                      https://www.oregonlive.com/clackamascounty/index.ssf/2018/07/faith-healing_parents_plead_to.html

La religion peut-elle être une excuse dans la mort d’un enfant ?                           .   
Par Robin L. Barton, thecrimereport.org, 28 août 2018. Le 2 août, Mary Anne Welch, âgée de 10 mois, a été retrouvée morte dans son berceau dans sa maison du Michigan. Une autopsie a révélé qu’elle était morte de malnutrition et de déshydratation «en raison de la négligence de soins des adultes». La police a donc arrêté ses parents, Seth Welch et Tatiana Fusari, pour meurtre et premier degré. Une histoire tragique, mais malheureusement pas aussi rare que nous le souhaiterions. Ce qui rend cette affaire quelque peu inhabituelle, c’est la défense des parents: ils prétendent qu’ils n’ont pas consulté un médecin pour leur fille en partie pour des raisons religieuses. Fusari a déclaré aux enquêteurs que même si son mari et elle avaient remarqué un changement dans l’aspect physique de Mary Anne au moins un mois avant sa mort, ils n’ont pas demandé d’aide médicale de peur de voir les enfants enlevés par les services de protection des enfants. Elle a lié leurs motivations au «manque de foi et de confiance dans les services médicaux et les raisons religieuses». Sur sa page Facebook, Welch a cité la Bible pour expliquer pourquoi il ne vaccinait pas ses enfants en disant: «Les justes vivront par la foi. C’est Dieu qui est souverain sur la maladie et ce genre de choses et finalement la mort. Bien que cette affirmation soit étroitement associée aux scientifiques chrétiens, qui s’appuient sur la prière plutôt que sur la médecine, les croyants d’autres religions ont également essayé d’utiliser leurs croyances comme moyen de défense devant les tribunaux pénaux. Habituellement, ces religions ont comme principe fondamental la guérison par la foi. Par exemple, les disciples de Christ, une secte pentecôtiste recluse basée principalement en Idaho et en Oregon, pratiquent également la guérison par la foi. En 2015, un groupe de travail national a constaté que le taux de mortalité infantile chez les disciples de Christ entre 2002 et 2011 était 10 fois supérieur à celui de l’ensemble de l’Idaho. L’église du premier-né est une autre secte pentecôtiste qui s’oppose au traitement médical. En défense de ses pratiques de guérison par la foi, l’église cite Jacques 5:14: «Si quelqu’un est malade, appelle les anciens de l’église, laisse-les prier sur lui, l’onctionne d’huile au nom du Seigneur ». Si un disciple adulte de l’une de ces religions choisit la guérison par la foi plutôt qu’un traitement médical, il n’ya aucun problème. Après tout, si un adulte choisit de se fier à la prière plutôt qu’aux antibiotiques, à la chirurgie, etc., ils ne font que se mettre en danger. Mais des problèmes surviennent lorsque des croyants adultes empêchent leurs enfants mineurs de recevoir des soins médicaux en raison de leurs propres croyances religieuses. Dans de tels cas, les enfants n’ont pas le choix ou le droit de parole et c’est leur vie qui est en jeu. En 1944, la Cour suprême des États-Unis s’est prononcée sur la question de savoir si les croyances religieuses d’un parent peuvent servir de moyen de défense pour négliger, mettre en danger ou même tuer un enfant.
Dans l’affaire Prince c. Massachusetts, la Cour a estimé que le droit de pratiquer librement sa religion ne comprend pas la liberté d’exposer un enfant à une maladie transmissible, à des problèmes de santé ou à la mort. «Les parents peuvent être libres de devenir eux-mêmes des martyrs. Mais il ne s’ensuit pas qu’ils sont libres, dans des circonstances identiques, de faire des martyrs de leurs enfants », selon  la Cour…
En 1974, le président Nixon a signé la loi sur la prévention et le traitement des abus envers les enfants. Peut-être en raison de l’influence de John Ehrlichman et de J.R. Haldeman, dont deux étaient des scientifiques chrétiens, la loi contient une disposition qui protège les parents qui croient que la prière est le seul moyen de guérir la maladie. Bien que la loi ait été modifiée à plusieurs reprises depuis lors, elle prévoit toujours que rien dans cette loi ne doit être interprété…En fait, un nombre étonnamment élevé d’États ont des dispositions dans leurs lois civiles et / ou pénales qui autorisent spécifiquement les accusés à invoquer la religion comme excuse dans divers contextes pour ne pas avoir fourni de soins médicaux à leurs enfants.                   https://thecrimereport.org/2018/08/28/should-religion-ever-be-a-defense-in-the-death-of-a-child/

Pas de nouvelles de Marie, sous l’emprise d’un groupe sectaire

LA VDN. Une Info De Marie-Catherine Nicodème. 26/06/2018. La famille Trackoen espérait que Marie assisterait aux funérailles de son père, Michel, jeudi dernier. La jeune femme de 28 ans, sous l’emprise d’un groupe déviant de l’église adventiste du 7e jour, n’a plus donné signe de vie à ses proches depuis plusieurs mois. Ses proches poursuivent les recherches. «  J’avais espoir que Marie soit présente à l’enterrement de son père  » glisse sa mère, Monique, avec retenue. Mais, la jeune femme de 28 ans n’est pas venue et n’a contacté personne. La maman a relancé par courrier la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) pour réactiver les recherches. «  Je demande à l’État deux choses. D’abord de localiser ma fille. Une de ses amies est en contact avec le leader de groupe déviant qui dit ne plus avoir de contacts avec elle. Et si le ministère de la Justice est bien au courant de cette affaire ? J’avais envoyé une lettre au cabinet du Premier ministre à la mi-mai.  »  En attendant, les frères et sœurs utilisent les réseaux sociaux pour étendre les recherches sur la toile. «  On a posté un message en français, allemand et anglais pour qu’il soit partagé le plus possible. Le reportage télévision de France 3 sur notre sœur a, déjà, été vu plus de 70 000 fois  », ajoute Laurent, le plus jeune frère de Marie. Lors de l’enterrement de Michel Trackoen, des membres de la communauté adventiste de l’église du 7e jour « ont confirmé qu’ils se mobilisent, eux aussi, à leur niveau pour retrouver Marie. Ils condamnent ce groupe de missionnaires. Ils ont d’ailleurs été chassés de la communauté.  » Mais, depuis, personne n’aurait retrouvé leurs traces. «  Ils auraient peut-être rejoint l’Allemagne.  »

http://lavdn.lavoixdunord.fr/404485/article/2018-06-26/pas-de-nouvelles-de-marie-sous-l-emprise-d-un-groupe-sectaire

 

Essonne : escroqués, les fidèles d’une église évangélique ont tout perdu

Le Parisien. Florian Loisy (@florianloisy sur twitter)| 25 juin 2018.  Une cinquantaine de plaintes ont été déposées par les fidèles d’une église évangélique à Draveil. Ils ont donné toutes leurs économies aux pasteurs qui leur promettaient un placement immobilier en or…Une chape de plomb est posée au-dessus d’une vaste escroquerie qui pourrait porter sur plus de deux millions d’euros. Pour l’instant, les pasteurs dans le viseur de la justice n’ont pas été inquiétés et poursuivent leurs activités cultuelles. Les fidèles, eux, n’osent pas parler de cette affaire entre eux. Ils ne savent pas s’ils sont les seuls à avoir été victimes du placement véreux de leurs « guides ». Surtout, ils craignent les représailles ou d’être rejetés de leur communauté. C’est à Draveil, dans l’une des églises évangéliques de la ville, que plusieurs dizaines de croyants auraient été dupés par les pasteurs qui leur auraient proposé des placements immobiliers qu’ils garantissaient « sans risque ». « Mais ces conseils ont été distillés à chaque fois individuellement, donc personne n’a conscience de l’ampleur exacte de la supercherie », indique une source proche du dossier. Au final, la plupart des fidèles ont donné toutes leurs économies et n’ont jamais revu leur argent. « Près d’une cinquantaine de plaintes ont été recensées », confirme le parquet d’Evry. Les premiers signalements aux services de police et de gendarmerie remontent à fin 2017. Une information judiciaire a été ouverte voici deux mois. Mais la juge d’instruction n’a pas encore décidé de la moindre mise en examen. « On tente déjà de cerner le nombre de victimes », souligne une source proche du dossier.

