Scientologie, presse

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SUISSE-BALE: DEUX JEUNES ADULTES SORTENT DE LA SCIENTOLOGIE. ILS TEMOIGNENT DE L’EMPRISE SUBIE

20minutes.ch 26.12.2018. “Physiquement, nous sommes libres, mais emprisonnés dans la tête.Leonard Buschor et Sabrina David ont tous deux grandi dans les griffes de la Scientologie. L’année dernière, ils en sont sortis. Leonard Buschor, 19 ans, a grandi dans une famille adepte de la Scientologie. “J’ai grandi en pensant que L. Ron Hubbard était Dieu”, a déclaré Buschor. Dans le monde entier, beaucoup de gens vivent dans les griffes de l’Église de Scientologie, perdent leur existence et sont contraints à la dévotion. Il est presque impensable de trouver un moyen de sortir de la secte malgré les manipulations et l’isolement – mais Leonard Buschor et Sabrina David l’ont fait: l’année dernière, ils ont osé se retirer et finalement tourner le dos à la Scientologie. Comme cette décision a été difficile pour elle, ils racontent ici…”Je me sens renaître et je peux recommencer ma vie de zéro”, a déclaré Leonard Buschor. Il a passé toute sa vie dans les cercles de la Scientologie, isolé du monde extérieur… Ce n’est qu’après son départ qu’il a découvert la réalité. Le nouveau départ a également fait ses adieux: “Mes parents ont rompu le contact avec moi.” Il avait fait le pas avec sa sœur: “Elle était sous traitement psychiatrique, ce qui est strictement interdit par les scientologues.” Aujourd’hui, il fait beaucoup de choses, mais la lutte constante entre le passé et le futur demeure: “Les scientologues me poursuivent, ils savaient malgré mon déménagement ma nouvelle adresse.”

Sabrina David a aussi un destin similaire à Buschor. Elle a rejoint la secte à l’adolescence: “J’étais dans une phase difficile de ma vie à cause du divorce de mes parents.” Dans “l’église”, elle espérait trouver une oreille ouverte et du soutien. “Lors de l’audit, tout le monde est obligé de vider complètement son cœur.” De manière manipulatrice, le culte exploite les faiblesses des adeptes avec autant de talent.

La jeune femme de 30 ans a vécu huit ans à Berlin et était employée de la Scientologie jusqu’à ce qu’elle réussisse à sortir l’an dernier. À Berlin, elle travaillait pour la secte pour cinq à dix francs par semaine. Son séjour à l’étranger a été particulièrement influent pour elle: “J’ai été agressée physiquement par mon supérieur”, dit-elle… À quoi ressemble la vie quotidienne après être sorti? Une chose est claire: pour Buschor et David, la scientologie n’est en aucun cas une chose du passé: “Physiquement, nous sommes libres, mais nous sommes toujours pris au piège dans nos têtes.” Tous deux sont maintenant assistés psychiatriquement pour traiter leurs souvenirs et contrôler leur vie. Ils n’ont jamais été autorisés à obtenir leur diplôme de l’…Pour encourager les personnes partageant les mêmes idées, les décrocheurs ont fondé le groupe Facebook “Scientology Free” avec Krasniqi un ex scientologue. Leur objectif déclaré: avertir les gens de la secte et montrer que, chaque jour à Bâle, les existences sont plongées dans l’abîme.

 

The Associated Press – 30 octobre 2018 – CANADIEN, OKLA. Une femme d’Oklahoma a intenté une action en justice alléguant qu’un centre de désintoxication lié à l’église de Scientologie avait violé son contrat. Les avocats de Sefika Talic ont déposé la pétition vendredi au palais de justice du comté de Pittsburg, a rapporté le journal McAlester News-Capital. La poursuite a été intentée contre Narconon International, ainsi que son centre de réhabilitation phare, Narconon Arrowhead, et la société mère, Association pour une vie et une éducation meilleure. L’association appartient à l’Église de Scientologie. Narconon Arrowhead est un établissement de 200 lits situé près de la petite ville de Canada, qui promeut les théories du traitement de la toxicomanie par le fondateur de la scientologie, L. Ron Hubbard. La poursuite allègue que Talic a été persuadée d’inscrire son fils à un programme de trois mois dans l’établissement, en 2016, pour un montant de 32 500 $, au moyen de “fausses déclarations, mensonges, tromperies et fraudes”…Talic allègue que son fils a été forcé de lire des ouvrages faisant la promotion de la scientologie, qu’il a subi «des punitions bizarres» dans le cadre d’un traitement et qu’il a vécu l’angoisse physique et mentale provoquée par le traitement de l’établissement. Talic a retiré son fils du programme après trois semaines “craignant pour sa santé”, indique le document.

Une femme de l’Oklahoma intente un procès contre Narconon Arrowhead

La poursuite allègue également que l’établissement n’avait pas de personnel médical certifié… “La conduite des accusés était un mépris irresponsable pour les droits de la plaignante. Les accusés savaient ou ne se souciaient pas qu’il y avait un risque important ou inutile que leur conduite cause des blessures graves à autrui”, a précisé la poursuite. L’association Narconon Arrowhead a été soumis à un examen minutieux après le décès de quatre patients ces dernières années. L’Oklahoma a promulgué la loi de Stacy en 2013 après le décès de Stacy Dawn Murphy, 20 ans, dans l’usine de Narconon Arrowhead, d’une surdose accidentelle de drogue un an auparavant. La loi vise à renforcer la surveillance des centres de désintoxication pour toxicomanes et alcooliques. De nombreuses poursuites ont été engagées contre le centre et Narconon Arrowhead en a réglé nombre d’entre elles dans des conditions confidentielles.     https://www.kansas.com/news/article220838705.html

Une femme reconnue coupable d’avoir volé des millions au profit de l’Église de Scientologie

flickr.com/daftgirly  –  29/11/2018 – Contexte : Une femme condamnée à 6,5 ans de prison pour avoir transféré à l’Église de Scientologie des millions volés . ST. PETERSBOURG, 29 novembre (RAPSI) – Le tribunal de district d’Oktyabrsky de Saint-Pétersbourg a condamné jeudi Ekaterina Zaborskikh, qui avait déjà été condamnée pour avoir détourné des millions de roubles d’investisseurs immobiliers et transféré l’argent à l’Eglise de Scientologie de Moscou, à 5,5 ans de prison pour un crime similaire, selon le service de presse du tribunal de Saint-Pétersbourg.

Pour cette fois, Zaborskikh a été reconnu coupable d’avoir volé plus de 33 millions de roubles (environ 500 000 $) pour l’organisation religieuse. Elle a donc été condamnée à des peines cumulatives d’une durée de 8,5 ans.  (Deepl traduc) http://rapsinews.com/judicial_news/20181129/291825666.html

Comment la Scientologie et la Nation de l’Islam ont formé une alliance étrange et dangereuse

Par Alex VanNess et Ryan Mauro – thefederalist.com 26.11.2018 – Bien que la Scientologie affirme que ses sympathies vont à la foi juive, elle entretient un partenariat à long terme avec un groupe des plus haineux et antisémites d’Amérique, The Nation of Islam. L’Église de Scientologie, une organisation créée par l’écrivain de science-fiction L. Ron Hubbard, est une secte qui compte de nombreux acteurs de premier plan parmi ses membres. La Scientologie a été fondée dans les années 1950, après la publication du livre d’auto-analyse de Hubbard, la “Dianétique”. Cette secte s’articule autour des idées de la “Dianétique” et du genre de science-fiction qui a fait la renommée de Hubbard.

La Scientologie compte de nombreuses célébrités et magnats du monde des affaires parmi ses membres. En plus de valoir des milliards de dollars, avec des biens immobiliers massifs, la Scientologie est connue pour attaquer les détracteurs et couvrir les méfaits de certains de ses membres les plus importants. La Scientologie a été confrontée à une tempête de critiques publiques au cours de la dernière décennie, en grande partie de la part d’anciens membres du groupe. L’une des mesures prises par la Scientologie en réponse à cette critique a été la création d’un groupe de façade appelé Scientologues agissant contre la discrimination (STAND). Le groupe prétend que son objectif est de “mettre un terme à l’incitation au sectarisme et aux crimes haineux, et de garantir la liberté religieuse de l’homme”, mais il passe la plupart de son temps à attaquer les critiques de la Scientologie. La Scientologie et STAND se prononcent en faveur de la lutte contre le sectarisme religieux. Après le massacre de 11 Juifs à la synagogue Tree of Life à Pittsburgh, STAND a exprimé sa solidarité avec la communauté juive. Cependant, bien que la Scientologie affirme que ses sympathies vont à la foi juive, elle entretient un partenariat à long terme avec un groupe des plus haineux et antisémites d’Amérique, The Nation of Islam (NOI). Il a une longue histoire d’extrémisme et de négation de l’Holocauste. Le chef spirituel de NOI, Louis Farrakhan, a une longue histoire de prédication anti-américaine, antisémite, anti-blanc et de conspiration. Farrakhan appelle régulièrement les Juifs “sataniques” et affirme qu’ils “contrôlent tout et presque tout le monde”. Dans un sermon récent, il a comparé les Juifs aux termites et a qualifié ses critiques juifs de “stupides”. La relation entre la Scientologie et NOI remonte à près de deux décennies. Farrakhan a été initié à la Scientologie à la fin des années 90. David Miscavige, chef de file de la Scientologie, a exprimé son intérêt à attirer les Noirs et, en 2006, les scientologues ont honoré Farrakhan lors des Ebony Awakening Awards…L’une des pratiques les plus importantes de la Scientologie est “l’audit”. Un audit de Scientologie est une séance de thérapie au cours de laquelle un auditeur écoute un patient et l’aide à éliminer les émotions négatives et à obtenir des niveaux de conscience plus élevés. Certains disent que les séances de vérification sont surveillées et que l’information obtenue lors de ces séances peut être utilisée à des fins de chantage. En 2013, le NOI se vantait : ” La Nation de l’Islam a 1 055 auditeurs certifiés. Parmi eux, 526 auditeurs ont reçu leur certification Sceau d’or, démontrant une compétence et des résultats constants.” Ils affirment aussi que “8500 membres de la Nation de l’Islam ont participé à des séminaires de Dianétique“. Farrakhan recevrait personnellement une commission pour avoir recruté des membres de NOI pour devenir auditeurs certifiés en Dianétique.

En 2017, la Scientologie a décerné sa plus haute distinction, la Médaille de la liberté, au ministre Tony Muhammad de NOI. L’acteur Tom Cruise a reçu le prix en 2004. Dans son discours d’acceptation, Muhammad remercie Allah, Elijah Muhammad et Farrakhan, dont le nom suscite de grands applaudissements. Muhammad est le représentant régional de l’Ouest pour NOI, et il est considéré comme la personne de NOI qui, de loin, est le plus responsable de la promotion de l’alliance Scientologie/NOI. Muhammad a récemment aidé à lancer un centre de Scientologie en Irlande. Quelques mois après avoir remporté son prix, Muhammad a donné une conférence aux membres de NOI intitulée “Pourquoi les Juifs haïssaient Jésus ; et pourquoi les Juifs haïssent Farrakhan“, où il loue Farrakhan, exprime de multiples théories de conspiration et décrit les Juifs comme un peuple “méchant”, “menteur”, et “arrogant“. Pas plus tard que la semaine dernière, Muhammad affirmait qu’en plus de contrôler l’industrie du divertissement et les banques, les Juifs contrôlent la “drogue”, la “pédophilie” et la “pornographie”. Cette alliance a permis à NOI d’avoir accès aux installations de Scientologie dans le monde entier, ainsi que d’utiliser leur infrastructure et leur capacité à attaquer les transfuges et les opposants. Alors que la Scientologie et nombre de ses membres bien connus appellent à mettre fin à la haine, ils ont fermé les yeux sur le fait que NOI a passé la dernière décennie à consolider une alliance avec la Scientologie.                 (Deepl traduction)

https://thefederalist.com/2018/11/26/scientology-and-the-nation-of-islam-have-formed-a-bizarre-and-dangerous-alliance/

La Commission des normes du travail ouvre une enquête sur l’Église de scientologie

ICI.Radio-Canada.ca – 14 juin 2018. Par Gaétan Pouliot d’Enquête.  L’Église de scientologie devra répondre aux questions de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), qui a déclenché une enquête à la suite des révélations de Radio-Canada portant sur les maigres salaires que reçoivent les membres de son personnel…Par exemple, un membre du personnel aurait travaillé près de 40 heures au cours d’une semaine pour un salaire de 70 $, c’est-à-dire moins de 2 $ de l’heure… 

L’Église de scientologie de Québec n’a pas voulu répondre aux questions au sujet du salaire minimum. Par courriel, elle a indiqué que les membres de son personnel n’étaient pas des « employés », mais des « travailleurs religieux ». « Ils contribuent volontairement aux activités de l’Église et [à] ses buts humanitaires. Ils ne travaillent pas pour un gain monétaire, mais pour aider les autres », écrit Michelle Lacombe, directrice des affaires publiques de l’organisation…Qualifiant les révélations d’« inacceptables » et de « troublantes », la députée péquiste Agnès Maltais avait demandé qu’une enquête en bonne et due forme soit ouverte par la CNESST. « On ne peut pas se soustraire aux lois québécoises sous couvert de la liberté de religion », dit la députée de Taschereau, circonscription où se trouvent les locaux de l’Église de scientologie de Québec…Des informations concernant l’Église de scientologie ? Contactez-nous!  gaetan.pouliot@radio-canada.ca

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1107031/eglise-scientologie-cnesst-enquete-salaire-minimum-quebec

