Dans le mouvement de « l’éducation nouvelle », la pédagogie Steiner-Waldorf fait partie des plus critiquée. Les enfants ne seraient pas toujours vaccinés, les élèves n’auraient pas un assez bon niveau scolaire, l’anthroposophie leur serait enseignée. Article rédigé par : Nelly Moussu – le 21 juin 2016 – Autant d’éléments à charge qui suscitent la vigilance de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Et que ne comprennent pas les professionnels appliquant cette pédagogie… Faible niveau scolaire et risque sanitaire. Tout d’abord, même si les établissements Steiner-Waldorf respectent les obligations légales en matière de vaccination, « on y observe plus d’épidémies qu’ailleurs, note Serge Blisko, car les enfants sont moins vaccinés pour d’autres maladies ». A cela s’ajoutent des retards scolaires remarqués par exemple au Canada. « Certaines matières ne sont abordées que tardivement, explique Patricia Chalet, spécialiste des questions liées à la petite enfance au sein de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France. Cela implique pour l’élève de ne pas quitter l’établissement en milieu de cycle, sans quoi il pourrait effectivement rencontrer des difficultés. » Elle reconnaît également que le niveau des élèves peut être très hétérogène dans les classes, le redoublement n’existant pas. « Certains passent donc le baccalauréat sans avoir le niveau pour réussir. L’important pour nous n’est pas tant d’obtenir ce diplôme que de se connaître et de développer ses propres capacités. » Serge Blisko a un avis plus catégorique sur ces écoles : « le niveau scolaire y est jugé très faible comparé au socle de connaissances acquises dans le système classique. » Une vigilance sur des dérives sectaires. Grégoire Perra, ancien élève et ancien professeur dans un établissement Steiner-Waldorf, témoigne sur un blog de son histoire. Il y indique « avoir réussi à percer l’endoctrinement insidieux que j’avais moi-même subi et pratiqué ». En 1999, les écoles Steiner-Waldorf ont fait l’objet d’une inspection suite à la publication d’un rapport parlementaire mentionnant que si « toutes ces écoles ne revêtent pas un caractère sectaire, plusieurs mériteraient cependant une investigation approfondie ». Le document indique que « des enfants inadaptés à la méthode Steiner seraient soumis à des sévices » et que des parents d’élèves, ne pouvant honorer le tarif élevé de les écoles, « s’étaient trouvés contraints de travailler pour l’Anthroposophie. » L’anthroposophie est la principale raison des accusations sectaires. Il s’agit d’une démarche spirituelle développée par Rudolf Steiner et dont s’inspire la pédagogie qu’il a élaborée. « Elle y est même enseignée de manière camouflée, à travers des chansons ésotériques par exemple, c’est pourquoi la Miviludes reste vigilante » assure Serge Blisko. L’inspection des établissements en 1999 n’a pas révélé de pratiques à caractère sectaire…Leila Francq, fondatrice du CEFOME, un centre de formation à la pédagogie Steiner-Waldorf, se veut rassurante : « Quand on travaille dans une école Steiner, il importe de connaitre l’histoire du fondateur, la pédagogie et l’anthroposophie, mais on ne devient pas des adeptes ou des prosélytes pour autant !… » Mais pour Serge Blisko, cela ne suffit pas. « À titre personnel, si je souhaitais mettre mes enfants dans une structure de l’éducation nouvelle, je choisirai une école Freinet ou Montessori ; jamais une école Steiner-Waldorf. » http://lesprosdelapetiteenfance.fr/bebes-enfants/psycho-pedagogie/pedagogie-steiner-waldorf-une-pedagogie-genereuse-mais-controversee/steiner-waldorf-une-pedagogie-controversee
La couverture vaccinale en baisse marquée dans des écoles alternatives du Québec Guillaume Renaud, Ici.Radio-Canada, 18 mars 2026 – Dans les quatre écoles à pédagogie Waldorf au Québec, situées en Estrie, dans le Centre-du-Québec, dans les Laurentides et à Montréal, la couverture vaccinale est nettement inférieure aux recommandations des autorités de santé publique. Les données les plus récentes du ministère de la Santé et des Services sociaux révèlent que, pour plusieurs maladies infantiles, les taux d’immunisation sont en chute libre depuis plusieurs années. Ce sont des maladies qui sont évitables, prévient d’entrée de jeu la Dre Chantal Sauvageau, soulignant l’importance d’atteindre les cibles de 90 % à 95 % visées par les autorités de santé publique. Selon la médecin spécialiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), les risques sont loin d’être théoriques. La méningite causée par les méningocoques implique des risques importants de décès, même en 2026. Il y a des enfants immunosupprimés qui ne peuvent tout simplement pas être vaccinés. Pour les protéger, ça prend une couverture pour l’ensemble du groupe, explique-t-elle. À l’École des Enfants-de-la-Terre, à Waterville en Estrie, à peine la moitié des élèves étaient adéquatement immunisés contre la rougeole, la varicelle, la coqueluche, la poliomyélite ou le méningocoque à leur arrivée en 4e année, l’an dernier. Depuis la pandémie, la protection contre la rougeole a diminué de plus de 40 % en six ans pour s’établir à 42,1 %, pour les élèves de la maternelle. À titre de comparaison, au primaire, la moyenne québécoise pour la rougeole était de 89 % en 2024. Pour le méningocoque, le taux d’immunisation moyen était de 90 % à l’échelle de la province en mai 2023, selon les données les plus récentes de l’INSPQ. Recul observé dans tout le réseau Waldorf – Le constat est le même à l’école communautaire l’Eau-Vive, à Warwick, une autre école publique à pédagogie Waldorf. La couverture vaccinale y a reculé de près de 30 % pour la rougeole et le méningocoque depuis la pandémie. La direction de l’école d’environ 150 élèves a refusé de commenter la situation. Dans les Laurentides, à l’école privée Imagine de Val-David, 37,5 % des enfants fréquentant la maternelle sont adéquatement protégés contre la rougeole. Une responsable de l’établissement de 156 élèves mentionne par courriel que le mandat de prévention, suivi et action en lien avec la couverture vaccinale appartient à la Santé publique. Le CISSS des Laurentides rappelle pour sa part que le risque de propagation est toujours proportionnel au nombre de personnes susceptibles de contracter la maladie dans une même communauté. Les maladies pour lesquelles la vaccination est offerte ne sont pas bénignes, elles entraînent de la morbidité, des hospitalisations, des complications, certaines pouvant aller au décès. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2239871/vaccin-maladie-rougeole-primaire-waldorf-chute?utm_source=Listes+d%27envois+d%27Info-Secte+%2F+Info-Cult%27s+mailing+lists&utm_campaign=e714becf92-EMAIL_CAMPAIGN_2024_03_18_05_43_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_-9108b7bb3c-460159938