« Pour ces personnes qui ne roulent pas sur l’or, c’était l’occasion d’une vie ». Contactées, certaines d’entre elles ont expliqué « avoir peur ». « Nous nous refusons à tout commentaire sur une procédure pénale en cours », ont balayé pour leur part Maîtres Louise Durin et Julien Zanatta, avocat de plusieurs plaignants. Mais les sommes avancées par les croyants sont colossales. Elles oscillent entre 40 000 et 70 000 euros à chaque fois. « On leur proposait un appartement en Auvergne avec un rapport locatif défiant toute concurrence, pour ces personnes qui ne roulent pas sur l’or, c’était l’occasion d’une vie », indique une source proche de l’enquête. Maintenant, certains d’entre eux sont poursuivis par les agences de crédit immobilier qui n’ont pas été payées. « Les victimes n’ont pas été très regardantes sur le montage financier, mais c’est parce que tout devait fonctionner tout seul, avec un locataire qui couvrait les remboursements de l’achat du bien immobilier », relate cette même source. En parallèle de l’enquête ouverte à l’encontre des pasteurs, les victimes doivent donc faire face aux organismes de crédit, auprès du tribunal civil. En fin de semaine dernière le juge de la mise en état d’Evry a refusé d’accorder un sursis à statuer dans l’attente de l’avancement de la procédure pénale pour quelques fidèles. Les croyants risquent de devoir payer, alors qu’ils n’ont déjà plus un sou en poche, leurs économies ayant été dilapidées par l’escroquerie. « Il est incompréhensible que les juridictions civiles n’attendent pas les premiers éléments de la procédure pénale, mais nous nous battrons jusqu’au bout », annoncent Me Durin et Zanatta. Les pasteurs de cette église évangélique n’ont pas répondu à nos sollicitations malgré nos appels.

http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-les-fideles-d-une-eglise-evangelique-victimes-d-une-escroquerie-25-06-2018-7793094.php

Une action collective intentée contre le pasteur Guillot

journal de quÉbec – KATHLEEN FRENETTE -18 juin 2018. En plus d’avoir porté plainte au criminel, les enfants qui ont croisé sur leur route le pasteur Claude Guillot entre les années 1982 et 2014 ont signifié, vendredi, une demande pour intenter un recours collectif contre l’homme aujourd’hui âgé de 67 ans. Ce recours déposé par l’une des présumées victimes du pasteur évangélique baptiste vise l’ensemble des «personnes ou successions de personnes décédées qui ont été victimes d’abus physiques et psychologiques» de la part de l’homme d’Église. Entre les années 1982 et 1984, Guillot a agi en tant que directeur de l’école La bonne semence à Victoriaville, alors administrée par l’Église Baptiste Évangélique. À la suite de son congédiement, l’homme a établi ses pénates dans une maison du quartier Chauveau à Québec où il a poursuivi «la formation» de jeunes garçons qui lui étaient confiés. Séances d’humiliation, copies et compositions sans fin, privation de repas, corrections physiques, exercices matinaux composés de squats et de push-ups et rangement «minuté» du sous-sol qui servait de dortoir auraient alors été utilisés pour remettre les enfants «sur le droit chemin». À la suite d’une dénonciation policière, Guillot a été accusé au criminel. Depuis deux semaines, il subit son procès, faisant face à 22 chefs d’accusation soit pour harcèlement, voies de fait armées, voies de fait causant des lésions, entrave à la justice et séquestration. En plus du pasteur Guillot, la demande de recours vise aussi l’Église baptiste Évangélique de Victoriaville, l’Église Évangélique Baptiste de Québec-Est et l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec. Selon l’action déposée devant la cour, ces organisations, en plus d’avoir soutenu et protégé le pasteur Guillot, «ont manqué à leur devoir de protéger les enfants ainsi que de dénoncer aux autorités les comportements abusifs, de sorte que les abus se sont poursuivis sur plus de 30 ans». Pour lui-même, le requérant réclame la somme de 2 M$ et il demande au tribunal de «condamner les défendeurs solidairement à payer une somme globale à être déterminée par la Cour à titre de dommages-intérêts punitifs et exemplaires».

http://www.journaldequebec.com/2018/06/18/justice-une-action-collective-intentee-contre-claude-guillot

Paul Mukendi, un pasteur de Québec accusé d’agression veut voyager

Le Soleil. 3  mai 2018.ISABELLE MATHIEU.  Le pasteur évangéliste Paul Mukendi, accusé de sévices sexuels et physiques sur trois ex-fidèles de son église, veut ravoir son passeport afin de pouvoir continuer à prêcher à étranger. Le chef spirituel de l’église Parole de Vie à Vanier a d’abord été accusé en octobre 2017 d’avoir violenté et commis des agressions sexuelles sur une jeune femme âgée de seulement 14 ans au début des infractions. Après la première dénonciation, deux autres ex-disciples ont porté plainte. Des accusations de voies de fait et agression sexuelle dans un contexte de relation de confiance ont été portées…Le pasteur veut aussi pouvoir se rendre au Congo avec son épouse, du 23 juillet au 3 août, afin de poser la pierre tombale de son père, décédé en juillet 2017… Finances opaques. La procureure de la Couronne Me Sonia Lapointe, qui s’oppose à la modification des conditions, a questionné le pasteur sur ses finances. Paul Mukendi peinait à dire combien de revenus il a faits grâce aux dons des fidèles, sa source de revenus principale. Des ex-disciples ont raconté à la police que chaque membre de l’église Parole de Vie devait verser 10 % de son salaire annuel en plus de la dîme. Lors de son arrestation, les policiers ont trouvé 32 000 $ en argent comptant dans un coffre-fort de la résidence de Paul Mukendi. La procureure de la Couronne a souligné la «situation financière opaque» de l’accusé. Me Lapointe plaide que Paul Mukendi peut avoir facilement accès à de l’argent à l’étranger et à se refaire une vie outre-mer. En inspectant les finances du centre évangélique Parole de Vie, l’enquêteur Denis Falardeau de la police de Québec n’a pas constaté de fraude, mais a vu beaucoup de sorties d’argent. En cinq ans, le pasteur aurait fait transiter 80 000 $ canadiens par divers moyens. Il aurait aussi importé 10 000 euros (15 400 $) grâce à une intermédiaire. L’enquêteur se questionne sur l’authenticité de certains documents de l’Église évangélique…

https://www.lesoleil.com/actualite/justice-et-faits-divers/un-pasteur-de-quebec-accuse-dagression-veut-voyager-9040aba586f47f1b72d2474577ff77d8

Kirk Franklin dénonce le télé-évangéliste qui voulait se faire offrir par les chrétiens, un jet à 56 millions de dollars

Info Chrétienne. 5 juin 2018 – Il ne vous a peut-être pas échappé qu’un télé-évangéliste américain a récemment fait un appel à la générosité des chrétiens , pour s’offrir un nouveau jet à 56 millions de dollars…Car selon Jesse Duplantis, si Jésus était physiquement sur terre aujourd’hui, « il ne monterait pas sur un âne », mais « serait dans un avion prêchant l’Évangile dans le monde entier »… Partant de cette « conclusion », le « télé-évangéliste » a rapidement déduit de cela qu’il lui fallait un nouveau jet. Son appel a retenti à travers la planète…le chanteur Kirk Franklin, n’a pas hésité à parler d’abus de pouvoir, directement sur son compte Instagram, appelant l’Église à se positionner face à ces mensonges. « Voici Jessie Duplantis. Un télé-évangéliste qui a quatre avions, et qui nous dit maintenant que « Jésus » veut que nous lui en achetions un autre. Je publie ceci parce qu’alors que nous voyons la culture populaire résister aux injustices de la société, je crois que l’Église devrait faire la même chose en son sein. »  Il n’hésite pas à dénoncer plus largement les abus de certains prédicateurs.

© Info Chrétienne – Courte reproduction partielle autorisée suivie d’un lien “Lire la suite” vers cette page. https://www.infochretienne.com/kirk-franklin-denonce-tele-evangeliste-voulait-se-faire-offrir-chretiens-jet-a-56-millions-de-dollars/?mc_cid=cc9ee419f1&mc_eid=cc27b1ded4

Une épicerie toulousaine exploitée par une secte ?

Le Journal Toulousain. 14 juin 2018. Par SEVERINE SARRAT. L’association Infos-sectes Midi-Pyrénées a lancé l’alerte : une épicerie du quartier serait liée à un mouvement sectaire. Au 47 rue Riquet, quartier Saint-Aubin, une petite épicerie a ouvert ses portes il y a quelques mois. Baptisée Au cœur du grain, elle est spécialisée dans la restauration rapide et dans la vente de produits bio. Aux dires des clients, « le pain y est très bon, la déco est sympa ». « Les sandwichs aussi. Ils sont à base de produits frais et bio », témoignent France et Isabelle en sortant de l’échoppe. Pourtant, la petite boutique à l’allure inoffensive serait liée à un mouvement accusé de dérives sectaires.

« Ce mouvement est fondé sous forme de communautés appelées tribus » – Au cœur du grain est en réalité le second établissement de la SARL Le Petit Gersois, dont le siège social est situé au 25 rue Laganne à Toulouse. D’après les informations du greffe du tribunal administratif, le gérant des deux entités est commun. Son nom, même s’il est connu, ne sera pas divulgué ici. Car, âgé d’une trentaine d’années, « il n’est qu’une victime parmi tant d’autres. Ce n’est qu’un prête-nom qui servira de bouclier aux véritables manipulateurs », estime Infos-Sectes Midi-Pyrénées. Par l’affichage du réseau de ce dernier sur le site societe.com, une nouvelle entreprise apparaît, Cappe. La même personne en aurait été dirigeante de juillet 2016 à mai 2018. Et le siège social est situé route de Haut Béarn à Sus.