Anonymous Belgique lance une OP contre l’Église de la scientologie

Zataz Mag – 18 Fév 2018 – Damien Bancal…Après l’avertissement de la ministre de l’éducation Belge concernant des tentatives de la secte d’intégrer les écoles du royaume, Anonymous Belgique lance des opérations contre la création mystique de L. Ron Hubbard…l’Église de  scientologie. Les hacktivistes reprochent à la secte de tenter d’intégrer les écoles du royaume. Tout est parti d’une circulaire diffusée par les services de la ministre de l’Éducation Belge, Marie-Martine Schyns. La secte, via l’association United for Human Rights, a envoyé des documents intitulés “Faire des droits de l’homme, une réalité” à de nombreux établissements belges. “Je tiens à mettre en garde les chefs d’établissement et les enseignants qui ont reçu ou qui pourraient recevoir sous peu des supports didactiques consacrés à l’histoire des Droits de l’Homme, souligne la Ministre dans sa circulaire. L’origine de ces supports impose la plus grande prudence quant à leur exploitation. Aussi, je compte sur chacun d’entre vous pour adopter une démarche critique par rapport à l’éventuelle arrivée de ces outils dans les écoles.“  Pour répondre à cette inquiétude, Anonymous Belgique a lancé plusieurs actions, dont une manifestation, le 14 mars, à Bruxelles. Église de la scientologie – Projet Chanology II ? Anonymous et l’Église de la scientologie, une longue, très longue histoire d’amour qui a débuté voilà 10 ans. Le Projet Chanology avait été lancé en 2008 par de nombreux internautes sous la bannière Anonymous. Des internautes agissant via le BBS 4chan. Début février, des documents internes ont été diffusés sur plusieurs blogs. Dès janvier 2008, des manifestations pacifiques étaient organisées contre l’Église de la Scientologie. A l’époque, Anonymous voulait répondre aux tentatives de censure de la Secte. Elle souhaitait faire disparaitre une vidéo d’un de ses membres, Tom Cruise. Une vidéo interne montrant l’acteur glorifiant le travail des scientologues. En France, plusieurs actions des Anonymous ont été lancées ces dernières années, comme ce fût le cas pour l’affaire Gloria Lopez en 2015.      https://www.zataz.com/anonymous-belgique-eglise-de-la-scientologie/ 

L’Eglise de Scientologie, jadis prospère, est maintenant menacée d’extinction

Folio 11.01.2018 – Par GEOFF McMASTER –  (Traduction GEMPPI) Incapable de s’adapter  à l’époque, le système de croyance controversé est condamné à l’échec. Stephen Kent sut qu’il devenait une menace quand l’église de scientologie a envoyé pas moins que 16 lettres à l’administration  de l’Université d’Alberta demandant qu’il cesse de dénigrer l’Eglise. « Ils ont envoyé lettre après lettre à différents niveaux de l’administration– du président au bas de la hiérarchie- pour limiter mes activités, me réduire au silence, me faire sanctionner en quelque sorte » dit le sociologue spécialiste des sectes. Ce n’est pas surprenant quand on sait que Kent traque les stratégies de l’Eglise depuis le début des années 1980. En tant qu’étudiant en doctorat à l’Université McMaster il a commencé à rassembler des témoignages de confinement, viols, coercition, pas très connus à l’époque. Depuis, il a amassé une des plus grandes collections au monde de témoignages et documents sur la Scientologie, et l’année dernière il a co-édité un livre avec  Susan Raine, une ancienne étudiante actuellement professeur à l’Université McEwan : Scientologie et culture populaire. Kent… Le mois dernier il a été cité dans le Irish Times lorsque le journal a découvert que l’Eglise avait envoyé des centaines de brochures dans les écoles irlandaises sous le couvert d’organisation des Droits Humains – exemple d’une tentative récente dans le cadre d’une campagne organisée pour infiltrer la société irlandaise et promouvoir la doctrine de la Scientologie fondée par Ron Hubbard. Mais selon Kent cette stratégie est peut-être une manœuvre désespérée pour survivre. Il y a eu une opposition  forte à la Scientologie en Irlande, dit-il. Le dernier recensement révèle seulement 87 membres, reflet d’une crise plus globale dans les relations publiques qui affecte l’Eglise depuis des années. « Historiquement, la plupart des religions nouvelles disparaissent, et il est à peu près certain que la Scientologie est sur une pente descendante «  selon Kent…

Contrecoup de la célébrité et la révélation de secrets – « La Scientologie a eu son apogée à la fin des années 70- début 80, dit Kent, puis la controverse a commencé » quand des histoires ont commencé à fuiter au sujet de mauvais traitements à l’intérieur du mouvement et des dons exorbitants exigés des membres pour atteindre des niveaux supérieurs de pureté spirituelle. Une bonne partie du déclin récent de la Scientologie peut toutefois être attribuée au nombre de défections de personnalités très célèbres au cours de la dernière décennie, comme  Paul haggis, Directeur canadien, la chanteuse Lisa Marie Presley, et les acteurs Leah Remini et Jason Beghe. Remini en particulier a exprimé tout haut des critiques fortes. Recrutée à l’âge de 9 ans, elle quitte l’Eglise en 2013 et depuis lors a publié un mémoire révélateur et a organisé une série documentaire : « Leah Remini : La Scientologie et ses séquelles », exposant bon nombre des défauts de l’organisation.

Mais la principale cause de la perte d’influence de la Scientologie, selon Kent, est l’influence grandissante d’Internet. «  Des critiques ont commencé à poster des documents – y compris  certains appartenant à l’Eglise et confidentiels- et d’anciens membres ont commencé à raconter leur histoire ». Certains pays comme l’Allemagne et la France ont adopté une position ferme contre la Scientologie. Le gouvernement allemand la considère comme une secte nuisible se déguisant en religion, et la France l’a classée sur la liste des sectes dangereuses.

« Avec autant de critiques et tant de documents secrets disponibles en partie ou en entier, l’élan pour  continuer à adhérer a largement diminué » dit Kent. L’ironie de toute cette histoire, ajoute-t-il, est que les effets de mode que Hubbard a exploités avec tant de succès quand il a fondé la Scientologie dans les années 50 – les nouvelles technologies de communication et la puissance de la culture populaire, et surtout le recrutement de célébrités – sont précisément ceux qui conspirent contre lui maintenant. « Les célébrités ont aidé à faire connaître l’image de  la Scientologie à ses débuts et maintenant elles contribuent à diminuer son attrait au niveau international. »

Embourbé dans des croyances des années 50 – Au-delà de ses problèmes d’image – exposés dans le documentaire HBO de 2015 : « Going Clear : Scientology and the prison of Belief » (« Soyons lucides : la Scientologie et la prison de la foi »)  les graines les plus destructrices de la disparition de la Scientologie ont été semées dans sa création, dit Kent. Basée sur l’idée de la « révélation inaltérable » ou la parole inaltérable de Ron Hubbard, la Scientologie est incapable de changer avec le temps et elle est donc condamnée.

Un cas à souligner est l’homophobie fondamentale au cœur de l’Eglise, dit Kent. Hubbard classait l’homosexualité dans es perversions sexuelles, écrivant dans « Dianetics » « le pervers sexuel est en fait un malade…Il est loin d’être coupable de sa condition, mais il est aussi loin d’être normal et extrêmement dangereux pour la société. »  Depuis lors la Scientologie « a tenté de rétropédaler et revoir sa position sur l’homosexualité », dit Kent, ajoutant que néanmoins « les déclarations de Hubbard sur le sujet sont très claires ». « Tout groupe qui a une révélation établie a de grandes difficultés à s’adapter au changement. Ce que vous voyez sur les livres est largement amélioré par des couvertures plus « glamour » et le marketing, mais le contenu est toujours ancré dans le Hubbard des années 50. »   Sa doctrine est tellement intouchable que l’Eglise de Scientologie a commencé à transcrire ses textes sur des plaques  d’acier inoxydable dans les années 80, les plaçant dans des capsules de titane dans des souterrains, situés dans un lointain désert et seulement accessibles par des tunnels sécurisés…

L’Eglise de Scientologie possède encore des richesses importantes, dont des propriétés luxueuses dans le monde, « mais d’après ce que je vois, il n’y a personne dedans, et certaines sont fermées parce qu’ils n’ont pas le personnel nécessaire. »    En fin de compte l’Université d’Alberta n’a jamais cédé aux pressions de l’Eglise, dit Kent. « A tous les niveaux, les personnels officiels de l’université ont répondu avec professionnalisme et de manière appropriée, et ne se sont jamais mêlés en aucune façon de mes activités », dit-il.

https://www.folio.ca/once-thriving-church-of-scientology-faces-extinction-says-cult-tracker/

La Scientologie n’obtient pas les noms des participants aux formations de l’ENM sur les sectes

 Legalis mercredi 22 novembre 2017 – Le Conseil d’Etat a approuvé le refus de l’Ecole nationale de la magistrature de communiquer à l’Eglise de la Scientologie Celebrity Centre les noms des intervenants et des inscrits à ses formations sur les dérives sectaires. Dans sa décision du 8 novembre 2017, le Conseil a expliqué « qu’eu égard à l’objet des formations dispensées par l’ENM, la divulgation de l’identité tant des intervenants au sein des formations que de ceux des inscrits et participants à celles-ci serait de nature à porter atteinte à la sécurité publique ou à la sécurité des personnes », exception prévue par l’article L. 311-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal administratif, qui avait invalidé le refus de l’ENM, s’était fondé sur l’argumentation développée par l’association. Celle-ci affirmait vouloir utiliser ces documents pour mettre en cause l’impartialité des magistrats ayant participé à ces formations et statué dans des affaires impliquant l’Eglise de scientologie. Cette association avait demandé à l’ENM de lui communiquer les programmes des sessions de formation relatifs aux mouvements sectaires de 1998 à 2012, sans occultation des noms des intervenants, la liste annuelle des inscrits et participants, les bulletins d’inscription remplis par les participants, les exposés, synthèses, rapports, comptes-rendus ou notes produits par les intervenants ainsi que la copie de tous les échanges entre l’ENM et la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires et le ministère de la Justice pendant cette période. La Commission d’accès aux documents administratifs avait rendu, en juillet 2012, un avis défavorable à la communication de l’identité des personnes impliquées. C’est à la suite de cet avis que l’ENM avait communiqué les documents demandés, à l’exclusion des noms des personnes concernées.

https://www.legalis.net/actualite/la-scientologie-nobtient-pas-les-noms-des-participants-aux-formations-de-lenm-sur-les-sectes/

La scientologie cherche à recruter de nouveaux adeptes

Ladepeche.fr – 27/10/2016 – Gilles-R. Souillés. Depuis quelques jours, des flyers vantant un test de personnalité sont distribués dans les boîtes aux lettres toulousaines. Derrière ces tracts, un centre de dianétique aux motivations troubles. «Découvrez qui vous êtes et maîtrisez votre futur»… Cette accroche très aguichante peut légitimement attirer l’attention. C’est en tout cas l’argumentaire d’un petit tract discrètement distribué depuis quelques semaines dans les boîtes aux lettres de certains quartiers toulousains. Au premier abord, il s’agit d’un test de personnalité proposé aux personnes intéressées sous couvert d’une philosophie fumeuse.

«Ce que vous êtes en tant qu’être spirituel et non en tant que corps détermine votre avenir, vos réussites, vos échecs», explique en substance le flyer, qui vante illico une démarche «gratuite et sans engagement» en renvoyant à une adresse hébergeant un «centre de dianétique» de la rue Émile Zola. Autrement dit, le siège toulousain de la scientologie, ce mouvement fondé par l’américain Ron Hubbard et condamné en France il y a trois ans pour «escroquerie en bande organisée» (lire ci-contre). «Demandez le responsable des tests, précise le tract, en soulignant qu’il ne s’agit pas d’un test psychologique, mais qu’il est interprété par un scientologue expérimenté». Ce qui fait sourire Gérard Fodor, le président régional de l’association de défense des familles et de l’individu (ADFI). «C’est ce qu’ils appellent le test OCA pour Oxford Capacity Analysis, explique-t-il. Des questions toutes débiles, d’une banalité confondante, qui concluent invariablement que vous êtes pas mal, mais que vous pouvez mieux faire et que la scientologie peut vous aider»… À Toulouse, la scientologie, qui se présente comme une philosophie religieuse, compte une poignée de fidèles qui se réunissent tous les dimanches matin. «Cela fait une dizaine d’années qu’ils sont là, précise Gérard Fodor, mais ce n’est pas eux qui nous inquiètent le plus. Depuis les procès qui ont eu lieu, ils sont démasqués. Nous n’avons d’ailleurs reçu aucune plainte. Les gens sont au courant et ceux qui répondent à ses sirènes y vont en toute connaissance de cause». Malgré nos appels téléphoniques, le centre de dianétique de la rue Émile Zola n’a pas répondu à nos sollicitations. Un répondeur renvoyant à un numéro renvoyant lui-même au premier numéro… Un peu compliqué pour «aider l’homme à mieux se connaître» comme le prétend la scientologie, qui garde une force de frappe financière importante. Pour les responsables nationaux de l’ADFI, cette distribution de tracts marque une nouvelle approche du mouvement pour recruter de nouveaux adeptes. «Ils sont plus habitués à des opérations coup de poing, note l’organisation, en général des mobilisations publiques dans les villes, le plus souvent contre la drogue». Cette fois, la scientologie fait le service à domicile…

L’argent derrière la philosophie. Les deux principales structures françaises de l’Église de scientologie la librairie SEL et le Celebrity Centre ont été définitivement condamnées, en octobre 2013, à des amendes de 200 000 euros à 400 000 euros pour «escroquerie en bande organisée». Il était reproché à cinq prévenus d’avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d’argent. La Cour de cassation a rejeté, à l’époque, le pourvoi qui avait été déposé par les avocats de la scientologie contre la décision de la cour d’appel de Paris, un an auparavant. «Ce sont ses méthodes, tests de personnalité, cure de purification, pressions, électromètre, qui fondent l’escroquerie en bande organisée», avait alors souligné Olivier Morice, avocat de l’Unadfi, association de lutte contre les dérives sectaires. «Et on est en droit de se demander, si ces méthodes perdurent, s’il faudra laisser l’Église de scientologie être présente en France», avait-il conclu. Depuis, la scientologie, qui avait fait appel de la décision devant la Cour européenne des droits de l’Homme n’a plus fait parler d’elle dans les prétoires. Pointée du doigt par plusieurs rapports parlementaires en France, l’Église de scientologie est considérée comme une religion aux États-Unis et dans quelques pays européens comme l’Espagne, l’Italie, la Hollande ou la Suède.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/27/2447123-la-scientologie-cherche-a-recruter-de-nouveaux-adeptes.html?google_editors_picks=true

Euro 2016: Vous avez remarqué les livrets anti-drogue près des stades? C’est la scientologie qui les finance

N. Stival / 20 Minutes- Publié le 23.06.2016…  A Toulouse. Des personnes vêtues de t-shirt bleu turquoise, qui distribuent aux supporters des livrets contre les méfaits du cannabis, en français ou en anglais. Cette scène se répète avant chaque match de l’Euro 2016, à l’initiative de l’association « Non à la drogue, Oui à la vie ». A Toulouse, les bénévoles sont postés près du Stadium, sur le pont Pierre-de-Coubertin. « Beaucoup de gens ne sont pas informés sur le sujet, indiquait Christian Guittard, le responsable local, avant Italie – Suède, vendredi. D’habitude, on fait des stands sur les marchés. Là, on profite de l’événement pour faire passer notre message. »

Le responsable local de « Non à la drogue, Oui à la vie » n’en fait pas mystère. « Le livret est financé par une association de scientologues. Je suis scientologue, mais les bénévoles ne le sont pas forcément. Nous ne faisons aucun prosélytisme. Comme tout groupe spirituel, nous faisons passer le message que l’on peut vivre une vie épanouie sans drogue. » A en croire les brochures qui jonchent le sol, la parole a du mal à passer. « Les Suédois passent sans s’arrêter, alors que les Espagnols (avant le match contre les Tchèques le 13 juin) venaient les chercher », se désole une bénévole… La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) met en garde sur son site contre cette organisation, qui « fait publier des livrets d’information destinés aux adultes et organise des conférences-débats gratuites autour de la drogue ». « Les enfants peuvent recevoir quant à eux des livrets de coloriage », ajoute la Miviludes, qui cite aussi un DVD intitulé « la vérité contre la drogue », « dont le contenu permet d’approcher les publics en difficulté »… Ce n’est pas la première fois que cette association profite d’un événement sportif pour se faire connaître. En août 2015, certains de ses membres avaient été refoulés d’une compétition de surf à Lacanau, en Gironde. Initialement autorisés à tenir un stand, les organisateurs les avaient priés de partir pour cause de « prosélytisme ».

http://www.20minutes.fr/sport/football/1871039-20160623-euro-2016-remarque-livrets-anti-drogue-pres-stades-

L’Église de la scientologie pratique-t-elle illégalement la psychothérapie?