Sus, petit village des Pyrénées-Atlantiques dont le château, trônant à l’adresse communiquée par la société Cappe, héberge la communauté des 12 Tribus, ou Tabitha’s Place. Pour la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), il s’agit « d’un mouvement religieux chrétien de type fondamentaliste et apocalyptique qui justifie toute la vie par une lecture strictement littérale de la Bible dont l’étude doit être quotidienne et la connaissance des textes parfaite en toutes circonstances. Ce mouvement est fondé sous forme de communautés appelées tribus », explique un rapport remis au Premier ministre en 2010.

« Ils seraient 100 à 150 à Sus, dont 50 à 60 enfants » – D’ailleurs, « ils sont également répertoriés sous le nom de Ruben and Brothers ou encore de l’Ordre Apostolique », confirme Infos-Sectes Midi-Pyrénées. Cette dernière dénomination figure sur la liste du rapport parlementaire n°2468 daté du 22 décembre 1995 des ‘’mouvements sectaires de 50 à 500 adeptes’’. « Ils seraient 100 à 150 à Sus, dont 50 à 60 enfants », selon l’association régionale de lutte contre les mouvements sectaires. Des enfants qui justement seraient au centre de démêlés judiciaires concernant des membres des 12 Tribus. En 2001, douze ans de réclusion ont été prononcés à l’encontre des parents d’un bébé de 19 mois, décédé suite à la privation d’aliments et de soins. En 2002, 19 membres ont été condamnés pour soustraction aux obligations légales des parents (refus de scolarisation et de vaccination). Et en 2015, quatre enfants d’une même fratrie ont été placés après l’ouverture d’une information judiciaire pour mauvais traitements. Infos-Sectes lance aujourd’hui une alerte pour dénoncer les maltraitances dont pourraient être victimes les enfants vivant dans cette communauté, exploitante de l’épicerie Au cœur du grain.

http://www.lejournaltoulousain.fr/societe/une-epicerie-toulousaine-exploitee-par-une-secte-57132

Benny Hinn est-il en train d’abandonner l’évangile de prospérité ?

Le Bon Combat – Guillaume Bourin, 23 février 2018 – Dans un live Facebook diffusé avant hier sur son compte, Benny Hinn tient des propos très surprenant sur « l’évangile de prospérité ». Pour rappel, ce Benny Hinn est un télévangéliste bien connu, ouvertement promoteur de la doctrine Parole de Foi, qui affirmait notamment jusqu’ici que Dieu veut rendre les chrétiens riches. Regardez le live en question (si vous comprenez l’anglais), notamment à partir de 9:30, noté par plusieurs blogs et magazines US, ces déclarations ont de quoi surprendre. Jugez-en plutôt via ces quelques extraits : “Nous sommes attaqués pour prêcher l’évangile de prospérité. Bon, c’est dans la Bible. Mais je pense que certains sont allés dans les extrêmes à ce sujet, malheureusement, et ce n’est pas ce que la Parole de Dieu enseigne. Et je pense que je suis aussi coupable que les autres. Parfois, tu vas un tout petit peu plus loin que là où tu as besoin d’aller, et alors Dieu te ramène à la normalité et à la réalité. […] Lorsque j’étais jeune, j’étais influencé par les prédicateurs qui enseignaient ce qu’ils enseignaient. Mais maintenant que j’ai vécu plus longuement, je me dis, ‘Attend, tu sais bien que cela ne s’accorde pas totalement avec ce que la Bible dit et avec la réalité’ […] Elisée le prophète avait-il une voiture ? Non. Il n’avait même pas de bicyclette. Mais il ne manquait de rien pour autant… Jésus avait-il une voiture ou vivait-il dans une villa ? Non. Mais il ne manquait de rien. Et les apôtres ? Personne ne manquait de rien au milieu d’eux. Aujourd’hui, l’idée c’est être dans l’abondance, vivre dans des maisons grandes comme des palaces, avoir de grosses voitures et des comptes en banque pleins… Cet objectif est faux. Tellement faux.”  Même si le début sonne comme une justification de ses enseignements passés, force est de constater qu’il semble prendre ses distances avec ce qu’il a affirmé pendant des années. Est-ce un acte de repentance ? Dieu le sait. Ce n’est pas à nous de juger des motivations des uns et des autres, nous avons déjà fort à faire avec nos propres péchés intérieurs. Mais que Benny Hinn lui-même reconnaisse que cet enseignement est faux, voilà qui a de quoi nous réjouir ! Peut-être avez-vous des proches ou des amis qui fréquentent des églises de ce type. Nous en avons vu plusieurs s’en éloigner ces dernières années, et nous pensons que, dans la majeure partie des cas, c’est la meilleure solution.                                                                    http://leboncombat.fr/benny-hinn-abandonner-prosperite/

 

Les Églises évangéliques se sont imposées dans la vie religieuse et politique brésilienne

Slate.FR – Gaël Brustier — 02.02.2018 – (…)Théologie de la prospérité – Dans un ouvrage qui vient de paraitre –Jésus t’aime. La déferlante évangélique (Éditions du Cerf)–, Lamia Oualalou, journaliste spécialiste de l’Amérique latine ayant longtemps vécu au Brésil, conte et analyse l’essor rapide de ces Églises composant un ensemble aussi bouillonnant que fragmenté. Elle montre ainsi l’influence et la puissance de ces nouveaux venus dans la vie démocratique du Brésil. Si des Églises évangéliques existaient déjà dans les années 1910, L’Église Universelle du Royaume de Dieu est née en 1977 et s’impose, peu à peu, comme la principale représentante d’une galaxie regroupant un grand nombre d’Églises autonomes. Elle pratique une forme de syncrétisme religieux empruntant à plusieurs traditions brésiliennes, dont des spiritualités populaires afro-brésiliennes –ce qui renforce sa capacité d’infiltration de l’ensemble de la société. La relation des évangéliques avec l’argent et le pouvoir est totalement décomplexée. Organisée comme une grande entreprise, elle s’épargne –au contraire des catholiques– les difficultés théologiques avec l’argent. Au contraire, elle encourage à en gagner, mais également à s’investir en politique. Prédomine comme source d’inspiration des évangéliques une théologie de la prospérité, déjà en vogue à la Maison-Blanche et qui a infusé la société brésilienne. Offrant une synthèse entre la foi en Dieu et un solide appétit de consommation, cette doctrine consiste essentiellement à expliquer à chacun que la prospérité du monde passe d’abord par la sienne. Elle a d’autant plus pu se développer au Brésil que l’Église catholique a condamné la théologie de la libération [un courant de pensée né en Amérique latine, visant à rendre dignité et espoir aux pauvres, aux exclus et à les libérer d’intolérables conditions de vie, ndlr] et a ainsi offert un vide à remplir par des Églises concurrentes et dynamiques.

Religion de l’autonomisation de l’individu – Si les évangéliques progressent si vite, si leur implantation se solidifie, c’est parce que ces Églises s’insinuent dans toutes les failles de la société brésilienne: pauvreté, discriminations, racisme, etc. …

La «guerre sainte» des députés évangéliques- Si elles sont diverses et intègrent des Églises plutôt progressistes, l’essentiel du message des évangéliques est extrêmement conservateur…Au Parlement brésilien, on compte actuellement 20% de députés évangéliques, qui se sont organisés et qui pèsent. Marqués à droite, ils guettent le contenu des programmes scolaires et imposent un tir de barrage contre les éventuelles avancées bioéthiques. Les droits des LGBT+ sont un de leurs cauchemars et la source de quantité de déclarations ou manifestations homophobes. Enfin, hostiles au Parti des Travailleurs (PT) de Lula et Dilma Rousseff, ils ont massivement voté pour la destitution de cette dernière. On peut apercevoir un côté «guerre sainte» dans leur démarche; Dieu est invoqué plus que fréquemment pour expliquer les votes de ces députés un peu particuliers…

http://www.slate.fr/story/157087/bresil-religion-eglises-evangeliques-theologie-politique-catholicisme

Un pasteur réfugié à Montréal recherché – Une enquête est ouverte pour escroquerie aggravée

Journal de montréal – CAMILLE GARNIER – 5 mars 2018 – Un pasteur camerounais réfugié à Montréal pour échapper à un scandale financier et qui promet à ses fidèles des miracles est désormais recherché activement par la police de son pays d’origine.

Le chef de la Division régionale de la police judiciaire du centre du Cameroun, Raymond Evina, a confirmé que Dieunedort Kamdem était bien recherché par ses services dans le cadre d’une enquête sur des faits d’« escroquerie aggravée en coaction », au préjudice des investisseurs de la société Gesem Group-Cameroun. Un avis circule d’ailleurs sur internet, demandant à tout agent qui croiserait M. Kamdem de l’interpeller.

Miracles – Le Journal révélait en novembre dernier que le pasteur a ouvert une église dans le quartier Rosemont, à Montréal, il y a six mois.

Ce pasteur faiseur de miracles venait ici, selon ses propres aveux, pour fuir « des ennuis » dans son pays natal. En effet, le pasteur, très connu en Afrique, aurait incité des centaines de ses fidèles à investir dans des actions à risques sur le marché des devises, par l’entreprise Gesem Forex Trading, ce qui aurait conduit plusieurs d’entre eux à subir des pertes d’argent importantes et attiré l’attention de l’Autorité des marchés financiers du pays. « Il y a suffisamment d’éléments permettant que [Dieunedort Kamdem] soit recherché, interpellé et traduit devant les tribunaux », a indiqué le commissaire Evina… Le pasteur se trouvait dimanche en Côte d’Ivoire, où il a mené un office dans une église de la capitale, Abidjan. Il prévoit visiblement rentrer à Montréal par la suite, puisque des conférences sont prévues dans son église de la rue Holt, au cours du mois de mars. M. Kamdem compte parmi ses amis au Québec un autre pasteur très controversé : Patrick Isaac, à la tête de l’église Parole qui libère (PQL). M. Isaac, dont d’anciens fidèles ont affirmé au Journal qu’il les a intimidés et incités à lui verser des dizaines de milliers de dollars, a d’ailleurs invité Dieunedort Kamdem à un entretien filmé en octobre dernier. La vidéo est toujours en ligne.

http://www.journaldemontreal.com/2018/03/05/un-pasteur-refugie-a-montreal-recherche-par-la-police-camerounaise

 En Afrique du Sud, un pasteur condamné pour avoir aspergé ses fidèles d’insecticide

La Croix Africa – Lucie Sarr  – 2 mars 2018 – Fin 2016, un pasteur sud-africain avait suscité une vive polémique après avoir plusieurs fois aspergé d’insecticide ses fidèles « pour les guérir ». Début février, il a été condamné à payer une amende. En Afrique du Sud, le tribunal Limpopo, dans le Nord, a reconnu début février, le pasteur Lethebo Rabalago coupable de « violences » envers ses fidèles*. Ce « prophète » autoproclamé avait suscité une vive polémique fin 2016, après la publication de vidéos dans lesquelles on le voyait asperger les visages de ses fidèles d’insecticide. Estimant que cet insecticide, vendu sous la marque Doom (mort ou catastrophe en anglais), était « dangereux », la justice sud-africaine a condamné le pasteur Rabalago à quatre ans de prison ou à verser une amende de 21 000 rands (un peu moins de 1 500 €). Il a opté pour la deuxième option et paiera 9 mensualités de 3 000 rands pour solder cette somme. En 2016, au plus fort de la polémique, le pasteur avait tenté d’expliquer cette pratique. « Des gens sont venus avec des blessures. Nous leur avons pulvérisé de l’insecticide et ils sont guéris », avait-il persisté. « Nous disons qu’avec Dieu tout est possible. Nous pouvons utiliser n’importe quoi à condition de penser que cela peut soigner les gens. »  La société Tiger Brands qui fabrique l’insecticide Doom avait rapidement fait part de son indignation dans un communiqué. « Nous considérons cette pratique extrêmement inquiétante », avait expliqué la société. Il est « dangereux d’utiliser Doom ou tout autre aérosol sur le visage d’êtres humains ». En août 2017, face aux abus de certaines Églises évangéliques, le président de la Commission sud-africaine pour la promotion et la protection des droits culturels, religieux et des communautés linguistiques, le pasteur Thoko Mkhwanazi-Xaluva avait remis à l’ancien président sud-africain Jacob Zuma, un rapport qui s’inquiétait de la « commercialisation de la religion et les abus et escroqueries liées aux croyances religieuses ».                 https://africa.la-croix.com/afrique-sud-pasteur-condamne-asperge-fideles-dinsecticide/

*En novembre 2016, la publication sur la page Facebook de l’Église de l’Assemblée générale du Mont Zion (MZGA) de photos du «prophète» en train de «soigner» ses fidèles à grands jets d’insecticide avait suscité une vive polémique. Info TVA Nouvelles – Agence France-Presse – 09/02/2018 – Afrique du Sud

Centre évangélique Parole de Vie 

De nouvelles accusations contre un pasteur de Québec –  TVA, Nicolas Lachance | Agence QMI, le 7 décembre 2017

De nouvelles accusations à caractère sexuel ont été portées contre le pasteur Paul Mukendi, surnommé «l’apôtre de la ville de Québec», jeudi matin au palais de justice. D’anciens membres de cette église affirment que l’homme aurait fait d’autres victimes. Le révérend de 40 ans Paul Mukendi, fondateur et président international du Ministère Paul Mukendi, mais aussi Pasteur principal du Centre évangélique Parole de Vie à Québec, aurait fait deux nouvelles victimes, selon l’acte d’accusation. «L’enquête policière a permis de porter des chefs d’accusation concernant deux nouvelles victimes», a expliqué la procureure de la Couronne, Sonia Lapointe. «Des chefs d’accusation d’agression sexuelle, de contact sexuel envers une personne pour laquelle il est en situation de confiance et d’autorité, et une accusation de voie de fait. L’enquête est toujours en cours». Ainsi, trois victimes ont maintenant porté plainte et Mukendi fait maintenant face à 14 chefs d’accusation. L’homme, qui aurait commis tous ces gestes entre avril 2002 et mars 2016, n’était pas présent lors de sa comparution. Il continue toujours de célébrer devant ses fidèles. Plusieurs anciens membres de la communauté étaient présents au palais de justice afin d’encourager ces victimes alléguées à dénoncer les gestes reprochés au pasteur évangélique. «Je suis venu encourager les victimes qui ont eu le courage de dénoncer. On veut la justice, a indiqué Grace Diallo, qui a fait partie de la congrégation entre l’âge de 10 ans et 14 ans. J’étais à cette église avec mes parents. Je pense que mes parents ont senti de la pression.» – Selon Mme Diallo, il y aurait de nombreuses autres victimes, mais qu’elles refuseraient de dénoncer en raison «de la culture». «On n’a pas l’habitude de parler et dénoncer des affaires comme ça.»

«Il y en a plus de trois, ça, c’est certain. Il y a toute sorte de victimes. Il y a plusieurs victimes et elles ont juste à venir parler. Pour l’instant, elles n’ont pas le courage. C’est triste», a-t-elle souligné, croyant que le courage des plaignantes pourrait mener les autres à se délier la langue. «Je pense que plusieurs vont commencer à ouvrir la bouche et parler». Elle soutient également que les gens qui continuent à aller prier à l’église et côtoyer le pasteur sont «ignorants». «On doit montrer les preuves pour qu’ils croient à ce que l’on dit. Des preuves palpables, parce que c’est la foi», a dit celle qui connaît bien ces victimes alléguées… Entre temps, le pasteur Paul Mukendi accueille encore chaque jour ses fidèles dans le local situé sur le boulevard Pierre Bertrand, à Vanier. Sur sa chaine YouTube, on peut y voir le pasteur faire de nombreux discours homophobe très enflammés devant les membres de sa communauté. Il va jusqu’à dire que «l’homosexualité est démoniaque, c’est une abomination». Le site Internet de la communauté parle d’un «orateur éloquent portant le manteau prophétique» et que «les messages du Révérend Paul Mukendi sont accompagnés de miracles puissants et viennent libérer, édifier, restaurer, guérir et transformer la vie des gens».

http://www.tvanouvelles.ca/2017/12/07/de-nouvelles-accusations-contre-un-pasteur-de-quebec

Un pasteur et sa femme accusés d’agressions sexuelles

Radio-Canada.  4 OCTOBRE 2017. Un pasteur chrétien de Surrey, en banlieue de Vancouver, et sa femme font face à 13 accusations d’agression sexuelle. La police invite d’autres victimes potentielles à se faire connaître. Les accusations contre le couple, de l’église Cloverdale Christian Fellowship, remontent à 2015 et ont été signalées pour la première fois en mai dernier.

Chefs d’accusations contre Samuel Emerson : 13 agressions sexuelles, 11 attouchements sexuels en position d’autorité,  1 attouchement sexuel d’une personne de moins de 16 ans. Chefs d’accusation contre Madelaine Emerson : 1 agression sexuelle, 1 attouchement sexuel en position d’autorité, 1 menace de mort ou de blessures Le caporal Scotty Schuman, de la GRC de Surrey, qualifie les accusations de dérangeantes. Beaucoup d’entre nous, des parents par exemple, font confiance aux pasteurs, croyant qu’ils ont le bien-être de nos enfants à cœur. Lorsque ce lien de confiance est brisé, c’est terrible pour un parent de ne pas avoir pu protéger son enfant.