 ICI.Radio-Canada – Gaétan Pouliot – 30 mai 2016.

C’est la question que se pose l’Ordre des psychologues du Québec, qui encadre la psychothérapie dans la province. Sa présidente se dit même préoccupée par la « dianétique », une pratique au cœur de l’organisation controversée.

C’est en 1950 que L. Ron Hubbard, père de l’Église de scientologie et auteur de science-fiction, publie le livre Dianétique : La puissance de la pensée sur le corps. Cet ouvrage deviendra, quelques années plus tard, la pierre d’assise de la scientologie. Selon l’organisation, Hubbard a découvert la cause unique des cauchemars, des peurs irrationnelles, de l’insécurité et des maladies psychosomatiques des humains. Et pour s’en libérer, il suffit de suivre la dianétique. À première vue, cela ressemble un peu à la psychothérapie, s’inquiète toutefois la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou. « [La dianétique] s’intéresse beaucoup à la façon dont le cerveau encode les expériences. Ça, ça va. Mais on s’intéresse aussi aux liens entre ce que le mental a encodé et les craintes, les pensées irrationnelles, les chagrins non résolus. Quand on parle de s’affranchir de ça, on peut penser que ça peut s’apparenter au traitement [de psychothérapie] », explique-t-elle… De son côté, l’Église de scientologie est catégorique : « la dianétique n’est pas une psychothérapie », selon le porte-parole de la branche montréalaise de l’organisation, Jean Larivière. « La dianétique et la scientologie ne sont pas présentées en tant que méthodes de traitement de maladies et aucune promesse ou déclaration n’est avancée à cet effet. Les personnes souhaitant un traitement pour des maladies physiques ou mentales ne sont pas acceptées », ajoute-t-il dans un courriel envoyé à Radio-Canada. Pour M. Larivière, la dianétique est une partie intégrante de la religion de la scientologie et « le libre exercice de la religion est protégé en vertu des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne ».

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/05/30/001-eglise-scientologie-dianetique-psychotherapie-ordre-psychologues.shtml

La Scientologie de Tel-Aviv accusée d’esclavagisme !

Par Lola Perez – JSSNews – le : 18 avril 2016

L’église de Scientologie en Israël… est soupçonnée et accusée d’esclavagisme par au moins un ancien membre de l’église, par ailleurs employé pour la propagande de la secte. Située dans un magnifique bâtiment historique réhabilité entièrement à coup de millions (et avec le soutien de la mairie de Tel-Aviv), l’église inquiète pourtant les riverains et les passants. « Souvent, à peine je descends du bus que des types de cette secte m’abordent ou abordent mes enfants pour nous faire découvrir leur foi » explique Kristell R., une riveraine… Mais c’est une toute autre affaire qui touche la Scientologie aujourd’hui puisqu’elle est accusée d’avoir employé une membre de l’église à temps plus-que-temps plein, (7 jours par semaine, entre 5 et 7 heures par jour), pour un salaire mensuel variant de 50 € à 150 €.

L’esclave est entrée dans la secte en 2006 et a commencé à travailler pour elle en 2010. « Et au sein de l’église, tout est réglé comme sur du papier à musique. On n’a pas le droit d’avoir nos opinions, il faut être d’accord avec celles des dirigeants de l’église en Israël et aux Etats Unis. Il faut obéir, il faut être loyal. Il faut être discret » affirme la victime. « Sinon, les pêcheurs sont punis. »  Que va faire la justice israélienne…? Réponse dans quelques semaines…

http://jssnews.com/2016/04/18/la-scientologie-de-tel-aviv-accusee-desclavagisme/

Témoignage : j’ai été élevée par une mère scientologue

Marie Claire,  11/03/2016, Propos recueillis par Vincent Cocqueber.

Sarah, 21 ans, a grandi auprès de sa mère dans l’Eglise de scientologie. Séance de purification dès 12 ans, confessions au “chapelain”, surveillance des rebelles par des agents d’éthique… Aujourd’hui, elle est (presque) sortie de la secte. Certains parents se sont rencontrés au lycée, d’autres chez des amis ou sur leur lieu de travail. Les miens sont tombés amoureux dans la même secte. Plus précisément, l’Église de scientologie d’Angers. Ma mère avait 24 ans et, dès qu’elle a vu mon père, elle a été intimement persuadée qu’elle avait déjà bien connu ce beau jeune homme dans une vie antérieure, une des croyances de la Scientologie… C’est chez un de ses amis, en tombant sur un livre qui parlait de « dianétique », la théorie de l’éveil spirituel bâtie par le fondateur de la Scientologie, Ron Hubbard, qu’elle s’était mise à fréquenter l’Église d’Angers. C’était deux ans avant ma naissance.

S’il fallait résumer mon enfance, je dirais que j’ai été heureuse, entourée de gens aimants, et aussi loin que je me souvienne, la Scientologie y a toujours été associée, comme un cadre naturel. Ma mère a commencé à y travailler en tant que « staff »Un petit job payé une misère où on s’occupe de l’accueil, du recrutement des nouveaux membres et de l’aide aux autres durant les cours. Mon père n’y était pas très actif. Ils se sont d’ailleurs séparés quelques mois avant mon premier anniversaire… Ma mère, elle, a continué à suivre ce qu’elle pensait être son « chemin du bonheur », pour reprendre le titre du best-seller de Ron Hubbard. Elle passait ses soirées à l’Église, à suivre ses cours. Moi, pendant ce temps, je restais avec les autres enfants de scientologues, à dessiner ou à faire de la pâte à modeler.

L’année de mes 6 ans, ma mère a décidé de m’offrir le livre de découverte de la Scientologie, puis elle m’a demandé ce que j’en avais pensé.  Je lui ai alors répondu que je trouvais ça intéressant, et c’est de cette manière que j’ai commencé à suivre, moi aussi, leur enseignement. Un des préceptes de la Scientologie veut qu’on s’adresse aux enfants de la même manière qu’aux adultes. Je ne me sentais pas vraiment acceptée par les autres enfants de mon âge, à l’école primaire, donc évoluer dans ces classes scientologues avec des gens plus vieux me convenait. Le premier cours que j’ai suivi, à l’âge de 8 ans, a été « Apprendre à apprendre », suivi de « Communication ». Ces cours étaient basés sur des exercices censés nous faire gagner en efficacité, dans notre manière de nous organiser ou d’échanger avec les autres.

Scientologie et purification –  Concrètement, les cours sont gérés par des superviseurs qui nous font « attester » les exercices afin de vérifier qu’ils ont bien été intégrés. On est ensuite invité à écrire nos « gains », c’est-à-dire ce qu’on pense avoir retiré de la séance. L’année de mes 12 ans, ma mère m’a inscrite au programme de « purification ». Avant chaque séance, on prenait de la niacine – acide nicotinique –, puis on allait courir pendant une demi-heure, ce qui avait pour effet de provoquer des plaques rouges qui démangeaient. On enchaînait ensuite avec des séances de sauna en ingérant des tonnes de vitamines, sel et eau à volonté, ceci jusqu’à ce que la niacine n’agisse plus sur notre corps. Moi, ça m’a pris à peu près trois semaines avant que je sois considérée comme « purifiée ». Je ne devais pourtant pas avoir grand-chose à désintoxiquer…

A l’époque, dès que ça n’allait pas avec ma mère, elle m’emmenait voir le chapelain, une sorte de thérapeute version Scientologie dont les rendez-vous ressemblent un peu aux thérapies de couples des séries télé. Comme je leur répétais que j’allais plutôt bien, ils ont fini par se demander si ce n’était pas ma mère qui allait mal. Et c’était le cas. Elle broyait vraiment du noir à Angers, et s’est donc dit qu’elle allait retenter sa chance à Paris. Mais après nous avoir fait loger chez une amie scientologue, puis pendant quelques mois à l’hôtel, elle a continué à s’enfoncer dans la déprime. Notre famille était loin, je ne connaissais personne à Paris donc, ne la voyant plus bouger de l’appartement et grossir à vue d’œil, je n’ai pas eu d’autre choix que de la traîner au centre de scientologie, afin qu’elle se reprenne en main. Ça a marché. Lorsqu’elle a commencé à aller mieux, c’est moi qui, l’année de mes 13 ans, me suis mise à partir en vrille, en me mettant à boire, à prendre de la drogue et à coucher avec des hommes qui avaient parfois plus du double de mon âge.  Je crois que j’en voulais à ma mère de m’avoir déracinée de la ville où j’avais grandi …Je sortais à l’époque avec un scientologue de 16 ans à qui je racontais mes histoires. Pour la Scientologie, les pratiques sexuelles qui ne sont pas dans la norme sont considérées comme des re-stimulations des souvenirs traumatiques de nos vies antérieures, ce qu’on appelle des « engrammes », qui viennent s’accrocher au « thétan », notre être spirituel. Lorsque j’ai quitté mon petit copain, il est allé me dénoncer à l’agent d’éthique. Lequel est ensuite venu me faire du chantage : si je refusais de suivre de nouveaux cours, il allait tout raconter à ma mère… A partir de là, les choses n’ont fait qu’empirer. La Scientologie voulait m’indiquer le chemin du bonheur, moi je voulais prendre la direction inverse. Pourtant bonne élève, j’ai arrêté l’école à 14 ans et commencé à vaguement suivre des cours par correspondance. La Scientologie considère la psychiatrie comme dangereuse, donc consulter un psychiatre n’était pas une option envisageable. Toute la colère que j’avais en moi se révélait lorsque je buvais ou me défonçais, et j’ai fini par me faire arrêter pour ivresse sur la voie publique, avant de me battre avec des agents de police. Un épisode qui m’a valu des travaux d’intérêt général et, par ma mère, mon renvoi à Angers. Mais je n’y suis restée qu’un mois : un matin, après être arrivée au collège dans un état lamentable, j’ai frappé une surveillante et, dans la foulée, j’ai fugué pendant deux jours. J’allais de plus en plus mal à cette époque et, un soir, encore ivre, j’ai hurlé sur ma mère en lui disant qu’elle n’en avait rien à faire de moi, car cela faisait trois mois que je me prostituais sans qu’elle ne s’en aperçoive… Cette nouvelle l’a fait se sentir tellement mal qu’elle a éprouvé le besoin d’en parler lors d’une séance d’audition. Ça ne devait pas sortir de la séance, mais c’est évidemment remonté jusqu’à l’officier d’éthique. Ils m’ont interdit de revenir à l’Église avant ma majorité, car ils craignaient les problèmes judiciaires que cela pouvait créer si cela se savait. Ne plus les fréquenter m’allait très bien.

Une secte, évidemment – Pourtant, même ado, lorsque j’étais en colère contre la Scientologie, je les défendais quand je voyais ou lisais des choses négatives à leur sujet dans les médias. Durant mon enfance, il y avait pas mal de procès, et une amie de ma mère avait été condamnée à huit mois de prison pour escroquerie et abus de confiance. Elle me disait souvent que lorsque des gens essaient de faire de bonnes choses, d’autres tentent de les en empêcher. A l’époque, je ne comprenais pas vraiment pourquoi la Scientologie était perçue de façon si négative, et je trouvais ça un peu frustrant car j’avais envie d’en parler autour de moi. Mon père, lui, la dernière fois que je l’ai croisé, me disait qu’il ne croyait plus en la dianétique, tout en me parlant de son nouveau délire sous influences Da Vinci Code, qui consistait à chercher frénétiquement les symboles ésotériques dans le musée du Louvre.  Je ne suis pas certaine que ce soit plus épanouissant. Pour moi, la Scientologie est évidemment une secte, mais le problème vient à mon avis moins des préceptes que des scientologues. Ce qui ne m’empêche pas de me sentir à des années-lumière de leur vision performative et béate du monde. Depuis deux ans, je vais un peu mieux. Pour le coup, ce n’est pas la Scientologie qui m’a apaisée, mais plutôt le fait de m’être séparée de mon copain de l’époque. Et j’ai commencé à travailler…  A 21 ans, je me définirais aujourd’hui plutôt comme agnostique. Même si je ne fréquente plus la Scientologie depuis plusieurs années, j’y suis néanmoins retournée il y a quelques semaines. Ma mère pense que les reproches que je lui fais viennent d’un traumatisme d’une vie antérieure que je refoule. Alors j’ai voulu lui faire plaisir en l’accompagnant voir un chapelain. On a échangé devant cette femme, qui nous a ensuite invitées à écrire chacune de notre côté nos « overts », soit les mauvaises actions qu’on avait pu avoir l’une envers l’autre. C’était horrible de se retrouver dans cet endroit chargé de tant de mauvais souvenirs. Et je me sentais si peu concernée que je n’ai pas su quoi écrire. Une fois la séance terminée, j’en suis sortie au fond du gouffre, mais ma mère se sentait extrêmement bien. Quand, quelques jours plus tard, je lui ai demandé ce qu’elle avait écrit, elle m’a répondu qu’elle s’était excusée de m’avoir donné une fessée quand j’avais 2 ans, que c’était quelque chose dont elle se voulait énormément. La Scientologie considère en effet la fessée comme un stimulateur des traumatismes antérieurs. Je ne suis pas certaine que ce soit le fond du problème.

http://www.marieclaire.fr/,temoignage-j-ai-ete-elevee-par-une-mere-scientologue,817475.asp

Procès belge de la Scientologie: 20 ans de gâchis judiciaire

L’Obs – 15/03/2016 – Lucas Burel – La justice belge a rejeté vendredi dernier toutes les poursuites visant l’Eglise de scientologie. Une claque pour le parquet fédéral.Drôle d’histoire belge. 18 années d’instruction, 120 cartons de documents et sept semaines de procès ont été réduits à néant à la lecture des 173 pages du jugement rendu vendredi 11 mars par la 69e chambre correctionnel de Bruxelles. L’Eglise de scientologie – via deux associations : la branche belge de l’organisation et le Bureau européen pour les droits de l’homme, une émanation à Bruxelles du siège américain de l’Eglise de scientologie, et un de ses 11 membres et anciens dirigeants étaient poursuivis pour avoir constitué une organisation criminelle, fraude, pratique illégale de la médecine, violation de la vie privée et extorsion. Mais la justice belge a jugé “irrecevables” l’ensemble des poursuites visant son interdiction. Un camouflet pour le parquet fédéral et le procureur Christophe Caliman qui a instruit le dossier pendant presque 20 ans.