 Scotty Schuman, caporal, GRC de Surrey. La GRC espère que la publication du nom et des photos des accusés incitera d’autres victimes éventuelles à sortir de l’ombre.                               http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1059557/samuel-madelaine-emerson-cloverdale-grc-surrey

Israël: reprise des manifestations hebdomadaires contre une église de la secte des “Juifs pour Jésus”

Par Jérémyah Albert – JSSNews, 1er septembre 2017. Plus d’une centaine de résidents d’Arad (sud d’Israël), y compris le maire Nisan Ben-Hemo, ont participé samedi à une prière dans la zone industrielle de la ville, près d’une nouvelle église chrétienne. L’église appartient au culte des «juifs messianiques» aussi appelé “juifs pour Jésus”, qui a récemment ouvert une branche dans la région. Le judaïsme messianique est un mouvement chrétien qui prétend «combiner» le christianisme avec le judaïsme. Les disciples pensent que Jésus est le Messie, mais il suit différents éléments de la tradition juive. Il y a quelques années, une église d’Arad a fermé après que des manifestations hebdomadaires aient eu lieu devant elle. Cependant, selon le groupe anti-assimilation Yad L’achim (une main à nos frères), les fondateurs de l’église ont simplement loué une nouvelle propriété dans la zone industrielle de la ville, légèrement à l’écart du reste de la ville. L’emplacement a été choisi dans l’espoir que les activistes qui avaient déjà provoqué la fermeture de l’église ne trouveraient pas l’église et ne répéteraient pas l’action. Après plusieurs discussions avec les rabbins municipaux, les militants de Yad L’achim avec le sceau de la synagogue “Mishkan Shimon” de la ville, ont prié et lu la Torah près de l’église le matin du dernier Shabat. Puis, pour les prières de “mussaf” (après la lecture de la Torah), ils se sont dirigés vers la zone industrielle et ont organisé une prière de masse. Une explication des dangers de l’église a été donnée, et ceux qui font parti de cette église ont été informés que «le judaïsme messianique» n’est pas réellement juif, mais un culte chrétien, peu importe la façon dont les membres du culte tentent de le présenter. En conséquence, plusieurs Juifs qui étaient sur le point d’entrer dans l’église ont quitté la zone industrielle.

Yad L’achim a également déclaré qu’ils protesteraient contre cette église chaque semaine, jusqu’à la fermeture de l’église prosélyte. Notons au passage que le prosélytisme est interdit en Israël.         https://jssnews.com/2017/09/01/israel-reprise-des-manifestations-hebdomadaires-contre-une-eglise-de-la-secte-des-juifs-pour-jesus/

L’étrange université évangélique qui forme les élites à Pyongyang

(TDG) Par Andrés Allemand 09.05.2017. Corée du Nord. Le régime vient de mettre en détention deux citoyens des Etats-Unis travaillant pour un étonnant institut privé.

La scène est pour le moins insolite. Traversant la cour en ordre serré et au pas cadencé, une «troupe» d’étudiants portant complet noir, chemise blanche, cravate rouge et attaché-case se rend au réfectoire en chantant à l’unisson l’hymne au président: «Notre commandant suprême Kim Jong-un, nous le défendrons avec nos vies!» Ainsi commence la journée à la très discrète Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (PUST), étonnante institution privée où des dizaines d’évangéliques des Etats-Unis, d’Europe et de Corée du Sud forment les futures élites nord-coréennes. C’est précisément dans cette université que travaillait Kim Hak Song, citoyen étasunien arrêté samedi pour «actes hostiles et criminels». Il s’apprêtait à quitter le pays après avoir collaboré quelques semaines à la ferme expérimentale du département agricole de la PUST. Quinze jours plus tôt, un compatriote avait déjà été placé en détention: Kim Sang-duk, alias Tony Kim, professeur de comptabilité à la PUST. Ils s’ajoutent à deux autres Etasuniens emprisonnés en Corée du Nord, augmentant la pression sur Washington alors même que les tensions nucléaires entre les deux ennemis atteignent déjà des niveaux alarmants. Des arrestations sans rapport avec l’université, a assuré lundi un communiqué de la direction. Officiellement, il n’y a donc pas lieu de bouleverser le quotidien de cette académie privée créée en 2010 par James Chin-kyung Kim, un chrétien évangélique de 80 ans, né en Corée mais installé aux Etats-Unis depuis les années 1970 et porteur aussi d’un passeport chinois. Avec le soutien financier de diverses œuvres d’entraide évangéliques aux Etats-Unis, en Europe et en Corée du Sud, cet établissement unique en son genre donne des cours d’anglais, de sciences et de technologie à quelque 500 étudiants triés sur le volet par le régime nord-coréen. C’est-à-dire, en l’occurrence, les enfants des élites au pouvoir…Pour les dizaines de professeurs, qu’ils soient bénévoles ou sponsorisés par des œuvres de charité, leur mandat est aussi humanitaire qu’académique: il s’agit d’offrir une ouverture vers le monde aux futures élites de ce pays hermétique. Mais aussi, sauver des vies en fournissant au régime les connaissances techniques pour booster la production agricole, dans un pays qui ne s’est jamais remis de la famine des années 1990. L’an dernier, relève l’agence Reuters, les Nord-Coréens n’ont reçu qu’une ration quotidienne de 360 grammes entre avril et juin.Cela dit, la PUST fait l’objet de bien des critiques aux Etats-Unis. Des ONG l’accusent de former les futures élites du régime le plus répressif de la planète, sans obtenir grand-chose en retour. Les profs ont interdiction de parler de religion et de politique, l’internet est censuré, les e-mails sont interdits, ainsi que les réseaux sociaux et les sites d’information. L’université est un internat gardé par l’armée et fermé aux visiteurs. On ne le connaît que par un reportage de la BBC réalisé sous surveillance en 2014 et par le livre-témoignage de la romancière Suki Kim, qui y a enseigné en 2011. Enfin, l’académie a beau assurer qu’elle ne verse pas un centime au régime, elle ne convainc pas tout le monde. Pyongyang n’autorise rien pour rien.

Le gourou présumé avait huit femmes sous sa coupe                                    

Sylvain Deleuze, 30 mars 2017, leparisien.fr – Elles n’avaient plus de téléphones portables, leurs moyens de paiement étaient supprimés et elles ne pouvaient manger qu’une fois par jour. Ces huit femmes âgées d’une vingtaine d’années, chrétiennes évangéliques, une branche du protestantisme, vivaient toutes dans un appartement du centre-ville de Nemours sous la coupe de Yannick N. Ce gourou présumé, âgé de 32 ans et originaire de la République Démocratique Du Congo, est domicilié à habitant de Juvisy-sur-Orge (Essonne). Interpellé mardi en milieu de journée, il a été déféré au tribunal de Fontainebleau, mis en examen et placé en détention provisoire jeudi midi. Yannick N. est poursuivi pour abus de faiblesse qui exploite la suggestion psychologique ou physique des personnes participant aux activités, travail dissimulé et emplois non déclarés. Mais aussi pour des escroqueries pour un montant de 8 000 € et des violences sur personne vulnérable commises en août 2016. Et enfin pour des dégradations dans une église évangélique aux Ulis (Essonne) le 25 octobre dernier. «On a affaire à un mode opératoire de type sectaire même s’il se présente plus comme un grand frère avec une autorité morale», détaille un proche du dossier. Cette affaire démarre en octobre dernier au commissariat de Nemours après le dépôt de plainte d’une mère de famille. Avocate, elle explique ne plus voir sa fille depuis qu’elle s’est installée dans un appartement à Nemours. La jeune femme travaille également dans ce logement. Très vite, les enquêteurs se rendent compte que plusieurs jeunes femmes occupent le logement et travaillent toutes pour le site Internet Artistes Press. «Elles s’occupaient de la pagination, de l’entretien du site et de sa promotion», décrit un proche de l’enquête. Sous couvert d’entretiens, de portraits et d’articles d’actualité, Artistes Press présente le mouvement évangélique. Le suspect y propose d’ailleurs ses propres poèmes illustrés par de nombreux portraits de lui mais aussi des extraits de la bible et ce qui ressemble à des sermons. «Il se présente comme un auto-entrepreneur, précise une source proche du dossier. C’est quelqu’un de très intelligent, un vrai manipulateur même s’il ne reconnaît aucune emprise sur les jeunes femmes. Il fréquentait assidûment les églises évangéliques en Essonne et en Seine-et-Marne notamment pour recruter les victimes. L’église sert de toile de fond.» Lors des perquisitions, les policiers ont saisi une quantité importante d’appareils informatiques. Selon les enquêteurs, l’homme avait des relations sexuelles avec les jeunes femmes. Ce qu’il n’a pas nié lors de sa garde à vue : «Pour arriver à ses fins, il racontait à chaque jeune femme qu’elle était l’élue. Les autres ne savaient pas qu’il couchait avec la plupart d’entre elles.» Une femme, soupçonnée d’avoir été son bras droit et de s’occuper des autres filles quand il n’était pas là, a également été déférée ce jeudi. Mais elle n’a pas été mise en examen. Elle est ressortie libre du tribunal de Fontainebleau. «A ce stade de l’enquête, je ne peux pas parler de dérive sectaire», estime Me Mohamed Djema, l’avocat de cette femme, âgée d’une vingtaine d’années.

Une victime d’exorcisme affamée puis brûlée vive

 TVA Nouvelles – Agence France-Presse – 26 avril 2017 – Le pasteur jugé dans ce procès «nous a dit que nous ne devions pas aimer (Vilma Trujillo, la victime, NDLR) car elle était le diable en personne, qu’il fallait la brûler jusqu’à ce qu’il ne reste plus que sa tête», a raconté le cousin de la victime, Roberto Trujillo, devant un tribunal de Managua au deuxième jour du procès. Le rite a eu lieu entre le 15 et 21 février à El Cortezal, petit village isolé du nord-est du pays.