20 ans d’enquête – Ouverte en 1997 sur la base de plaintes d’anciens adeptes et élargie en 2008 à la suite d’une plainte de l’Office bruxellois pour l’Emploi (Actiris), qui accusait les scientologues d’avoir publié de fausses offres d’emploi dans le but de recruter de nouveaux adeptes, l’enquête avait permis de mettre à jour le système de fichage des adeptes et le système de financement de l’organisation. Données personnelles, descriptions psychologiques, état de santé des adeptes, la justice belge avait mis la main dès 1999 sur des milliers de documents qui décrivaient avec précision les méthodes de l’Eglise de scientologie. Le 25 novembre 2015, dans son long réquisitoire, le procureur réclamait la dissolution de la branche belge de l’organisation et des peines de prison avec sursis allant de six à 20 mois à l’encontre des prévenus, dont des membres de l’Office of Special Affairs (OSA), sorte de police politique scientologue.

Le parquet seul contre tous – Seulement voilà, l’Eglise de scientologie est un adversaire coriace pour un procureur, aussi opiniâtre soit-il. Et c’est peu dire que Christophe Caliman a porté sur ses seules épaules près de 20 années d’instruction. Comme toujours ou presque dans les procès impliquant l’Eglise de scientologie, au fil de l’instruction, les plaignants initiaux ont retiré les uns après les autres leur plaintes après avoir reçu des gros chèques signés par l’organisation. Affaiblissant un peu plus l’accusation. C’est seul, face à la fine fleur des avocats belges, dont Pascal Vanderveeren, l’ancien bâtonnier du barreau ou Xavier Magnée, ex-conseil de Marc Dutroux, que le parquet a dû batailler, pendant les sept semaines de procès. Et ce marathon judiciaire a usé jusqu’à la santé du procureur Christophe Caliman. Début novembre, le magistrat était victime d’un malaise nécessitant son hospitalisation, après qu’une association scientologue a porté plainte contre lui devant le représentant des Nations unies (ONU) pour la liberté religieuse pour “acharnement judiciaire”. La veille de son réquisitoire…

Du pain bénit pour la Scientologie – Pour les opposants à l’organisation, la décision rendue vendredi est un coup de massue. Non seulement, le tribunal correctionnel de Bruxelles a balayé 20 ans d’instruction, évoquant un dossier “de 120 cartons en vrac”, “lacunaire, imprécis et incohérent”, mais les mots du juge Yves Régimont collent surtout cruellement au discours victimaire porté par les cadres de l’organisation dans chacun des procès qui leur est intenté.

“Les prévenus ont la plupart du temps été présumés coupables, ce qui ne leur a pas permis d’avoir un procès équitable”, a conclu le juge en terminant la lecture du délibéré vendredi. En statuant que le parquet belge a cherché à faire le procès d’une idéologie, plus qu’à construire un dossier solide et impartial, la 69e correctionnel de Bruxelles vient conforter la ligne historique de défense de l’Eglise de scientologie qui invoque systématiquement la liberté de culte. A grand renfort d’accusations d'”acharnement judiciaire”. Catherine Picard, la présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu (Unadfi), relève l'”escroquerie intellectuelle” de la décision rendue vendredi : “C’est quand même étonnant de considérer qu’un magistrat qui a le courage de suivre un dossier pendant près de 20 ans fait preuve d”impartialité’. Cette décision risque d’avoir des conséquences sur la manière d’appréhender ce type de dossier”, déplore auprès de “l’Obs” l’ancienne députée.

Le parquet belge a 30 jours pour faire appel. Avec le risque, désormais, de renforcer un peu plus l’argumentation victimaire de l’Eglise de scientologie. Contacté par “L’Obs”, Eric Roux, le porte-parole de l’organisation en France veut voir dans ce jugement “une décision dont la justice française devrait s’inspirer”.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160314.OBS6357/proces-belge-de-la-scientologie-20-ans-de-gachis-judiciaire.html

Procès Eglise scientologie: le jugement sera prononcé le 11 mars

La Libre Belgique, le  vendredi 11 décembre 2015….Dans ce dossier, le Bureau européen des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie Internationale, l’Eglise de scientologie de Belgique et onze de ses membres sont prévenus devant le tribunal entre autres de pratique illégale de la médecine, d’escroqueries et d’organisation criminelle. “Ma religion a pu s’exprimer, cela me procure beaucoup de satisfaction et j’ai bon espoir”, a déclaré le prévenu Marc B., membre de la Sea Org, une organisation “maritime” qui chapeaute la Scientologie, et directeur des relations interreligieuses au sein de l’Eglise de scientologie…Vendredi, les parties ont également répliqué.

Le procureur fédéral Christophe Caliman a notamment réaffirmé qu’il ne requerrait pas de confiscation des biens immobiliers des l’ASBL Eglise de scientologie Belgique et de l’ASBL Bureau européen des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie Internationale. Il avait néanmoins requis la dissolution de l’Eglise de scientologie belge et avait par contre requis l’irrecevabilité des poursuites concernant le Bureau européen.Le représentant du ministère public a également admis que certains prévenus avaient agi de bonne foi en appliquant les préceptes de Ron Hubbard, fondateur de l’Eglise de scientologie. “Monsieur le procureur fait le procès de la scientologie elle-même en accusant Ron Hubbard de prôner dans sa doctrine religieuse des méthodes douteuses”, a alors répliqué Me Cédric Vergauwen, conseil de la défense. “Cela voudrait dire que les scientologues, soit une dizaine de millions de personnes dans le monde, sont tous des escrocs”, a-t-il ajouté. Sur le même point, Me Adrien Masset a également rappelé que toute la défense avait l’impression que, dans ce procès, c’était la religion qui était visée.

L’avocat a rappelé que l’ASBL Eglise de scientologie Belgique et l’ASBL Bureau européen des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie Internationale ne pouvaient pas être des organisations criminelles. “Organisation criminelle n’est pas une infraction en soit. Ce ne sont que des personnes qui peuvent être poursuivies pour avoir dirigé ou avoir fait partie d’une organisation criminelle. Donc, tout cet échafaudage du parquet fédéral concernant cette prévention ne repose sur rien”, a exposé Me Masset. Après avoir entendu les répliques et donné la parole en dernier lieu aux prévenus, le juge a clos les débats et a pris l’affaire en délibéré. Son jugement sera prononcé le 11 mars prochain…

Le Bureau européen des droits de l’homme de l’Eglise de scientologie Internationale, l’Eglise de scientologie de Belgique et une dizaine de ses membres sont poursuivis pour organisation criminelle, escroqueries, pratique illégale de la médecine et non-respect de la législation sur la protection de la vie privée, sur base d’une enquête de près de vingt ans débutée en 1997. L’Eglise de scientologie de Belgique et deux de ses membres sont également poursuivis pour faux suite à la publication en 2007 et 2008 d’offres pour des emplois qui n’offraient aucun salaire.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/proces-eglise-scientologie-le-jugement-sera-prononce-le-11-mars-566b00323570ed3894824b61

Belgique: le sort de la scientologie en question au terme d’un procès inédit

La Croix, 11/12/15 – Le premier procès en Belgique visant l’Eglise de scientologie s’achève vendredi à Bruxelles à l’issue de sept semaines d’audiences qui ont vu le parquet réclamer la “dissolution” de la branche belge de l’organisation américaine, considérée comme une secte dans plusieurs pays mais dont les adeptes belges n’ont cessé de clamer qu’elle constituait une “religion” à part entière. Les avocats de la défense devaient avancer leurs derniers arguments tout au long de la journée, espérant emporter l’acquittement de deux associations –la branche belge de l’Eglise de scientologie et le Bureau européen pour les droits de l’homme, une émanation à Bruxelles du siège américain de l’Eglise de scientologie– et de onze de leurs membres et (anciens) dirigeants. Ils sont poursuivis pour avoir constitué une “organisation criminelle” et pour des faits de “fraude”, de “pratique illégale de la médecine”, de “violation de la vie privée” et d'”extorsion”…La première enquête en Belgique concernant l’Eglise de scientologie avait été ouverte en 1997 sur la base de plaintes d’anciens adeptes, dont une femme qui s’était tournée vers la justice après avoir cherché en vain à récupérer une partie de l’argent qu’elle lui avait versé. Au cours de perquisitions effectuées en 1999, les enquêteurs avaient saisi des dossiers reprenant des données personnelles de ses membres, dont des descriptions psychologiques et des informations relatives à l’état de santé des adeptes. Une seconde enquête avait été ouverte, cette fois à la suite d’une plainte en 2008 de l’Office bruxellois pour l’Emploi (Actiris), qui accusait les scientologues d’avoir publié de fausses offres d’emploi dans le but de recruter de nouveaux adeptes…

Le procès, qui s’est ouvert le 23 octobre, après 18 ans d’enquête, s’est déroulé sans parties civiles, les plaignants initiaux ayant retiré leur plainte lorsqu’ils ont été remboursés. C’est donc à un face-à-face souvent tendu entre les représentants de la scientologie et ceux du ministère public que s’est résumé ce procès. Après l’audition des prévenus, qui ont tous réfuté les accusations, le procureur fédéral Christophe Caliman, lors d’une réquisitoire fleuve, a réclamé fin novembre la dissolution pure et simple de l’Eglise de Scientologie de Belgique, tout en estimant irrecevables, pour des raisons de procédure, les poursuites visant le Bureau européen de l’église de scientologie.

Il a également requis des peines de six à 20 mois de prison avec sursis à l’encontre des 11 prévenus. Comme ils le font depuis le début de l’enquête, les scientologues belges ont contesté le bien fondé même de l’enquête.

“On ne s’explique pas une aussi longue enquête, on ne s’explique pas un acharnement aussi long sur finalement des gens qui ne faisaient que pratiquer leur religion de manière paisible en Belgique”, a déclaré à l’AFP le porte-parole en Belgique des scientologues, Eric Roux. Sans surprise, M. Roux juge “non-pertinent” le réquisitoire. “Pour demander la dissolution, c’est-à-dire la peine de mort d’une association, il faut avoir des arguments pour le faire….

Scientologie: le programme de purification coûte entre 1.000 et 2.000 €

Belga, 26 octobre 2015. Un ancien président de l’asbl Eglise Scientologie Belgique a expliqué, lundi après-midi, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, que le “programme de purification”, qui fait partie du parcours spirituel d’un scientologue, coûtait entre 100 et 2000 € pour une dizaine de jours de cure. 

Onze membres et anciens membres de l’Eglise de Scientologie belge, ainsi que l’asbl Eglise Scientologie Belgique et l’asbl Eglise Scientologique Europe elles-mêmes, sont prévenus notamment de faits d’escroquerie et de pratique illégale de la médecine. “Nous avons ce qu’on appelle le “pont vers la liberté totale”. C’est un chemin progressif pour devenir meilleur et c’est pourquoi nous suivons, entre autres, un “programme de purification””, a expliqué l’un des prévenus qui a présidé l’asbl Eglise Scientologie Belgique entre 2000 et 2001…Le juge l’a encore questionné sur les conséquences physiques néfastes que certains ont dit avoir ressenties après l’ingestion de ces compléments alimentaires…”Je peux vous parler de mon expérience”, a répondu le prévenu. “J’avais subi des anesthésies à l’adolescence pour des opérations dentaires et lors de cette cure j’ai vraiment ressenti les produits de l’anesthésie ressortir”, a témoigné le prévenu, rejetant la prévention de pratique illégale de la médecine. Ce dernier a encore affirmé avoir investi une somme de quinze mille euros pour ses cours à l’Eglise et avoir fait don d’une somme de quarante mille dollars à l’association internationale des scientologues (IAS). Le président du tribunal a encore interrogé le prévenu sur les sanctions imposées à des membres au sein de l’Eglise de scientologie. “Quand on voit la liste d’infractions et la liste des sanctions pour des choses comme des retards, du manque de politesse… C’est étonnant! Et tout est consigné dans un dossier d’éthique que l’Eglise conserve avec, entre autres, des données très personnelles sur ses membres collectées par ailleurs”, a relevé le président. Le prévenu a répondu que les sanctions étaient graduelles et qu’il s’agissait de règles de fonctionnement interne auxquelles chacun choisit d’adhérer ou non.

“Les mauvaises actions figurent mais pas les bonnes actions. Pourquoi? D’autant que, par exemple, dénoncer un de ses ‘collègues’ de cours pour un retard est considéré comme une bonne action“, a poursuivi le juge.

“Certaines bonnes actions figurent au dossier, mais pas toutes en effet”, a répondu le prévenu. “Et il est vrai que l’évaluation de ces actions est assez subjective”, a ajouté l’ancien président de l’Eglise de scientologie en Belgique, qui a aussi été responsable de l’éthique.

Les revenus de l’Eglise de scientologie étaient de 5.000 € par semaine

BELGA , 26 octobre 2015. L’ancienne trésorière de l’asbl Eglise Scientologie Belgique, qui figure parmi les prévenus, a affirmé, lundi matin, devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, que les revenus de l’Eglise étaient de l’ordre de 5.000 € par semaine. Onze membres et anciens membres de l’Eglise de Scientologie belge, ainsi que l’asbl Eglise Scientologie Belgique et l’asbl Eglise Scientologique Europe, sont prévenues devant le tribunal correctionnel de Bruxelles notamment de faits d’extorsion, de faux et de pratique illégale de la médecine. “Les revenus de l’Eglise étaient de l’ordre de 5.000 euros par semaine. 2000 € provenaient de la vente de matériaux comme les livres et les vidéos et 3.000 €  provenaient de la vente des cours et formations”, a expliqué l’ancienne trésorière de l’Eglise de scientologie de Belgique. “J’avais à gérer cette deuxième somme et 9,5% de celle-ci étaient versés à l’Eglise “mère” à Los Angeles ainsi que 3% à l’Eglise scientologique Europe située à Copenhague, au Danemark. Le reste était mis de côté. Enfin, 30% servaient à payer les indemnités du personnel”, a poursuivi la prévenue. Elle a précisé qu’en effet les personnes, comme elle, qui travaillaient pour l’asbl le faisaient bénévolement. “Je n’ai pas signé de contrat de travail mais j’ai signé une déclaration d’adhésion. Je faisais quasi un temps plein et j’avais d’autres petits boulots à côté pour subvenir à mes besoins”, a-t-elle expliqué. La prévenue a encore affirmé qu’elle avait investi, à titre personnel, environ 10.000 francs belges (près de 250 euros) pendant sa formation à l’Eglise de scientologie.

Elle a aussi confié avoir quitté l’Eglise en 2005, précisant qu’elle l’avait beaucoup aidée à une époque.

Scientologie : Ces si discrets agents secrets

Julien Balboni. 31 octobre 2015. Un ancien OSA, porte-parole et agent de renseignement de l’Eglise de Scientologie, a été entendu ce vendredi sur les enquêtes qu’il aurait menées en Belgique.

Martin Weightman (*), ancien OSA (Office of special affairs), s’exprime en langue anglaise et a répondu durant trois heures aux questions du président Régimont et du procureur fédéral Caliman. Un long interrogatoire que ce Britannique de 63 ans a passé sans dévier de sa ligne directrice : nier les infractions présumées. En répétant inlassablement ses mantras : “Je vais vous expliquer” et “Il faut comprendre le contexte”…Ces officiers de l’OSA … sont chargés du renseignement au sein de l’Église. Lors des perquisitions menées dans les locaux de l’Église, Martin Weightman était présent. Selon les enquêteurs, il aurait “subrepticement” tenté de donner une disquette informatique à une femme avant de chercher à quitter les lieux. Cette disquette a été ensuite analysée par les enquêteurs. “Elle était doublement codée, relève le président Régimont. Si on n’a rien à cacher, on ne crypte pas les informations !” Réponse : “Parce que des personnes auraient pu utiliser ces données. Il faut rappeler le contexte, à une époque où nous étions victimes de discrimination religieuse.” Sur cette disquette figuraient des informations sur les dosages des fameuses vitamines utilisées pour les cures de purification, ainsi que le danger du surdosage. Il y avait également un document de recherche d’emploi pour un poste de secrétaire d’un député européen. Le ministère public soupçonne l’Église d’avoir voulu pousser une scientologue pour ce poste. De la même manière, le bureau de Weightman a été perquisitionné. On y a trouvé des articles de presse à charge sur le juge d’instruction détenteur du dossier. “Ce n’étaient que des articles”, indique le prévenu. “Les enquêteurs pensent que l’OSA est une chose différente que ce qu’en dit M. Weightman”, souligne le président Régimont, sans pousser plus loin…Les listings de magistrats et policiers indiquant leurs positions sociale et professionnelle ? À la question de savoir si le bureau européen de la Scientologie, dont était responsable Weightman, traitait des données à caractère personnel, la réponse de ce dernier est : “non”.  http://www.dhnet.be/actu/faits/scientologie-ces-si-discrets-agents-secrets-5633c5cc35700fb930228067

 (*) Nous publions son nom complet car, en tant que porte-parole, il occupait une fonction publique.

Scientologie: information judiciaire ouverte pour harcèlement moral et abus de faiblesse  

16/09/2015.  Une information judiciaire pour harcèlement moral, abus de faiblesse, abus de biens sociaux, banqueroute et recel, visant la scientologie ainsi qu’une société de bâtiment, a été ouverte par le parquet de Versailles, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.  La justice avait été saisie en juin 2014 par une douzaine de salariés d’une société spécialisée dans l’aménagement de combles, Arcadia, basée à Voisins-le-Bretonneux (Yvelines), au sud-ouest de Paris, qui estimaient que la direction de leur entreprise avait été “infiltrée” par des membres de la scientologie.  L’équipe comparée à des “enfants gâtés” ou des “pisseuses en chaleur”. Les plaignants affirment notamment avoir été forcés de suivre des formations dispensées par des membres supposés de la scientologie, “omniprésente” selon eux dans la société depuis plusieurs années.  Dans leur plainte, les salariés avaient évoqué une “sujétion psychologique”, un “dénigrement de l’équipe commerciale” comparée à des “enfants gâtés” ou des “pisseuses en chaleur”. “Déstabilisés et constamment sous pression, les salariés doivent coopérer ou sont définitivement écartés de l’entreprise”, avaient-ils encore expliqué, en estimant que “l’infiltration” avait pour but de “piller financièrement” l’entreprise. Au total, selon eux, entre 1 et 2 millions d’euros auraient été détournés.

Par la rédaction avec AFP,  Source : http://www.bfmtv.com/societe/scientologie-information-judiciaire-ouverte-pour-harcelement-moral-et-abus-de-faiblesse-915366.html#

Centre de désintoxication : l’Église de scientologie déboutée

Radio-Canada.Mise, 9 juin 2015. La Commission des affaires municipales de l’Ontario rejette le projet

de centre de désintoxication de l’Église de scientologie à Milton, en banlieue de Toronto.

Trois ans après la fermeture par la santé publique de son centre à Trois-Rivières, l’Église, connue pour des fidèles comme Tom Cruise et John Travolta, voulait transformer une résidence unifamiliale d’un secteur rural de Milton en établissement de traitement pour toxicomanes. Toutefois, la Commission ontarienne des affaires municipales a refusé sa demande…la maison en question fait partie de la ceinture verte provinciale et n’est pas reliée au réseau d’eau et d’égout municipal.  

En 2012, l’agence de la santé de la Mauricie forçait la fermeture de l’établissement Narconon de Trois-Rivières en raison de pratiques dangereuses, incluant la sudation des patients, cinq à six heures par jour, combinée à une prise massive de vitamines.  À Trois-Rivières, la thérapie coûtait environ 7000 $ par mois.

Depuis 2011, trois personnes sont mortes dans le plus grand centre de Narconon, en Oklahoma, aux États-Unis. De multiples poursuites pour négligence et fraude ont été déposées contre le centre de désintoxication depuis ces décès. Narconon dit gérer des dizaines de centres de désintoxication dans 26 pays.

http://ici.radio-canada.ca/regions/ontario/2015/06/09/006-eglise-scientologie-centre-desintoxication-milton-deboutee.shtml

Catastrophes naturelles au Népal: présence controversée de «ministres» de la Scientologie   

Agence QMI, Journal de Montreal.18.05.15 – Déjà très controversée, l’Église de scientologie tente d’étendre son emprise dans le monde en se portant à la rescousse des victimes de catastrophes naturelles.

Des brigades de ministres du culte volontaires se sont ainsi rendues au Népal récemment pour apporter du réconfort psychologique aux rescapés des récents tremblements de terre, rapporte le site Global Post.

Ces «ministres» de la Scientologie emploient des techniques qui «n’impliquent pas de médicaments ou d’équipements médicaux», écrit le site Global Post.

«Ces techniques recourent à des commandes verbales accompagnées de touchers légers, comme celle qui consiste à passer les doigts le long de la colonne vertébrale d’une personne.»

La Scientologie prétend que ces techniques sont tout simplement «miraculeuses» et permettent de guérir rapidement les traumatismes psychologiques et même de soulager les atteintes physiques.

Ces affirmations ont été fortement dénoncées. C’est ainsi que l’ancienne présidente de l’Association psychiatrique américaine, Nada Stoland, a affirmé que l’efficacité de ces techniques n’a «jamais été démontrée par des tests scientifiques de quelque nature que ce soit».

De plus, Mme Stoland note que les représentants de l’église sont très peu formés. «La Croix-Rouge exige que les psychiatres suivent une formation rigoureuse avant de se rendre sur les sites des catastrophes naturelles», a-t-elle expliqué à Global Post.

http://www.journaldemontreal.com/2015/05/18/catastrophes-naturelles-au-nepal-presence-controversee-de-ministres-de-la-scientologie

La justice française de plus en plus conciliante avec la scientologie

A la suite du suicide d’une ancienne adepte de l’Eglise de Scientologie, ses deux enfants et son ex-mari portent plainte contre l’organisation fondée par Ron Hubbard. Malgré des conclusions accablantes de la PJ, le juge d’instruction envisage de décerner un non-lieu. L’avocat des parties civiles dénonce “l’impunité de fait” de l’Eglise. Cette dernière estime ne pas être concernée par ce “drame familial”.

  • En décembre 2006, Gloria Lopez, 47 ans, adepte de l’Eglise de Scientologie se suicide. Selon sa famille, son geste s’explique par l’emprise de l’Eglise exercée sur elle.
  • L’Eglise aurait imposé à l’adepte des dépenses faramineuses en sa faveur. Elle l’aurait forcée à vendre un appartement en Espagne et réinvestir l’argent dans des cours.
  • En 2011, la famille de Gloria Lopez dépose plainte notamment pour abus de faiblesse et escroquerie en bande organisée. Le juge d’instruction envisage de décerner un non-lieu. L’avocat n’est pas d’accord. Il ne lâchera rien.
  • L’Eglise de Scientologie, qui ne souhaite pas communiquer sur ce drame, estime qu’aucune charge ne peut être retenue contre elle.

C’est une histoire où est montrée du doigt l’Eglise de Scientologie. Une fois encore. Une histoire dramatique puisque l’un de ses adeptes s’est suicidé un jour de décembre 2006 en se jetant sous un train à la gare du Stade à Colombes (Hauts-de-Seine). Gloria Lopez, 47 ans, divorcée, mère de deux enfants, se trouvait dans un état dépressif depuis plusieurs années. Elle a englouti plus de 200 000 euros pour suivre les cours de l’Eglise. Allant séjourner jusqu’au Danemark, là où se trouve le siège de l’organisation. L’Eglise aurait-elle exercé une emprise telle qu’elle aurait conduit Gloria à mettre fin à ces jours ? Me Rodolphe Bosselut, avocat des enfants de Gloria Lopez, son fils Gwenn et sa fille Mathilde ainsi que son ex-mari, le pense : “C’est un dossier exceptionnel car nous disposons d’écrits personnels et intimes de Mme Gloria Lopez, contemporains du suicide qui expliquent les raisons profondes de son désarroi, à savoir les dépenses faramineuses qui lui ont été imposées par la scientologie la contraignant à changer de vie et à déprimer !” Le rapport de l’Office central pour la Répression des Violences aux Personnes (OCRVP) dont les conclusions – que nous avons lues – sont accablantes pour la scientologie ne dit pas autre chose. Une analyse qu’on ne partage absolument pas du côté de l’Eglise. Son porte-parole, Eric Roux, interrogé par Atlantico, s’est contenté de nous adresser le communiqué suivant : “Après cinq ans d’enquête exhaustive, les policiers de Nanterre ont déterminé qu’il n’y avait aucune charge pouvant être retenue contre quiconque suite à ce dramatique suicide.” Eric  Roux n’en dira pas plus…

Nous sommes à la fin des années 80. Gloria Lopez, qui n’exerce aucune profession à l’époque, divorce. Pour infidélité de son mari. Désireuse de travailler, elle trouve un emploi dans l’entreprise Jeulin à Evreux. C’est là qu’elle se lie d’amitié avec une certaine Juliette Wagner-Quercia qui l’introduit à l’Eglise de Scientologie. Elle n’en sortira plus. Commence alors un piège terrible. En 2000, elle perd la garde de ses enfants à cause du témoignage de la marraine de sa fille Mathilde. Peu à peu, Gloria perd tout contact avec ses amis. Grâce à une amie scientologue, elle trouve un autre emploi chez Trad’style, une entreprise de traduction.  Elle multiplie les cours à l’Eglise. En 2006, elle se rend au siège mondial au Danemark… Bizarrement, elle ne rentre pas à la date prévue. Quand elle revient, sa collègue de travail, Christine Daifelli la trouve méconnaissable. Elle ne mange plus. Reste silencieuse. Elle est affaiblie. A Copenhague, on est parfaitement informé de son état de santé… Malgré cette mauvaise passe, Gloria demeure totalement sous la coupe de l’Eglise puisqu’elle envisage d’intégrer une de ses filiales en Californie. Hormis Mathilde et Gwenn, tout le monde l’ignore au sein de sa famille…Gloria Lopez devient de plus accro à la l’Eglise de Scientologie. Tellement qu’elle vend l’appartement de Colombes plus petit que celui qu’elle occupait et qu’elle n’aimait pas. Dans son journal intime, elle dit en éprouver “un sentiment d’échec”. Force est de constater qu’elle n’a pas retrouvé l’équilibre perdu à la suite de sa séparation. Pourtant, les adeptes de l’Eglise le crient bien haut : l’enseignement de Ron Hubbard permet de mieux vivre. D’atteindre le bonheur. Pour Gloria, c’est loin d’être évident. Tant s’en faut. Le 21 décembre 2006, à 7 heures 16 du matin, elle se jette de plein fouet sur un TER qui passe en gare du Stade à Colombes (Hauts-de-Seine). Elle meurt sur le coup…

Sur elle, les enquêteurs trouvent une carte d’identité espagnole, une profession de foi de Ron Hubbard, le fondateur de l’Eglise dans les années 50, et un questionnaire émis par le Celebrity Center. Entendues par les policiers, Mathilde et Gwenn Le Berre, les enfants de Gloria, expliquent que leur mère connaissait des tendances dépressives depuis plusieurs années liées à son appartenance à l’Eglise de Scientologie. Laquelle, révèlent-ils, ne se prive pas de faire pression sur leur père, Pascal Le Berre.