Des témoins ont raconté que pendant cette période, la femme, mère de deux enfants, a été attachée, privée d’eau et de nourriture avant d’être condamnée au bûcher pour l’exorciser. Elle est finalement décédée le 28 février dans un hôpital de Managua où elle avait été transportée. Son corps présentait des brûlures du deuxième et troisième degré après avoir été exposé à une température de 400 degrés, a indiqué le médecin légiste, Ricardo Larios. La petite sœur de la victime, Marlene, a raconté mercredi au procès qu’elle avait vu Vilma, ligotée à un hamac, mais n’avait rien fait. «Ils ne me laissaient pas aller avec elle et le pasteur Juan Rocha a dit qu’il ne fallait pas y faire attention (car) elle avait un démon» en elle. Quand le père et le cousin de Vilma sont venus la chercher, dans la petite chapelle où elle avait été torturée et brûlée, «elle ne pouvait pas marcher», a raconté d’une voix faible le cousin, Roberto.

Son père a lui déclaré que le pasteur lui avait interdit de voir sa fille pendant les sept jours qu’a duré l’exorcisme. Il lui a ensuite affirmé qu’elle s’était brûlée elle-même. Le juge Alfredo Silva a suspendu l’audience jusqu’au 2 mai pour permettre l’audition de nouveaux témoins. Le ministère public accuse le pasteur Rocha, ainsi que quatre complices, dont deux de ses frères, d’enlèvement et assassinat.

 

Un pasteur tente de marcher sur l’eau et se fait dévorer par des crocodiles

Christophe Da Silva – 15/05/17 – The Daily Mail – Samedi passé, un pasteur du Zimbabwe, désireux de montrer à ses fidèles l’étendu de sa foi, s’est fait dévorer par trois crocodiles alors qu’il essayait de marcher sur l’eau.

Officiant dans une petite église de Mpumalanga, au Zimbabwe, le pasteur Jonathan Mthethwa a voulu recréer le célèbre épisode du Nouveau Testament, mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Samedi passé, trois crocodiles l’ont attaqué dans une rivière nommée, à juste titre, “Crocodile River”. Le pasteur aurait d’abord parcouru une trentaine de mètres dans l’eau, en essayant de s’élever pour pouvoir marcher à sa surface. “Le pasteur nous avait enseigné le principe de foi dimanche dernier”, a souligné Deacon Nkosi, un membre de l’église. “Il avait promis qu’il nous montrerait sa foi aujourd’hui, mais malheureusement il a fini par se noyer et se faire dévorer par trois gros crocodiles en face de nous”.  Il ajoute: “Les crocodiles l’ont fini en deux minutes. Tout ce qu’il restait de lui était une paire de sandales et son caleçon, flottant à la surface”. Selon le Daily Mail, les secours sont arrivés trente minutes après les faits, mais n’ont bien évidemment rien pu faire.  http://www.7sur7.be/7s7/fr/1504/Insolite/article/detail/3158009/2017/05/15/Un-pasteur-tente-de-marcher-sur-l-eau-et-se-fait-devorer-par-des-crocodiles.dhtml

Médias: le Conseil de la presse rejette la plainte d’ICF contre le Blick

La rédaction d’Evangeliques.info – 20 mars 2017 –  Le Conseil suisse de la presse a rejeté la plainte déposée par l’Eglise ICF (International Christian Fellowship) contre le Blick, suite à un article paru en octobre 2016 sur les quatorze sectes les plus dangereuses dans lequel la plus grande Eglise évangélique en Suisse était épinglée. Dans sa décision du 13 février, l’organe de recours des médias a pris en compte l’argument du rédacteur en chef du Blick, qui ne cite qu’une seule fois le qualificatif de secte dans l’article en question. ICF avait notamment indiqué pour sa défense que les personnes peuvent venir et partir de cette Eglise, sans en être membre, contrairement aux affirmations de difficultés de sortir de l’Eglise, tenues par le quotidien populaire. Là encore, le Conseil de la presse n’a pas jugé le travail journalistique critiquable d’un point de vue déontologique. Deux autres Eglises avaient été mises en cause par l’article. Il s’agissait de l’Eglise GPMC à Thoune et de la Schleife à Winterthour. Ces dernières avaient renoncé à faire recours auprès du Conseil de la presse. Dans un communiqué de presse, le Réseau Evangélique avait pris position en octobre contre l’article du Blick. L’organisation faîtière des évangéliques avait critiqué la prise en compte des demandes de renseignements enregistrées par Infosekta, comme baromètre déterminant pour classer des mouvements d’Eglises ou religieux dans la catégories des sectes.

http://www.evangeliques.info/articles/2017/03/20/medias-le-conseil-de-la-presse-rejette-la-plainte-d-icf-contre-le-blick-16297.html

Un pasteur brésilien avait arnaqué des centaines de victimes pour faire fortune !

JULIEN BALBONI , DH – La Dernière Heure,  11 janvier 2017 – Près de 200 parties civiles au procès de Raniero Petrucci, jugé pour une énorme fraude sociale en Belgique. À en croire de nombreux sites internet brésiliens, le Professor Raniero Petrucci est un homme important et décoré, président du Conseil des pasteurs évangéliques de Formosa, une grande ville proche de Brasilia, la capitale du Brésil. Il devra cependant répondre, ce matin, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, d’une étonnante fraude sociale qui, selon l’auditorat du travail, lui a permis de faire fortune au Brésil. Cet homme né en Belgique en 1960, de nationalité italienne mais de sensibilité brésilienne, comparaît avec son épouse Hélène Stinat, de nationalité belge. Devant la chambre du conseil, 173 victimes s’étaient constitué partie civile. L’histoire débute en 2007. Petrucci et son épouse tiennent alors une petite église évangélique brésilienne à Waterloo, nommée Philadelphia. Le pasteur Petrucci se fait un nom et des centaines, puis des milliers de ressortissants brésiliens résidant illégalement en Belgique se pressent à ses portes. Pourquoi ? Parce que le pasteur propose des services bien particuliers. Par le biais de son asbl Missao Brasileuro ou Cleanse-Brasileuro promet à ces Brésiliens la régularisation de leur situation. C’est ainsi que plus de 1.000 Brésiliens, principalement des femmes de ménage travaillant au noir, payent une cotisation annuelle de 24 euros à l’asbl. “Il leur promettait qu’il faciliterait la régularisation de leur situation par le travail”, indique Me Nadine Bourgeois, qui défend les intérêts de l’ONSS, partie civile dans le dossier. Petrucci promettait aussi d’inscrire ses clients dans le registre des titres-service, leur faisant miroiter une vie tout à fait officielle en Europe. Il n’en était rien. Via plusieurs autres ASBL, les victimes étaient engagées fictivement. Pour l’auditorat du travail, le pasteur Petrucci s’est enrichi via la cotisation annuelle de 24 euros pour les 4.000 membres de son ASBL, mais aussi par l’argent provenant du remboursement de Sodexho, couvrant les prestations effectuées par les ASBL dépendant de Missao Brasileuro. “De 2007 à 2009, ça turbinait fort. Sous couvert de sociétés de titre-service, il faisait travailler ces clandestins. Ils n’ont pas respecté la législation ni payé les cotisations sociales”, relève une source judiciaire. L’ONSS estime son préjudice à 2,5 millions d’euros. Quant aux centaines – milliers ? – de travailleurs qui ont servi de vache à lait, leur préjudice n’est pas forcément financier : ils n’ont perdu que la cotisation annuelle de 24 euros. En revanche, leur préjudice moral est réel : ils ont fermement cru pouvoir régulariser leur situation grâce aux services du Professor Petrucci, qui a été placé sous mandat d’arrêt en avril 2009, avant de disparaître au Brésil à sa libération. L’auditorat du travail, représenté par Dominique De Doyard estime qu’avec l’argent frauduleusement récolté, il avait déjà commencé à acheter des appartements et des terrains au Brésil, à Caldas Novas. Le couple Petrucci-Stinat, est jugé pour escroquerie, fraude sociale, ainsi qu’un grand nombre d’infractions à la législation sur le travail. Contactés par La DH, leurs précédents avocats ont indiqué qu’ils ne défendaient plus leur cause. Les différentes sources proches du dossier consultées n’ont pas permis de savoir s’ils allaient être représentés. Deux hommes de paille ainsi que huit ASBL et SPRL seront aussi jugés. L’audience de ce matin servira de fixation à une date ultérieure.