Soucieux d’en savoir un peu plus, le Parquet demande à la PJ de poursuivre les investigations. Ce qui permet  aux enquêteurs d’apprendre  qu’un homme  a l’habitude de rôder  non loin du Lycée Georges Pompidou à Pacy-sur-Eure, là où l’ex-mari de Gloria exerce comme professeur d’histoire-géographie… Son objectif : obtenir des informations, de préférence calomnieuses, sur  Pascal Le Berre. Vérification faite, l’homme en question a des accointances avec la Scientologie. Quant à Mathilde, soucieuse de défendre la mémoire de sa mère, elle ne reste pas inerte. C’est ainsi qu’elle remet aux enquêteurs une copie de 287 documents attestant que Gloria était non seulement membre de l’Eglise de Scientologie, mais s’y impliquait à fond. …Quelques mois plus tard, une enquête préliminaire est ouverte… Le rapport de synthèse, en date de 24 février 2010, confirme bien que Gloria Lopez a suivi les cours de l’Eglise, qu’elle s’est rendue au Danemark, qu’elle a réglé, entre 1999 et 2006, la somme rondelette de 131 067 euros  aux diverses organisations de la Scientologie… Les investigations policières révèlent encore qu’une certaine Danièle Ambert, conseiller financier d’Omnium Finance, qui ne cache pas être scientologue a fait acheter à Gloria une part dans une SCI, dénommée SCI sur le Pont et domiciliée à… Avignon. Or, dans son actif successoral, nulle trace de cette SCI qui se trouve avoir son siège social, 20 rue de la Bonneterie à Avignon, soit la même adresse que… l’Eglise de Scientologie ! Conclusion des enquêteurs : “L’ensemble des investigations menées permet d’établir qu’en 2000, Gloria Lopez a rompu avec sa famille et ses amis, perdu la garde de ses enfants, vendu sa maison et quitté son travail dans le seul but de s’installer au plus près du Celebrity Center de Paris [L’Eglise de scientologie]. Elle a  investi en scientologie toutes ses rentrées d’argent, pourtant conséquentes, et s’est endettée pour payer les dépenses courantes ainsi qu’un appartement.[…] L’enquête démontre également  que l’ Eglise de scientologie fonctionne en vase clos et substitue des valeurs inventées au cadre de référence classique. En outre, elle utilise des méthodes commerciales très organisées, oppressantes et agressives visant à assurer de forts bénéficies à ses responsables.”

A priori,  ces conclusions, qui ne plaident guère en faveur de l’Eglise de Scientologie accréditent la  thèse d’un possible abus de faiblesse dont aurait pu être victime Gloria. Pourtant, le 15 juin 2011, le Parquet de Nanterre classe sans suite cette affaire. Il estime en effet que Gloria n’a pas été en état de sujétion psychologique. Me Bosselut, avocat des enfants de cette dernière n’est pas d’accord. Selon lui, il existe des éléments accréditant la thèse de l’abus de faiblesse et de la mise en danger de la vie d’autrui. Alors, pour éviter que cette affaire ne soit enterrée, il dépose plainte avec constitution de partie civile. Ce qui entraîne la désignation d’un juge d’instruction.

Ce sera Jean-Michel Bergès.  Première victoire… suivie d’une désillusion : le magistrat estime toujours qu’il n’y a pas lieu à poursuivre l’Eglise de Scientologie, ses responsables ou certains de ses adeptes en contact avec Gloria Lopez qui ont tous disparu. Me Rodolphe Bosselut, connu pour sa pugnacité, ne désarme pas… Enfin, il réclame l’audition du directeur des relations extérieures de l’Eglise de Scientologie. Le juge fera droit aux différentes requêtes de Me Bosselut. Hélas, les résultats seront décevants. D’abord parce que les trois dames, liées à Gloria, ne pourront être entendues. Impossible de les  contacter ! Ce qui parait incroyable. Quant aux perquisitions, elles ne donneront rien. De guerre lasse, le magistrat envisage de rendre un non-lieu…

Gilles Gaetner –  Atlantico – 26/02/2015

http://www.atlantico.fr/decryptage/justice-francaise-plus-en-plus-conciliante-avec-scientologie-gilles-gaetner-2022329.html

L’Église de scientologie veut rouvrir un centre de désintoxication au pays

En 2012, l’agence de la santé de la Mauricie forçait la fermeture de l’établissement Narconon de Trois-Rivières en raison de ses pratiques dangereuses pour la santé. La sudation des patients, cinq à six heures par jour, combinée à une prise massive de vitamines inquiétaient particulièrement les autorités. De plus, les traitements fondés sur les enseignements du fondateur de la scientologie, L.Ron Hubbard, n’étaient pas supervisés par un médecin. Narconon n’a plus pignon sur rue au pays depuis la fermeture du centre de Trois-Rivières. Mais depuis quelques mois, une société liée à l’Église de scientologie tente de convertir une résidence dans un secteur rural de la municipalité de Milton, en Ontario, en centre de désintoxication.

Le bâtiment de près de 2000 mètres carrés accueillerait jusqu’à dix clients à la fois et de cinq à neuf membres du personnel selon le moment de la journée, d’après la présentation du projet de Narconon obtenue par Radio-Canada. Les documents soulignent que le programme de désintoxication repose sur l’exercice physique et les suppléments nutritionnels pour lutter contre la dépendance à l’alcool ou à la drogue. Le traitement, sans aucune médication, dure de trois à quatre mois, indique-t-on. À Trois-Rivières, la thérapie coûtait environ 7000 $ par mois.

Il y a toutefois un problème : Milton a refusé d’octroyer un permis pour l’ouverture de ce centre de soins privés. Ses règles de zonage ne le permettent pas.  « C’est contraire à ce que nous voulons faire dans ce secteur », explique Barbara Koopmans, directrice de l’aménagement du territoire de la Municipalité de Milton. « On les accueillerait dans un secteur urbain, où ils auraient un accès immédiat à des routes, à des hôpitaux et à des services urgences », ajoute-t-elle. Mme Koopmans est bien au fait des scandales entourant les centres Narconon… Devant ce refus, la société Social Betterment Properties International – la section immoblière de Narconon – a décidé de porter en appel la décision de Milton. À la fin de mars, la Commission des affaires municipales de l’Ontario entendra les deux parties et devra trancher…

En plus de ses pratiques médicales douteuses, Narconon a fait subir de mauvais traitement à des patients.

L’un des cas de maltraitance les mieux documentés au pays est celui de David Edgar Love, ancien client et employé de Narconon Trois-Rivières En avril dernier, Radio-Canada dévoilait un rapport confidentiel de la commission des droits de la personne du Québec, qui concluait que Narconon avait soumis des patients à des « pratiques humiliantes », à de « mauvaises conditions d’hébergement et de nourriture », ainsi qu’à des « mesures forcées d’isolement ». M. Love soutient qu’il a subi des traitements de sudation durant 26 jours d’affilés et qu’il a pris de grandes doses de vitamines. Lorsqu’il a quitté le centre en 2010, il a été hospitalisé trois jours pour des problèmes de foie. La commission proposait que Narconon verse 45 000 $ à M. Love en guise d’indemnisation. Il a toutefois refusé une entente à l’amiable avec le centre de désintoxication de l’Église de scientologie parce qu’elle incluait une clause de confidentialité sur l’affaire. Deux autres ex-clients de Narconon ont pour leur part accepté ce genre d’entente. Depuis, le dossier de M. Love a été fermé par la commission des droits de la personne, qui n’a pas voulu commenter l’affaire en raison de la confidentialité de ses dossiers.

David Edgar Love intente maintenant un recours au civil contre Narconon et l’Église de scientologie.

Depuis 2011, trois personnes sont mortes dans le plus grand centre de Narconon, situé en Oklahoma, aux États-Unis. De multiples poursuites pour négligence et fraude ont été déposées contre le centre de désintoxication depuis ces décès.

Narconon dit gérer des dizaines de centres de désintoxication dans 26 pays.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2015/02/16/003-centre-narconon-scientologie-desintoxication-milton-ontario-sante.shtml                                                                       Gaétan Pouliot  Radio-Canada, 16 février 2015 

L’Église de scientologie mise en examen dans l’affaire de l’institut Aubert

20minutes.fr    le 17.12.2014 – Vincent Vantighem.

Certains parents s’étaient émus que leurs enfants doivent faire le ménage dans l’école, selon l’Union des associations de défense des victimes de sectes (Unadfi). D’autres s’étaient inquiétés que les «bobos» de leurs chères têtes blondes soient soignés avec la «technique du contact» chère à Ron Hubbard, le fondateur de la Scientologie, toujours selon la même source.

Selon nos informations, le Celebrity Center, entité morale de l’Église de scientologie en France, a été mis en examen le 8 décembre dans l’affaire de l’institut Aubert. «L’Église de scientologie a été mise en examen pour ‘’complicité de tromperie’’, ‘’pratiques commerciales illicites’’ et ‘’recel d’abus de biens sociaux’’», confirme à 20 Minutes Olivier Morice, l’avocat qui défend les parties civiles dans cette procédure.

 

Absence de devoirs et pâte à modeler

Installé à Vincennes (Val-de-Marne), l’institut où étaient scolarisés une soixantaine d’enfants avait été fermé, en 1998, par le maire de l’époque Patrick Gérard qui, alerté par des parents d’élèves, avait alors dénoncé des «méthodes scientologiques» dans la façon d’enseigner.

Interrogée par l’Agence France Presse à l’époque des faits, la directrice de l’école, Arlette Sanguinetti, avait reconnu son appartenance à l’Église de scientologie et le fait que son équipe «utilise la technique d’étude basée sur la Scientologie et les travaux de Ron Hubbard».

La brochure de présentation de l’institut, reproduite par VSD, promettait «l’absence de devoirs à la maison et d’interrogation écrite, tout en introduisant le recours à la pâte à modeler pour en finir avec le stress, le tout pour 33.300 francs par an (environ 6.400 euros).»

Neuf pédagogues mis en examen

En janvier 2014, la cour d’appel de Paris avait infirmé le non-lieu partiel rendu par un juge d’instruction de Créteil (Val-de-Marne) en 2012. La cour d’appel avait, au contraire, ordonné un supplément d’information aux fins de mises en examen des responsables de l’institut, après quinze ans de procédure.

Outre l’entité morale de l’Église de scientologie, neuf autres personnes qui figuraient dans l’équipe pédagogique ont été mises en examen ces dernières semaines. Notamment pour «tromperie sur la qualité substantielle des services». Cela ouvre la voie à un possible procès en 2015.

Si, au moment des faits, plusieurs familles s’étaient fait connaître de la justice dans le cadre de la procédure, il ne reste aujourd’hui qu’une seule famille dans les rangs des parties civiles. Celle-ci avait ses deux filles scolarisées à l’institut Aubert. Contactés par 20 Minutes, ni Eric Roux, porte-parole de l’Église de scientologie ni Louis Pamponet, son avocat, n’ont souhaité répondre à nos questions.

Les affaires de l’Église de scientologie

Condamnée définitivement pour «escroquerie en bande organisée» en octobre 2013, l’Église de scientologie est également au centre d’une enquête préliminaire, ouverte en juillet 2014 pour «harcèlement moral» et «abus de faiblesse», pour avoir tenté d’infiltrer l’entreprise Arcadia via des formations qui auraient été dispensées aux salariés par des scientologues. Selon nos informations, le tribunal de grande instance de Paris a d’ailleurs rejeté, le 10 décembre, un référé déposé par l’Église contre l’avocat Olivier Morice pour «atteinte à la présomption d’innocence» dans le cadre de cette affaire. L’Église a été condamnée à verser 1.500 euros au pénaliste.

http://www.20minutes.fr/societe/1502359-20141217-eglise-scientologie-mise-examen-affaire-institut-aubert

 La scientologie en correctionnelle 

L’avenir  12/12/2014 ?  Jean-Pierre DE STAERCKE

La Cour de cassation a rejeté les derniers pourvois des inculpés. Treize hauts cadres de l’Église de scientologie sont poursuivis.  Cette fois, plus d’échappatoire possible. Tous les appels et tous les pourvois en cassation sont épuisés depuis mercredi soir. Treize prévenus, ainsi que l’ASBL Église de scientologie de Belgique et le Bureau européen pour les affaires publiques et les droits de l’homme de l’Église de scientologie internationale, devront comparaître l’an prochain devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Mais ils sont toujours présumés innocents.

1. Association de malfaiteurs et organisation criminelle Les principaux protagonistes de ce dossier devront en répondre. Cette double accusation est la plus lourde. Elle signifie que les autres délits qui leur sont reprochés ont été perpétrés sciemment dans le cadre des activités d’une organisation bien structurée. Et l’objectif de celle-ci aurait toujours été de nuire aux personnes pour s’emparer de leurs biens. C’est la thèse du parquet fédéral qui porte ce dossier à bout de bras depuis une quinzaine d’années. La période infractionnelle visée s’étend de 1997 à 2007.

2. Escroqueries Selon l’accusation, les premiers indices de celles-ci remontent à 1977. Les arnaques présumées sont liées notamment, mais pas seulement, aux coûts exorbitants de sessions de cours, à l’estime de certains plaignants. Elles s’apparenteraient à des extorsions. Cette enquête fleuve a vraiment commencé en 1997, avec les dépositions de plusieurs anciens adeptes recueillies par le juge d’instruction Jean-Claude Van Espen et elle a été relancée à plusieurs reprises pour s’étoffer encore, avec des suspicions d’exercice illégal de la médecine et d’offres – jugées trompeuses – d’emploi. C’est Actiris, l’Office régional bruxellois de l’emploi, qui a dénoncé ces derniers faits au parquet.

3. Exercice illégal de la médecine Il est, entre autres, reproché à l’Église de scientologie et à plusieurs prévenus d’avoir organisé des cures de désintoxication, très onéreuses elles aussi et sans contrôle médical. Pour attirer des adeptes, l’organisation proposait des «tests de personnalité» à coups de publicités ou en abordant les quidams en rue, assurant que ces tests sont indispensables avant un entretien d’embauche pour exercer un métier enviable. Ensuite de quoi, des troubles ou des assuétudes auraient été détectés. Des cours étaient en tout cas dispensés, moyennant finances, pour «libérer en soi des forces insoupçonnées».

4. Atteintes à la vie privée Les deux juges d’instruction qui se sont relayés dans cette enquête ont rassemblé des informations sur le fichage des fidèles de la Sciento, dont certains disent avoir été espionnés, harcelés, voire menacés.                                              http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20141211_00572451

L’Église de Scientologie visée par une nouvelle enquête

Le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire à l’encontre de l’organisation pour « harcèlement moral » et « abus de faiblesse », a-t-on appris mercredi 23 juillet.

La Croix  24/07/14

Ces investigations font suite à une plainte déposée en juin dernier par douze salariés d’une même société.

Douze salariés d’une société spécialisée dans l’aménagement intérieur basée dans les Yvelines ont déposé plainte au parquet de Versailles pour avoir été forcés de suivre des formations dispensées par des membres supposés de la Scientologie, une organisation « omniprésente » selon eux dans leur société depuis plusieurs années.

UN DÉTOURNEMENT D’UN À DEUX MILLIONS D’EUROS

« Les formateurs scientologues ont infiltré la société dans le seul but de la piller financièrement, pour leur profit personnel et celui de la Scientologie », a expliqué leur avocat, Me Olivier Morice. Au total, entre 1 et 2 millions d’euros auraient été ainsi détournés, selon lui. L’enquête a été confiée à la cellule d’assistance et d’intervention en matière de dérives sectaires, qui dépend de l’office central de répression des violences aux personnes.

UN PDG ENDEUILLÉ

La plainte vise l’association spirituelle de l’Église de Scientologie (Celebrity Centre), plusieurs formateurs ainsi que le PDG de l’entreprise. Pour les employés, c’est le décès brutal de l’un de ses enfants en 2000 qui aurait conduit ce dernier à se tourner vers la Scientologie. Il aurait ensuite réorganisé sa société en bénéficiant des conseils de formateurs appartenant à l’organisation.

SUJÉTION PSYCHOLOGIQUE

Parmi les exercices imposés, les salariés devaient suivre un « training » de base : « l’auditeur doit s’asseoir face à face avec une autre personne (…) et ne plus bouger (…) pendant une durée de deux heures », explique l’un d’eux. Dans la plainte, d’autres affirment qu’ils devaient lire « Alice aux pays des Merveilles », puis « choisir certaines phrases, les dire comme si cela venait » d’eux et ensuite répéter : « les poissons nagent et les oiseaux volent »… « Ces exercices ont été imposés non pas pour que les salariés travaillent mieux, mais dans le but de les asservir et de les inféoder », estime leur avocat.

UNE PRÉCÉDENTE CONDAMNATION

La Cour de cassation a confirmé en octobre 2013 la condamnation des deux structures parisiennes de la Scientologie, le Celebrity Centre et sa librairie SEL, à des amendes de respectivement 200 000 et 400 000 € pour « escroquerie en bande organisée ».

SECTE POUR LES UNS, RELIGION POUR LES AUTRES

Fondée par l’écrivain américain de science-fiction Ron Hubbard, la Scientologie revendique 12 millions d’adeptes dans le monde et 45 000 en France où elle est considérée comme une secte. L’Église de scientologie est reconnue, à l’inverse, comme une religion aux États-Unis et dans quelques pays européens, comme l’Espagne, l’Italie, la Hollande ou la Suède.

Marie Boeton

Le Super Power Programme : le rêve de Ron Hubbard enfin réalisé !

AFIS science, par Brigitte Axelrad – SPS n° 307, janvier 2014.

Le 18 novembre 2013, ABCNews [1] et The Guardian [2] ont annoncé que l’« Église de Scientologie » avait inauguré, à Clearwater en Floride, son « navire amiral », un bâtiment de trente cinq mille mètres carrés qui aurait coûté cent quarante cinq millions de dollars. La cérémonie d’ouverture a été exclusivement réservée aux scientologues, les profanes et les médias ont été retenus hors du bâtiment par des centaines de bénévoles.

Cet édifice possède des pièces spéciales pour pratiquer le Super Power Programme, qui avait été conçu par le fondateur de l’« Église », L.Ron Hubbard, décédé en 1986, auteur de livres de science-fiction au début et à la fin de sa vie. Le Super Power Programme était attendu depuis les années 1970. Sa vocation est de donner à la scientologie une position de tout premier plan et aux scientologues de nouvelles aptitudes, de nouvelles capacités de perception et de conscience. Cela devrait, selon leurs promoteurs, sortir le monde de la déchéance sociale et sauver l’humanité !

Selon les informations révélées dans le blog The Village Voice [3] et la vidéo présentée sur le site officiel de la Scientologie [4], le complexe possède un équipement exceptionnel et des locaux d’un luxe raffiné. On y trouve entre autres des halls d’accueil somptueux, des salles de restaurant, des auditoriums, des salles de cinéma, des salles de classe, des chambres, des bibliothèques, un Religious Technology Center pour protéger les marques déposées et les copyrights de la scientologie, des bureaux pour l’administration et, bien entendu, une immense chapelle.

Mais l’originalité est ailleurs.

Le complexe comprend tout ce qu’il faut pour évaluer les adeptes comme, par exemple, une structure verticale en forme de ruban, la Tone Scale, inventée par Ron Hubbard. Elle sert à décrire l’état émotionnel d’une personne : plus haut elle peut monter sur cette échelle, meilleure elle est. Sur le pourtour, on trouve les trois cents salles d’audition des fidèles. La particularité de l’Église est de demander aux adeptes de travailler avec un auditeur, formé à cette tâche par l’Église de scientologie, ou seul. Ces petites pièces sont destinées à recevoir le sujet, l’auditeur et l’électropsychomètre, appelé E-meter. Ainsi des centaines de sujets peuvent être auditionnés simultanément. Les sessions d’audition sont censées coûter jusqu’à mille dollars de l’heure.

Au cœur de ce complexe, le cinquième étage est consacré au Super Power Programme. Selon Ron Hubbard, les êtres humains ne possèdent pas cinq sens mais cinquante-sept ! Pour les décrire, il a inventé un mot, la « perceptique ».

En voici une liste partielle : Le temps, la vue, le goût, la couleur, la profondeur, la solidité, le son, le timbre, le volume, le rythme, l’odorat, le toucher, l’émotion personnelle, les états endocriniens, la conscience de la conscience, la conscience des autres, le niveau de conscience, la conscience de ne pas savoir, la sensation organique, le rythme cardiaque, la circulation sanguine, la position cellulaire et bactérienne, la gravitic, le mouvement, la position du corps, la kinesthésie, la température interne, la température extérieure, l’humidité, l’affinité, la réalité, la douleur, l’équilibre, la tension musculaire, la perception des conclusions, la perception de l’informatique, la perception de l’imagination, la perception d’avoir perçu, la perception de l’appétit, le contenu de la solution saline des cellules, le champ magnétique, l’énergie physique, l’auto-déterminisme, etc.

Pour accroître les qualités de la perception, il faut pouvoir s’entraîner et évaluer ses capacités perceptives. C’est justement l’objet du Super Power Programme et de ses installations.

Les équipements technologiques font penser à ceux d’une expédition spatiale : une machine du temps, un système rotatif pour vous faire tourner comme un gyroscope destiné à améliorer votre sens de l’orientation. Un autre instrument permettrait de tester votre sens magnétique, un autre de mesurer votre tension musculaire, etc. Un instrument mystérieux teste sur une table spéciale votre sens de l’oiliness, c’est-à-dire de l’onctuosité…

Parmi les cinquante-sept sens, le gravitic, (le sens de l’attraction terrestre ?), est testé avec une sorte de mur d’escalade vertical dressé sur un matelas de gymnastique. Au cinquième étage encore, la section « perceptique » inclut, outre une table de friction, quatre autres postes de chaleur, froid, pression et douleur, des tables combinées appelées hot-cold electric. On trouve enfin des planches à clous pivotantes, des appareils pour tester l’équilibre, des saunas baptisés purif, où le sujet reste plusieurs heures pour se purifier ou se « détoxifier », des appareils de musculation, etc.

Cet ensemble comporte une Porte de l’odeur et une Porte du goût, équipées de conteneurs d’odeurs comme le magnolia, la fleur d’oranger, le lys et la figue…, et de goût, allant du cheddar aux spaghettis à la bolognaise à la choucroute et à la saucisse.

Mais le comble, c’est le septième étage. Sous un dôme sombre, une piste est aménagée pour courir autour d’une colonne lumineuse. La piste circulaire peut contenir quatre cent cinquante personnes. Les adeptes tournent jusqu’à atteindre l’illumination, l’extase… s’ils ne se cognent pas avant aux autres coureurs !

Le coût de la session reste un mystère. Tout cela est réservé aux généreux donateurs et n’est pas ouvert au grand public.

Qu’est-ce que l’électromètre de la scientologie ?

Ce qu’en dit la scientologie

Electromètre (en anglais, E-Meter) est l’abréviation d’électropsychomètre. C’est un instrument religieux utilisé pour guider l’audition. Son usage est réservé aux ministres de l’Église de Scientologie et aux étudiants qui se forment pour le devenir. On s’en sert pour aider le préclair à localiser et à examiner de plus près certains domaines de malaise spirituel […]. C’est un instrument électronique qui mesure les changements dans le mental de l’individu ou dans son état d’esprit, et permet à l’audition d’être plus précise et plus rapide […].

Lorsqu’une personne pense à quelque chose, regarde une image, refait l’expérience d’un incident ou localise une partie de son mental réactif, elle remue et change bel et bien de la masse et de l’énergie mentales. Ces modifications dans le mental influencent le minuscule flux d’énergie électrique généré par l’électromètre, d’où le déplacement de l’aiguille sur l’écran. Ces réactions de l’électromètre disent à l’auditeur où se situe la charge, qui doit alors être effacée avec l’audition. http://www.scientologie.fr/faq.html

Ce dont il s’agit en réalité : un ohmmètre

L’électropsychomètre envoie de légères impulsions électriques par des fils reliés à deux électrodes que tient l’usager et mesure la résistance électrique, c’est-à-dire, le degré auquel un corps s’oppose au passage d’un courant électrique. La résistance se mesure en ohms, l’humidité, la température et la pression peuvent la modifier sans que le sujet n’en soit conscient, et aucun de ces facteurs n’est nécessairement lié à ses pensées ou ses sentiments. Fondamentalement, l’électropsychomètre est « un ohmmètre aux paramètres de sensibilité et de calibrage variables en continu » […]. Les fluctuations résultent soit des changements de la température ou de la moiteur des mains, soit du flux des ions à la surface de la peau.                                                                           www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/e….

Le 16 octobre 2013, la Cour de cassation a confirmé les condamnations des deux principales structures parisiennes de la scientologie et certains de leurs adeptes pour des faits d’escroquerie en bande organisée. Selon les juges, le fait de proposer des cours, des ventes de services et d’ouvrages censés résoudre les difficultés décelées lors d’un test de personnalité « sans aucune valeur scientifique, conçu pour donner de mauvais résultats » et ainsi inciter à remettre des sommes importantes caractérisait des manœuvres frauduleuses constitutives de l’escroquerie.

En 1950, Ron Hubbard avait inventé la dianétique, méthode de développement personnel, qu’il a élargie ensuite en scientologie, ensemble de croyances et de pratiques relatives à la nature de l’être humain et de sa place dans l’univers, qui se pare des atours de la science. Dès septembre 1950, The New York Times publiait un avertissement de l’American Psychological Association, qui exigeait que la scientologie soit soumise à une enquête scientifique : « L’association attire l’attention sur le fait que les prétentions [de la dianétique] ne sont pas confortées par des preuves expérimentales » et mettait en garde contre « les techniques étranges de la dianétique » non validées par une expérimentation scientifique.

Le secret qui entoure les détails du programme et des instruments utilisés dans ce nouveau bâtiment de Clearwater ne permet pas davantage aujourd’hui d’évaluer scientifiquement les intuitions de Ron Hubbard et de ses successeurs. Mais flotte le « navire amiral »…

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2244

[1]http://abcnews.go.com/blogs/headlin…
[2]http://www.theguardian.com/world/sh…
[3]http://blogs.villagevoice.com/runni…
[4]http://www.scientologynews.org/davi…

Narconon a violé les droits de la personne

PAULE VERMOT-DESROCHES – Le Nouvelliste, le 14 avril 2014. L’organisme Narconon, ce centre de désintoxication qui a été contraint de fermer ses portes il y a deux ans à Trois-Rivières, a bel et bien violé les droits humains de l’un de ses anciens patients, David Love. C’est du moins la décision rendue par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui a enquêté sur l’affaire à la suite d’une plainte formulée par Love. Le comité des plaintes de la commission a en effet pris une résolution à l’unanimité le 16 janvier dernier, faisant état que la plainte de M. Love, qui avait séjourné au centre de Trois-Rivières entre 2008 et 2009, était recevable et demandant à Narconon de verser des dommages moraux et punitifs à David Love, ainsi qu’à deux autres patients qui auraient subi le même sort que lui.