Surtout des femmes de ménage – L’immense majorité des victimes du pasteur Petrucci sont des femmes de ménage, surtout brésiliennes et parfois équatoriennes. L’escroc présumé avait prévu, dans sa méthode, d’impliquer les employeurs de ces femmes. Ceux-ci, également souvent des femmes, imaginant rendre service, avaient accepté, même si elles se doutaient de la fraude. Le pasteur avait bâti la fraude sur la promesse de régularisation. Il profitait de la crédulité de ses victimes, expliquant qu’avec un contrat de travail, elles pouvaient entrer dans le système des titres-service et être affiliées à des mutuelles, en obtenant un numéro de sécurité sociale. Ce numéro, comme ce contrat, étaient des faux. L’escroc pouvait donc conserver pour lui les cotisations sociales.                                                   http://www.dhnet.be/actu/faits/un-pasteur-bresilien-avait-arnaque-des-centaines-de-victimes-pour-faire-fortune-58753b32cd708a17d5601843?google_editors_picks=true

Communauté de l’Espoir. Une communauté évangélique du Comminges dissoute… graves accusations

Publié le 08/06/2016 – Un petit village qui perd près de 20 % de ses habitants, une communauté religieuse qui décide de s’auto-dissoudre et des accusations plutôt alarmantes. Depuis une semaine, le paisible quotidien de Ganties est quelque peu perturbé. C’est dans cette commune du Comminges d’à peine trois cents habitants à l’époque, que s’installe en 2006 la communauté évangélique de l’Espoir. Fondée l’année précédente par un duo de prédicateurs suisses, Olivier Freyre et Julien Rime, cette congrégation est dissidente de la mouvance protestante et plus piétiste que les églises réformées traditionnelles. «Ils ont racheté les trois plus belles maisons du village qu’ils ont rénovées», se remémore Jeanine Rey, la maire de Ganties. La communauté compte rapidement une soixantaine de membres, en majorité des jeunes couples avec des enfants, dont la plupart sont scolarisés dans l’école voisine. Ses membres semblent vivre de dons, selon les dires de villageois, même si certains d’entre eux travaillent à l’extérieur. Ils ont une vie assez repliée sur eux-mêmes et très centrée sur leur pratique religieuse, mais entretiennent avec les habitants de Ganties des relations paisibles et «sans soucis», selon les propres termes de Jeanine Rey.

Depuis plusieurs mois, pourtant, les riverains constatent que la communauté s’étiole : environ la moitié des fidèles quitte Ganties pour investir un nouveau lieu de culte situé dans le quartier de Casselardit, à Toulouse. Durant les quinze derniers jours, les départs s’accélèrent. Jusqu’au mercredi 1er juin où les membres de la Communauté de l’Espoir publient un communiqué dans lequel ils annoncent la dissolution de leur congrégation et portent des accusations assez graves contre leur pasteur Olivier Freyre, qu’ils qualifient de «loup déguisé en agneau». À Ganties, après cette annonce, les langues se délient. «Même si c’était celui que l’on voyait le moins, il n’inspirait pas confiance. Ses enfants n’étaient pas scolarisés… Et il avait clairement la mainmise sur tous ceux qui l’entouraient. Je n’aurais jamais osé prononcer le mot de gourou devant les membres de la communauté, mais c’est comme cela que je l’avais ressenti depuis très longtemps», raconte la maire Jeanine Rey.

Dans leur communiqué, les membres de l’Espoir vont bien plus loin et accusent leur ancien prédicateur de nombreux méfaits mais ils n’entendent pourtant pas porter plainte contre leur prédicateur. «Il exerçait son emprise à l’intérieur de la communauté mais pas à l’extérieur, justifie Julien Rime, l’un des cofondateurs. Aujourd’hui, Olivier Freyre a choisi de se faire hospitaliser pour recevoir des soins psychiatriques. Cela nous suffit et nous voulons juste nous reconstruire.» Ces propos très modérés tranchent donc avec les allégations publiées la semaine dernière, qui peuvent laisser croire que des dérives se sont produites dans la communauté… Que s’est-il donc vraiment passé dans cette congrégation ? L’histoire restera sans doute entre les murs des bâtisses abandonnées de Ganties. D’autant plus que depuis quelques jours, les ex-membres ont également procédé à un grand nettoyage sur Internet où ils ont supprimé quasiment tout ce qui se référait à leur communauté…à Ganties, devant le bâtiment principal de la communauté de l’Espoir, le panneau qui l’annonçait a déjà été retiré, mais tous les membres ne sont pas encore partis. «Certains font leurs bagages, mais d’autres pourraient rester, en adoptant un style de vie plus ordinaire», indique Julien Rime, cofondateur de L’Espoir… Même si la communauté de l’Espoir ne comptait plus qu’une trentaine de membres, leur départ ne sera pas anodin dans une commune de 300 habitants. Mais pour la maire Jeannine Rey, «il n’y aura aucune conséquence sur l’école, car les enfants de la communauté n’étaient plus très nombreux.

Claire Raynaud et Nelly Fualdes

http://www.ladepeche.fr/article/2016/06/08/2361266-communaute-evangelique-comminges-dissoute-fond-graves-accusations.html

Église de réveil dans la communauté africaine de Belgique: Entre foi et business  

Camer.be – 02/05/2016. La prolifération des églises dites de réveil dans la communauté noire en Belgique laisse perplexe. Certains fidèles en ressortent parfois épanouis, mais d’autres appauvris et plus instables.  De nos jours, annoncer la parole de Dieu est devenu très lucratif pour des hommes et des femmes qui se disent illuminés au sein des communautés africaines de Belgique.  Beaucoup profitent du fanatisme et de l’état d’âme des personnes pour les dépouiller de leurs biens.  « Dieu vous bénisse frères et sœurs en Christ. Je sais que vous avez la foi. C’est pourquoi je suis sûr que vous allez offrir une voiture au Pasteur. Amen! » –  De nombreux pasteurs des églises dites de «réveil…» mènent la vie à grande vitesse et  amassent des fortunes au détriment de leurs adeptes. Ces églises sont « des véritables machines à faire du fric ».  Ces dernières années, la multiplication des églises, des pasteurs, nous a amené à chercher à voir plus clair. C’est ainsi que nous sommes allé à la rencontre de plusieurs, fidèles, pasteurs, et des critiques. ‘’Armée du salut’’, ‘’Assemblée du christ’’, « Jésus t’aime, Living World Fellowship et autres, voilà le type de noms qui distinguent les églises de réveil des églises ordinaires. Mais ce n’est pas tout. On constate également que ces églises sont extraordinaires de par l’extravagance vestimentaire des dirigeants.  Les pasteurs et autres dirigeants d’église mettent un accent particulier sur l’aspect marketing de l’évangélisation. Ils se procurent de vêtement très chers, se font des coiffures extravagantes, certains vont jusqu’à se décaper la peau pour, selon eux, paraître plus beau. Certains prennent des cours particuliers pour savoir captiver l’attention de l’auditoire. Bref, on dirait qu’ils font tout pour séduire et attirer davantage les ‘’clients’’.  Dans le même ordre d’idées, ces églises ont en commun le style de prédications : presque toutes essayent de prédire l’avenir des fidèles, essayent de les faire rêver ou de garder l’espoir d’un avenir meilleur. Il n’est pas rare d’entendre « à partir d’aujourd’hui, ta vie va changer, tu ne manqueras plus de rien », « démon sort de ce corps »…  En outre, l’insistance avec laquelle les dirigeants réclament les différents types de cotisations est notoire et soulève des soupçons.  

Comment se recrutent les nouveaux fidèles ?  Le néophyte est souvent amené par un parent ou un ami prosélyte afin d’assister à une réunion de prière ou à un office religieux. Dans la plupart de ces Eglises, les fidèles prennent place dans un temple, souvent de fortune, où ils sont mis en «condition» pendant des heures grâce à la création d’une atmosphère envoûtante faite de chants et de psalmodies avant que n’intervienne le prêche du pasteur. Cette prédication est en général une dénonciation véhémente du «monde», c’est-à-dire des us et coutumes de la société et de tout ce qui est en dehors de la vie en Christ, une notion suffisamment floue pour que chacun y mette ses désirs et ses fantasmes. La prestation du pasteur est suivie de prières et de chants qui clôturent le rite, non sans qu’on ne demande aux nouveaux venus de se présenter.

Le mécanisme de captation de l’argent. Quand les nouveaux venus consentent à revenir, ils sont placés au centre d’un tourbillon de réunions de prière, réunions d’étude biblique, tables-rondes et séminaires qui contribuent à les couper du monde et de ses proches. A ce niveau, le nouveau venu contribue déjà aux affaires de la maison en procédant à des offrandes par le dépôt de quelques petits billets… dans l’escarcelle de l’Eglise.  Après son adhésion totale, le croyant «né de nouveau», tout en continuant de faire des offrandes, est invité à pratiquer la dîme, c’est-à-dire à contribuer de manière plus effective aux projets de l’église en donnant des sommes d’argent proportionnelles à ses revenus ou à sa fortune, soit le 1/10eme de ses revenus pourtant bien maigres pour beaucoup d’entre eux. Selon certains critiques qui ont voulu garder l’anonymat, Dans le Nouveau Testament, elle reste un modèle de générosité, libre au croyant, sans obligation. Il n’y a donc pas, selon ces derniers, raison de harceler les croyants pour ces cotisations, d’autant plus que, la classe sociale la plus représentée dans ces églises est la classe des pauvres : ceux-ci sont pour la plupart des sans-papiers, des misérables, des gens qui ont tout perdu et sont à la recherche effrénée d’un ultime espoir.  Mais parfois, ils en sortent plus démunis, achevés parce que dépouillés du peu d’argent qu’il leurs restait, contre un regain d’espoir d’avoir une bénédiction et un exhaussement de leurs prières.  Cependant, on ne peut pas retenir que du négatif de ces églises. Les fidèles de ces églises sont certes déçus la plupart du temps, mais une chose est sure, ils disparaissent des statistiques de la police.

   © Camer.be : Guy Martial Tchakouté, Stagiaire

http://www.camer.be/51588/10:1/eglise-de-reveil-dans-la-communaute-africaine-de-belgique-entre-foi-et-business-belgium.html

 

Un pasteur nigérian proxénète et ses drôles de paroissiennes condamnés
Nice-Matin 12/01/2016. Philippe Enadeghe, un Nigerian de 40 ans, flamboyant pasteur de la Redeemed Christian Church of Victory God, organisait de singulières cérémonies religieuses dans des hôtels de Nice.

Il en profitait pour percevoir, outre des offrandes sonnantes et trébuchantes pour son église, 10% des revenus de ses paroissiennes tirés de la prostitution. Une quinzaine de filles, toutes nigérianes, arpentaient la semaine les trottoirs du secteur Gambetta et de l’Arenas à Nice. Le bon pasteur se chargeait de rapatrier l’argent au Nigeria. La justice l’a condamné à cinq ans prison, peine assortie d’un maintien en détention et d’une interdiction définitive du territoire français. Quatre autres nigérians, dont trois femmes chargées de surveiller les prostituées, ont également été condamnés à de la prison et à une interdiction du territoire.

http://www.nicematin.com/justice/un-pasteur-nigerian-proxenete-et-ses-droles-de-paroissiennes-condamnes-13499

 

Une ONG lyonnaise dans le collimateur de la mission anti sectes.

mLyon – Slim Mazni – Rédigé dans Société le 25/02/2016 – Oasis d’amour, une association humanitaire qui vient en aide à plus de 700 familles chaque semaine dans l’agglomération lyonnaise, est sous le joug de plusieurs enquêtes. Dont une diligentée par la Miviludes, la mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires.

Le président de la Miviludes, Serge Blisko, juge le dossier “particulièrement sensible”. Dans un courrier daté du 22 janvier dernier, que nous avons obtenu, il indique avoir ouvert une enquête sur l’association Oasis d’amour.

Eglise évangélique. C’est la proximité de la présidente de l’association avec le mouvement évangélique qui alimente les soupçons. Interrogée par Lyon Mag, Anne-Marie Vincent-Girod nie et affirme être une “simple chrétienne”. Mais elle est vue dans une vidéo de l’Eglise évangélique l’Abri-Vcf dans laquelle la présidente d’Oasis d’amour affirme que le projet de l’association est “de recruter des âmes à Christ”, mission évangéliste par excellence.
“Je connais cette vidéo”, se défend Mme Vincent-Girod “mais il ne faut pas la sortir de son contexte qui est celui d’une réunion le dimanche matin dans une Eglise. Je suis chrétienne, pas plus. Je prie simplement pour les bénévoles de l’association dans la liberté religieuse de chacun”.  La structure qui fournit de l’aide alimentaire et propose diverses œuvres sociales (hébergement social, aide au désendettement) a pourtant pignon sur rue dans l’agglomération lyonnaise. Reconnue association d’intérêt général et de bienfaisance en 2006, la structure a également su convaincre des collectivités territoriales comme la région Rhône-Alpes de lui accorder 30 000 euros de subvention et bénéficie du soutien de grands groupes régionaux ou nationaux ainsi que de grandes banques. Oasis d’amour est par ailleurs titulaire de l’habilitation préfectorale qui permet de recevoir et de distribuer de l’aide alimentaire publique assujettie à une défiscalisation de 60% de l’impôt sur les sociétés pour les distributeurs tels que les grandes chaînes de supermarché qui font des dons en nature aux associations d’aide alimentaire. A ce titre, Oasis d’amour est également soupçonné d’un détournement des produits de cette défiscalisation qui est une contribution publique destinée à la mise en œuvre de l’aide alimentaire. “La défiscalisation, qui est une aide publique, est-elle autorisée pour faire du prosélytisme actif ?”, s’interroge une source proche du dossier (…) Avisé de ces soupçons, le préfet de Région a décidé d’en informer le procureur de la République de Lyon. Car outre la question du but – hypothétiquement – évangélique de l’association, des inquiétudes se font jour sur sa transparence financière. La présidente de l’ONG, Anne-Marie Vincent-Girod, a en effet œuvré au sein du scandale du “Madoff ivoirien”. Elle a incité des proches de bénévoles au sein d’Oasis d’amour d’investir au sein de Gedeon Financial Corporation, un fonds de pension américain dont le dirigeant, le pasteur d’origine ivoirienne Marc Dehi, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la profession de banquier en 2007 en Martinique avant qu’il ne fuit au Ghana où il fut emprisonné. “Dans cette affaire, je suis une victime. C’est une pure escroquerie. Je devais en effet recevoir une commission pour chaque personne que je faisais adhérer à cette société. Mais je n’ai jamais rien reçu. Le dirigeant a été poursuivi dans une vaste affaire d’escroquerie mais je suis étrangère à ça”, se défend Anne-Marie Vincent-Girod.  Avec près de 700 familles aidées sur la région lyonnaise chaque semaine par une centaine de bénévoles, les soupçons qui pèsent sur Oasis d’amour sont donc jugés sérieux par les autorités publiques. D’autant plus que Les Restos du cœur, le Secours Populaire Français et la Banque Alimentaire du Rhône se sont ouvertement inquiétés auprès de ces mêmes autorités des agissements de cette ONG lyonnaise.
http://www.mlyon.fr/144542-une-ong-lyonnaise-dans-le-collimateur-de-la-mission-anti-sectes.html

Églises de Réveil au Gabon : Entre miracles et escroqueries !

14-01-2016- Auteur : CNN | Source: Gaboneco – Avec des dénominations aussi alléchantes que trompeuses comme « Arrêtez de souffrir » ; « Assemblée des élus du ciel » ; « Église des combattants du salut » ; « Église source de vie ». Une liste non exhaustive ! Certains leaders religieux véreux appelés « Pasteurs » ou « Apôtres », s’illustrent par des actes aux antipodes des Saintes écritures. De nombreux fidèles désertent leurs lieux de culte, et ce, après plusieurs années d’obséquieuse et assidue fréquentation. Un changement de cap résultant des dérives enregistrées de façon persistante. On en veut pour preuve, le dangereux endoctrinement de certains hommes de Dieu, devenu une pratique courante. L’accaparement de bon nombre de femmes, pourtant mariées en bonne et due forme, au nom des prétendues révélations « divines », l’enrichissement illicite et vertigineux de certains Pasteurs. Sur ce point, plusieurs sociologues et observateurs avertis estiment que ces Hommes de Dieu usent et abusent de la naïveté de quelques ouailles. Et pour ce faire, ils n’hésitent pas à s’appuyer sur les versets bibliques invitant les fidèles à mettre la main à la poche. Des réalités décriées çà et là dans les artères et autres lieux de la capitale gabonaise.

Tout porte à croire que les principes véhiculés dans les livres Saints, tel la Bible sont foulés aux pieds par des pseudos pasteurs dont la seule intention est de s’en mettre plein les poches. C’est du moins ce qui ressort des témoignages glanés auprès de certains fidèles grugés. Aussi, il nous revient que certains pasteurs exigent avant toute délivrance une « caution », (tout comme à l’hôpital) de 150.000 Fcfa. Dans le même registre, d’autres hommes de Dieu commercialisent, à prix d’or ou presque, de l’huile d’onction et des parfums à guérir et à chasser les démons persécutant les fidèles. Toutefois, le témoignage le plus évocateur est celui de cette jeune demoiselle, requérant l’anonymat. Cette dernière a été victime d’un transfert de « démons », dit-elle dans son ventre. L’œuvre d’un pasteur local. Après deux ans de vie commune avec son conjoint sans grossesse, la jeune dame, conseillée par une des ses amies va consulter un pasteur réputé efficace. Lequel pasteur décèle après imposition des mains, un serpent et un cadenas dans son ventre. Mieux, le providentiel guérisseur se propose de traiter la dame désespérée à condition qu’elle lui apporte 250.000Fcfa. Une condition, bien évidemment remplie par la malade. C’est donc en tenue d’Eve, c’est-à-dire nue comme un ver en présence tout de même de son conjoint et étalée sur un divan que la patiente s’est fait délivrée par le pasteur dont les mains faisaient des allers et retours dans l’appareil génitale de la femme. Vice ou pratique fétichiste ? Dans tous les cas, le pasteur a bel et bien extirpé du sexe de la patiente le serpent et le cadenas en question.  Petit bémol tout de même révélé par la dame en personne. « Depuis 6 ans que ces fétiches m’ont été enlevés du ventre je n’ai jamais eu ne serait-ce qu’un petit retard. Et beaucoup de gens me disent que c’est lui-même qui m’avait transféré ces fétiches lors de l’imposition des mains pour que je lui donne l’argent », confie la suppliciée.

Au début des années 2000, le Gabon comptait déjà plus de 1300 églises, avec des cas  récurrents  de viols commis par certains pasteurs. D’où la mesure de Feu André Mba Obame, ministre de l’Intérieur de l’époque, restreignant la poussée des Eglises dites  ‘’de réveil’’. Une traque contre les lieux de culte non conforme à la législation en vigueur avait été mise en branle. Une mesure renvoyée aux calendes grecques depuis belle lurette, alors que le phénomène continue de gagner du terrain avec son corollaire de conséquences dramatiques.

http://www.gaboneco.com/nouvelles_africaines_36411.html

 

 

 

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