La décision étant de nature confidentielle, elle a été révélée récemment par le journaliste et auteur Tony Ortega, qui a enquêté sur la Scientologie et a publié la résolution sur son blogue. Toutefois, les montants d’argent pour dommages moraux et punitifs déterminés par la commission ont été caviardés. Rappelons que David Love a milité, depuis sa sortie de Narconon, pour dénoncer les agissements de ce centre, dont le fondement du traitement serait lié aux enseignements de la Scientologie. Dans cette décision, la commission reconnaît que Narconon a «contribué à l’exploitation de la victime par maltraitance, notamment en l’obligeant à se soumettre à des pratiques humiliantes et dégradantes, en le soumettant à de mauvaises conditions d’hébergement et de nourriture et en le soumettant à des mesures forcées d’isolement et à de la coercition», peut-on lire dans le document. On y constate également que Narconon n’aurait pas assumé adéquatement la confidentialité des informations obtenues de la part du plaignant après l’avoir incité à s’ouvrir sur des aspects très personnels de sa vie. La commission reproche aussi à Narconon d’offrir un enseignement controversé dont les pratiques ne reposent sur aucune étude scientifique établie. Par ailleurs, la preuve documentaire et testimoniale fait état que Narconon «a contribué à l’exploitation financière de la victime, qui se trouvait dans un état de vulnérabilité, en lui facturant des sommes considérables pour un programme de désintoxication qui n’est pas reconnu scientifiquement et qui comporte des risques pour sa santé et sa sécurité, en ne lui prodiguant pas des soins adaptés à sa condition médicale malgré les sommes versées, en facturant des sommes importantes pour offrir un service par des personnes non qualifiées et en obligeant la victime à travailler et à accomplir différentes tâches sans rémunération», ajoute-t-on dans le document. La commission soutient aussi que Narconon a transmis, avant et pendant le traitement du patient, des informations qui pouvaient l’induire en erreur sur les probabilités de succès et qui donnaient l’impression que les résultats étaient assurés…Rappelons que le centre Narconon de Trois-Rivières avait été contraint de fermer ses portes il y a deux ans jour pour jour, après que l’Agence de santé et de services sociaux eut refusé de lui accorder son accréditation comme ressource en toxicomanie. Des 55 critères exigés pour la certification de cette ressource, 46 correctifs de différentes natures avaient été exigés, dont 26 jugés à facteur de risque élevé. L’Agence avait notamment constaté des méthodes non médicalement reconnues de sudation combinées à une prise massive de vitamines, des patients retenus contre leur gré et l’absence d’un suivi médical parmi les éléments déterminants dans sa décision…                  

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201404/14/01-4757560-narconon-a-viole-les-droits-de-la-personne.php

Elles sont accusées de fraude, de complicité de tromperie, d’abus de biens sociaux et de pratiques commerciales trompeuses dans l’affaire de l’Institut Aubert.


Le Point.fr , 13/01/2014, source AFP. La cour d’appel de Paris a ordonné lundi la mise en examen de structures scientologues dans l’affaire de l’Institut Aubert, école privée du Val-de-Marne soupçonnée d’avoir appliqué des préceptes de la scientologie à l’insu de parents, a annoncé lundi l’avocat d’une famille partie civile. Trois personnes physiques et trois structures liées à la Scientologie vont désormais être mises en examen par une juge parisienne, notamment pour fraude, ainsi que pour complicité de tromperie, d’abus de biens sociaux et de pratiques commerciales trompeuses, a précisé Me Olivier Morice, adversaire de longue date des scientologues. “C’est un désaveu cinglant pour la Scientologie qui va être mise en examen avec une possibilité de condamnation et un risque de prononcé d’une interdiction, puisqu’ils ont déjà été condamnés pour escroquerie en bande organisée”, a déclaré Me Morice.

En octobre, la Cour de cassation avait en effet confirmé la condamnation de la Scientologie pour “escroquerie en bande organisée”. Deux de ses structures parisiennes, le Celebrity Centre et sa librairie SEL, avaient été condamnées à des amendes respectives de 200 000 et 400 000 euros pour avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes et leur avoir soutiré de l’argent. Définitive, cette condamnation avait fragilisé la position des adeptes de Ron Hubbard en France : “En cas de nouvelle condamnation, l’Église de scientologie s’expose à une dissolution pure et simple”, avait estimé le député UMP Georges Fenech, président du groupe d’étude sur les sectes de l’Assemblée nationale. La procédure, qui vaut ses nouveaux déboires à la Scientologie, est désormais vieille de plus de quinze ans, quand le maire de Vincennes avait saisi le procureur de la République de Créteil de faits à l’Institut Aubert à l’automne 1998.

Une famille s’était constituée partie civile en 1999, expliquant avoir tout ignoré “des liens entre cette école et l’Église de scientologie”, s’acquittant de près de 60 000 francs de frais de scolarité pour ses deux filles. À l’issue de l’instruction, menée pendant une décennie par huit magistrats successifs, seules trois personnes avaient été renvoyées en correctionnelle. Les autres personnes susceptibles d’être mises en cause, de même que l’Association spirituelle de l’Église de scientologie d’Ile-de-France (Asesif), le Celebrity Center et l’association Able (Association for Better Living and Education), avaient échappé à cette issue en raison du “délai raisonnable” de l’enquête pénale. Mais la famille défendue par Me Morice avait contesté cette décision devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris qui, en ordonnant lundi que soit prononcée la mise en examen de trois personnes physiques et des trois personnes morales visées, lui a donné raison.

La scientologie invoque la liberté religieuse devant la Cour de cassation

L’Eglise de scientologie a vigoureusement contesté mercredi devant la Cour de cassation la condamnation de ses deux principales structures françaises pour «escroquerie en bande organisée», en invoquant une «violation de la liberté religieuse». Devant la chambre criminelle, les avocats de la scientologie, classée en France parmi les sectes par plusieurs rapports parlementaires mais considérée comme une religion aux Etats-Unis et dans quelques pays européens, ont soulevé de nombreux moyens pour tenter de faire annuler l’arrêt de la cour d’appel de Paris du 2 février 2012. Cette décision a confirmé la condamnation des deux structures parisiennes de la scientologie, le Celebrity Centre et sa librairie SEL, à des amendes de respectivement 200.000 et 400.000 euros. Reprochant aux prévenus d’avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d’argent, la justice avait condamné cinq scientologues. Parmi eux, Alain Rosenberg, «dirigeant de fait» de la scientologie parisienne, et Sabine Jacquart, une ex-présidente du Celebrity Center, condamnés à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende pour escroquerie en bande organisée.

«Il est rare qu’une Eglise soit qualifiée de bande organisée et soit condamnée au titre que le message qu’elle diffuse soit une escroquerie», a plaidé devant la Cour de cassation leur avocat, Me Louis Boré. Pour lui, la décision de la cour d’appel «choisit entre les bonnes et les mauvaises religions», et il ne lui appartient pas de se «transformer en tribunal de l’inquisition» qui viendrait différencier les «vrais croyants» des «faux dévots». «On essaie de disqualifier l’Eglise de scientologie», a-t-il poursuivi, «une religion, c’est une secte qui a réussi».

Comparaison avec l’islam, le judaïsme ou le christianisme à l’appui, jouant parfois de traits d’humour, l’avocat a par exemple soutenu que l’électromètre, instrument onéreux censé mesurer «les changements dans le mental de l’individu ou dans son état d’esprit», ne serait «pas plus étrange qu’un chapelet ou une kippa».

«Aucune Eglise n’est poursuivie au motif que le message qu’elle porte est faux», a ajouté Me Boré.

«Ce que vous venez de dire n’entre pas dans le champ de réflexion du juge républicain», lui a rétorqué Me Claire Waquet, avocate de l’Unadfi, association de lutte contre les dérives sectaires, qui de son côté conteste le rejet de sa constitution de partie civile. «Ce n’est pas la question» de savoir si la scientologie est ou non une religion, a lancé l’avocate aux magistrats de la chambre criminelle. Si «l’étiquette religieuse est opposable», «la République a le droit de dire +je ne veux pas la lire+», «il ne faut pas avoir peur de l’écarter des débats», a-t-elle plaidé.

Les poursuites et la condamnation se sont fondées «uniquement sur des infractions à la loi pénale», a insisté l’avocat général, qui a préconisé le rejet des pourvois, hormis sur un point mineur, l’allocation de dommages et intérêts à une partie civile qui s’était désistée.

Pour le magistrat, il s’agit de défendre contre des «escrocs en bande organisée», des «citoyens devenus leurs paroissiens captifs dont ils ponctionnent sans vergogne la fortune par tous les moyens»…Le prévenus…ont également discuté la définition du médicament, pour tenter de faire tomber les condamnations prononcées pour «exercice illégal de la pharmacie». Une fois effectués des tests de personnalité, qui aboutissaient dans la plupart des cas à des résultats négatifs, les adeptes doivent se livrer à des séances de purification et se voient prescrire des cures de vitamines. «Il y a une vraie violation de la liberté religieuse», a dénoncé après l’audience Eric Roux, porte-parole de la scientologie française. La Cour de cassation rendra sa décision le 16 octobre.

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/04/en-cassation-la-scientologie-attaque-tous-azimuts-sa-condamnation_929415                                                        Libération  4 septembre 2013  Par AFP

Dans l’enfer de la Scientologie: la nièce du gourou témoigne

L’Express – Par Claire Chartier, le 06/02/2013

Jenna Miscavige, la nièce du fondateur de l’Eglise de Scientologie, est restée jusqu’à ses 21 ans membre de la puissante organisation. Elle a finalement décidé de quitter, non sans mal, la secte.

Jamais un livre n’avait éclairé de si près la puissance d’endoctrinement de l’Eglise de scientologie, dirigée d’une main de fer par David Miscavige depuis 1986. Jamais un témoignage n’avait été si dérangeant pour cette secte à la férule planétaire, dont plusieurs stars hollywoodiennes se sont faites les servants glamour et zélés, à l’image du haut gradé Tom Cruise.

Celle qui parle aujourd’hui n’est autre que la nièce du gourou, Jenna Miscavige. Le livre de la fille de David Miscavige, Rescapée de la Scientologie, publié au même moment aux Etats-Unis et dans plusieurs pays d’Europe – dont la France, aux éditions Kero -, retrace son histoire. En 2005, à 21 ans, Jenna quitte l’organisation avec son mari au terme d’un long cheminement personnel et bon nombre de chausse-trapes tendues par les hiérarques de l’Eglise de scientologie. Derrière elle, toute sa vie: née dans la secte, grandie dans la secte, elle a découvert le monde au travers des yeux et surtout des méthodes redoutables de l’oncle David.

Dès l’enfance, elle est éloignée de ses parents, cadres importants de l’organisation, qu’elle ne rencontrera qu’en de rares occasions durant ses années sous influence. Ses chaperons scientologues restreignent ses communications téléphoniques, ses courriers, ses fréquentations. Vers l’âge de 13 ans, alors que sa mère, accusée d’adultère, est envoyée dans un camp de redressement, Jenna se frotte à son tour aux traitements de choc de la “Sciento”: interrogatoires incessants, harcèlement psychologique, chantage affectif… Trois ans plus tard, lorsque ses géniteurs sont déclarés, dans le jargon de l’Eglise, “Suppressive Persons” – des ennemis -, la jeune fille décide de rester. Elle en paiera le prix. L’appel de la liberté finit par se faire entendre lors d’un séjour missionnaire en Australie. A mesure que Jenna et son époux comprennent qu’une autre vie est possible, les serres de leurs cerbères se referment sur eux. Mauvais calcul: le jeune couple trouve la force de rompre ses chaînes. Jenna a aujourd’hui deux enfants. Qui comprendront, à la lecture de son récit, l’enfer auquel ils ont échappé.

La scientologie de Jaffa fermée par la justice. Marcus Vanderbraum – JSSNews. 20 septembre 2011. Croire aux extra-terrestres n’est pas un gage de paiement. C’est ainsi que la justice de Tel-Aviv à ordonné la fermeture du bâtiment pour non paiement des travaux à l’entrepreneur. Une plainte, déposée par une société locale, N.N. Salati Ingénierie et Gestion de Projets, réclame 1.5 million d’euro (7.6 M Shekel) à la scientologie. Selon l’acte d’accusation, la secte avait demandé la reconstruction et la rénovation de l’immeuble de 4 étages, sur 6.000 m ². Mais seule une petite partie a été payée. N.N. Salati affirme le contrat signé entre sa compagnie et la Scientologie s’élevait en septembre 2010 à 13.5 millions de shekeks hors-taxes… Mais que seul 11.6 million ont été payés. Puis, coup du sors, un incendie a éclaté dans le bâtiment et un nouveau contrat a été signé entre les deux parties : cette fois, la scientologie a du ajouter 5 autres millions pour tout rénover. Mais sur le total de ces accords, 7.6 millions n’ont pas été payé et la scientologie refuse de le faire. Les responsables de la scientologie israélienne se tournent aujourd’hui vers le centre mondial (qui est le propriétaire officiel de l’Alhambra)… Mais des sources affirment que le mouvement central refuse de payer l’addition. Mais l’affaire de la Scientologie ne s’arrête pas là puisque Gur Finkelstein, un avocat d’affaire très proche du mouvement scientologue a été arrêté en avril pour tentative d’assassinat et agression : la juge qui l’a inculpé pense qu’il a tenté, en compagnie de plusieurs figures de la mafia locale, de tuer un Cheikh musulman de Jaffa qui avait publiquement critiqué le mouvement scientologue. Finkelstein s’était alors déguisé en juif orthodoxe et avait tenté de faire exploser la mosquée de Tel-Aviv, située en face du grand hôtel David Intercontinental.

http://jssnews.com/2011/09/20/la-scientologie-de-jaffa-fermee-par-la-justice-son-representant-en-prison-pour-tentative-de-meurtre/

Nice Matin et France 3 abusés par une organisation proche de la Scientologie


Le Post 02/11/2010 /Christophe Morin.  Un article, publié dans Nice-matin, était passé inaperçu. Mais la suite de l’histoire montre l’indispensable vérification des sources. Fabien Bénard, représentant du Modem des Alpes-Maritimes, dénonce une manipulation des médias locaux par la Scientologie. En cause, un compte-rendu publié samedi sur une manifestation sur la voie publique à Nice.
Devant un hôpital psychiatrique, une cinquantaine de personnes dénonçait des hospitalisations abusives. Des personnes qui appartiennent à la commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH). « Une commission qui s’attaque partout en France aux hôpitaux psychiatriques est un faux nez de la Scientologie », écrit le politique dans un communiqué que s’est procuré le site Nissactu.
Après vérification, effectivement, la mission interministérielle de lutte contre les sectes (MIVILUDES) confirme : “L’association qui dénonce l’augmentation des hospitalisations sur demande d’un tiers dans chaque département est la commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH), une émanation de l’Eglise de la scientologie” , écrivait le ministère de la Santé en 2005. “Mon inquiétude vient du fait que cette association (au nom déposé comme une marque), a les moyens d’envoyer 50 000 DVD produits aux USA pour déconseiller à nos médecins la prescription d’anti-dépresseurs”, précise Fabien Bénard. Effectivement, il suffit de se connecter au site internet de la CCDH -qui précise, toutefois, que l’organisation a été fondée en partenariat avec l’église de Scientologie, pour pouvoir se procurer l’un des DVD. Selon Nice-matin qui se défend ce lundi dans ses colonnes, “les médias ne sont pas les seuls à avoir été abusés par la CCDH. Plus de 80 parlementaires se sont fait piéger l’an passé par le lobbying de la CCDH, en demandant des explications sur les hospitalisations sous contrainte à Roselyne Bachelot”. Jointe par Le Post, France3 Côte d’Azur n’a pas encore répondu à nos appels.

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